
Jérôme Kerviel à son arrivée au palais de justice de Paris, le 4 juin 2012, pour son procès en appel, au côté de son avocat David Koubbi
Crédit : AFP / Martin BureauCrédit : Chloé Triomphe
Pour l'occasion, la salle d'audience de la Première chambre de la cour d'appel avait retrouvé l'affluence des grands jours, tant du côté du public que de la presse.
M. Houbé était le témoin surprise de ce procès, en cours depuis le 4 juin, son nom n'étant apparu qu'après l'évocation, la semaine dernière par Jérôme Kerviel, d'une sorte de complot dont il aurait été l'objet.
L'ancien trader estime avoir servi de fusible à la Société Générale dans la crise des "subprimes" (crédits hypothécaires américains), considérant que ses supérieurs savaient qu'il prenait des positions spéculatives massives mais l'ont laissé faire à dessein.
Jérôme Kerviel, 35 ans, a été condamné en première instance à trois ans de prison ferme et à des dommages et intérêts de 4,9 milliards d'euros, montant de la perte que lui impute la banque et dont il a été jugé seul responsable.
"C'est un cas de conscience... J'ai connu l'injustice (...), je la supporte assez difficilement", a déclaré d'emblée M. Houbé, costume gris sombre, muni d'un bloc dans lequel il avait consigné les calculs et déductions qu'il a pu faire à l'étude du dossier.
Pour lui, la manière dont la Société Générale a présenté l'affaire Kerviel "insulte la profession, le bon sens et la justice". Les représentants de la direction, soucieux de "garder leurs postes et les avantages qui vont avec", n'ont "pas assumé leurs responsabilités", a-t-il accusé.
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10/04/2013 - 09h48
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