Les banques françaises sont-elles suffisamment solides pour faire face à une crise financière ? : le "Débat" avec Serge Maître, président de l'Association française des usagers des banques (Afub)
Créé le 28/07/2010 à 06h45 - Mis à jour le 28/07/2010 à 07h07

Jean-Louis Gombeaud / La rédaction de RTL
Fin juin, la France - DOM-TOM y compris - comptait 4,2 millions de chômeurs. Au cours du mois de juin, le nombre de chômeurs n'ayant aucune activité a baissé de 8600, mais le nombre de chômeurs qui n'ont qu'une activité réduite a légèrement augmenté. Pour ces deux catégories, juin enregistre une hausse de 0,4%. Il y a donc eu peu de mouvement en juin, mais en tendance, où en est-on ? La chronique de Jean-Louis Gombeaud.
En tendance, ça ne se dégrade pas vraiment mais ça ne s'arrange pas non plus. Janvier avait été très mauvais. Février, mars, avril avaient été plus ou moins stables. Mai fut un mois de rebond pour le chômage. Et juin, le chiffre d'hier, est celui d'une relative accalmie. Tout compris, nous recensons 100.000 chômeurs de plus depuis le début de l'année. 46.000 si on ne compte que les chômeurs qui n'ont aucune activité. Alors évidemment, ça n'a rien à voir avec les chiffres de 2009, qui faisaient peur : 300.000 chômeurs de plus en 6 mois. Donc, la hausse ralentit, tant mieux, mais elle continue quand même avec deux points noirs : le chômage des plus de 50 ans et surtout, et là, c'est du noir jais, le chômage de longue durée. Une progression de 29% en un an. Autrement dit, quand au bout de quelques mois on n'en n'est pas sorti, on y reste largement plus d'un an. Un chômeur sur trois est dans cette situation. Face à cela, on se réjouit de la baisse du nombre de chômeurs de moins de 25 ans, au cours du mois de juin. Le succès des contrats en alternance est passé par là. Mais avec ces deux points noirs, ce point, légèrement plus clair, ne permet pas que la situation soit rose.
Si on veut faire un peu de prospectif, comment ça pourrait évoluer dans les prochains mois ?
Alors, évidemment, tout va dépendre de la conjoncture. Il y aura de l'embauche, s'il y a de la croissance. Or, après un premier trimestre plat en la matière, rien n'indique que les affaires reprennent. Maintenant, la rentrée de septembre se profile avec l'arrivée massive de jeunes sur le marché du travail. Pour les prochains mois, on va se trouver confronté à la politique de rigueur de l'État, qui met tout en œuvre pour éteindre l'incendie financier. Donc, de ce côté-là, en tout cas, le temps que l'assainissement se fasse, un soutien se dérobe. Côté consommation, ça a du mal à tenir. En revanche, côté exportation, ça irait plutôt mieux. Au total, s'il ne peut pas y avoir de mauvaises nouvelles sur l'emploi, ces prochains mois, il sera difficile d'en avoir de vraiment bonnes.
*** L'autre Info
Elle concerne le nucléaire. L'Élysée a donné, hier, le regroupement des forces entre les différents acteurs car, figurez-vous que, dans le nucléaire tricolore, il n'y a pas d'atome crochu entre EDF, l'électricien, et Areva, le combustible. C'est le moins que l'on puisse dire ! EDF devrait donc être le noyau, en entrant dans le capital d'Areva, qui devrait augmenter son capital d'ici à la fin de l'année. Il s'agit de renforcer la compétitivité du secteur afin d'éviter que ne se reproduise l'échec du contrat d'Abou Dhabi où les Français ont vu 4 réacteurs leur passer sous le nez pour tomber dans l'escarcelle du concurrent coréen. Que les Coréens nous battent sur le nucléaire a fait l'effet d'une bombe. 
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