Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 27/03/2010 à 07h27 - Mis à jour le 27/03/2010 à 12h21

Antoine Zacharias et son avocat Georges Terrier / AFP / Stéphane de Sakutin
Le tribunal correctionnel de Nanterre a relaxé vendredi Antoine Zacharias, ex-PDG de Vinci, jugé pour des gains jugés abusifs de plusieurs dizaines de millions d'euros de 2004 à 2006. Ce procès concernant le géant des travaux publics était le premier du genre à viser une société française cotée en bourse. Le parquet, à l'origine de la poursuite, avait demandé dans la matinée deux ans de prison avec sursis et 375.000 euros d'amende, mais il n'a pas été suivi. Le parquet de Nanterre a fait appel de cette relaxe.
Le tribunal juge que l'incrimination d'abus de biens sociaux n'est pas constituée et rappelle qu'il n'est "juge de la gouvernance des entreprises".
En cas de condamnation, le tribunal aurait créé un précédent juridique sur les salaires des grands patrons.
Le procureur avait soutenu que les augmentations de salaire, le "parachute doré" de 12,8 millions d'euros, la "retraite-chapeau" de 2,1 millions d'euros annuelle et les stock-options obtenus entre 2004 et 2006 par Antoine Zacharias constituaient des "abus de biens sociaux", en raison des méthodes utilisées. "C'est un délit d'abus de biens sociaux assis sur un abus de pouvoir", a-t-elle dit. Elle met en cause le changement des membres du comité chargé des rémunérations à Vinci en 2004.
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