La "TVA sociale" permettra-t-elle de créer des emplois ? : François Baroin, ministre de l'Economie, débat avec les auditeurs de RTL
Créé le 11/05/2008 à 11h15 - Mis à jour le 11/05/2008 à 15h10

Une reconstitution de la Grande Guerre / AFP
Le gouvernement réfléchit à la réintégration dans les morts pour la France, de 600 mutins français qui avaient refusé de combattre lors de la Première Guerre Mondiale. Environ 3.500 condamnations, en rapport avec ces mutineries, furent prononcées par les conseils de guerre avec une échelle de peines plus ou moins lourdes. Il y eut, entre autres, 1.381 condamnations aux travaux forcés ou à de longues peines de prison et 554 condamnations à morts...
En 1917, après trois années d'une guerre meurtrière et indécise dont nul n'entrevoyait la fin, la lassitude touchait l'ensemble des armées européennes dont le moral était au plus bas.
À l'intérieur des troupes françaises, l'échec sanglant de l'offensive Nivelle sur le chemin des Dames, les conditions de vie effroyables dans le froid, la boue, le déluge d'obus et le report des permissions, tous ces facteurs s'additionnaient, provoquant une montée de la grogne parmi les hommes au front.
Le ministère des anciens combattants rouvre l'ensemble des dossiers : déserteurs, mutins et mutilés volontaires... La décision devrait être annoncée le 11 novembre prochain par Nicolas Sarkozy. Les noms des personnes réintégrées pourront figurer sur les monuments aux morts, à l'instar de ce qui a été fait en Angleterre en 1996 par la '"loi du pardon".
Lionel Jospin l'avait proposé en 1998, mais Jacques Chirac l'avait refusé. Plusieurs associations, notamment celle des Libres Penseurs présidée par Marc Blondel, ont été reçues récemment à l'Élysée pour obtenir la réouverture du dossier.
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