FAITS DIVERS

Les nouveaux enjeux du procès en appel de l'Erika

Créé le 03/10/2009 à 12h08 - Mis à jour le 03/10/2009 à 14h11

L'Erika, lors de son naufrage, en 1999

L'Erika, lors de son naufrage, en 1999 / AFP

Le groupe Total est jugé en appel à partir de lundi pour la pollution provoquée par le naufrage du pétrolier Erika en 1999, avec un lourd enjeu juridique pour le secteur pétrolier et l'environnement. En première instance à Paris en janvier 2008, la société pétrolière a été condamnée à 375.000 euros d'amende, sanction maximale pour "pollution maritime". Le tribunal a ordonné aussi le paiement de 192 millions d'euros de réparations. La compagnie se dit innocente et estime que le premier jugement a violé les règlements internationaux. L'Erika, navire vieux de 24 ans battant pavillon maltais, s'était brisé en deux le 12 décembre 1999 dans une tempête au large de la Bretagne avant de sombrer et de déverser 20.000 tonnes de fioul sur 400 km de côtes, tuant des dizaines de milliers d'oiseaux et ravageant la faune et la flore marines.

Total soutient que l'Erika avait un "vice caché" et dit avoir été trompé sur l'état de navire lors de son examen par ses services, que la société a présenté comme plus rigoureux que les normes internationales.

A écouter aussi :

- Erika : Total jugé coupable de "pollution maritime"

- Erika : Total fait appel de sa condamnation

- Procès "Erika" : Total prêt à payer pour que les parties civiles ne fassent pas appel


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