
Les meurtres ont été perpétrés à Juvisy-sur-Orge, Ris-Orangis et Grigny, où Nadjia Boudjemia-Lahcene a été abattue la semaine dernière dans la cité de la Grande Borne
Crédit : AFP / Pierre Verdy"Les effectifs sur le terrain font des contrôles, des vérifications, de la surveillance et du travail de fond sur les scènes des événements", a précisé lundi la préfecture.
"Même si les faits se sont déroulés sur un secteur peu étendu, tout le département est mobilisé", aussi bien la police que la gendarmerie, a ajouté la même source.
Les quatre victimes ont été tuées entre le 27 novembre et le 5 avril par des tirs provenant de la même arme, un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm. Les meurtres ont été perpétrés à Juvisy-sur-Orge, Ris-Orangis et Grigny, où Nadjia Boudjemia-Lahcene a été abattue la semaine dernière dans la cité de la Grande Borne.
Appel à témoins concernant une moto
La police a également lancé
vendredi soir un appel à témoins pour trouver la trace, dans "l'ouest
parisien", d'une moto bleue et blanche. Le modèle est une moto Suzuki
modèle GSXR 750 année 2001 de couleur bleue et blanche, avec le R du
modèle rouge.
L'engin aurait un "passage de roue arrière blanc", une
"coque arrière ainsi que le capot de selle" également de couleur
blanche, "deux feux incrustés dans le passage de roue", un "pot de
couleur noire" et une "bulle noire".
La police judiciaire a mis en place
un numéro de téléphone gratuit (0800 33 60 98) et une adresse internet
(n791@interieur.gouv.fr) pour recueillir d'éventuels renseignements.
Les quatre meurtres
Un homme déjà mis en examen et écroué pour le premier meurtre
Cet homme de 46 ans, "travailleur handicapé", qui avait eu une "relation affective, amoureuse" avec la première victime, s'était rendu.
Après avoir avoué ce meurtre, il s'est rétracté mi-décembre. Sans emploi au moment des faits, son casier judiciaire est vierge. Il ne s'est pas exprimé sur ce qu'était devenue l'arme qui aurait servi à tuer la première victime. Il devrait être très vite réentendu.
L'arme
"Il s'agit d'un pistolet semi-automatique" de calibre 7,65 mm, qui "aurait également servi" dans les autres homicides. "Si l'arme utilisée est le lien entre les quatre affaires, ce seul élément ne suffit pas en soi pour affirmer à ce stade qu'il s'agisse d'une seule et même affaire."
La "manière de tuer n'est pas identique dans les quatre affaires. Dans la première affaire, la victime a reçu plusieurs impacts de balles sur le corps", alors que les autres victimes ont été exécutées de balles dans la tête.
Les hypothèses d'un tueur en série ou d'un tueur à gages
La procureure a écarté la piste terroriste : "Il n'y a eu aucune revendication et le profil des victimes ne s'y prête pas". Toutes les autres sont examinées.
Sur l'hypothèse du tueur en série, "je dis simplement que trois meurtres, le deuxième, le troisième et le quatrième, présentent des similitudes quant au mode opératoire". Comme autre "hypothèse de travail", les enquêteurs ont aussi en tête celle d'un commanditaire et d'un tueur à gages.
Les victimes
"Aucun lien n'a été fait entre les quatre victimes si ce n'est que la deuxième habitait dans le même immeuble que la première", a affirmé la procureure. Inconnues de la police, "c'étaient des gens sans histoires en tout cas judiciaire ou policière".
Selon une des sources proches de l'enquête, l'une des missions des enquêteurs pourrait être de trouver si les protagonistes ont été en contact sur le net ou par téléphone.
(avec AFP)
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