La Saga des Beatles (2ème partie) Chapitre 2

Créé le 11/09/2009 à 10h17 - Mis à jour le 14/09/2009 à 12h45

the beatles

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Pour gagner un T-shirt "collector" des Beatles, répondez à la question suivante :

Quel est le nom du musicien américain qui joue du piano électrique sur le single "Get back", paru en avril 1969 ?

Répondre avant le jeudi 17 septembre minuit par mail : saga@rtl.fr


Réponse à la question The Beatles (1ère partie) : "Andy White"

LA SAGA DES BEATLES DANS SON INTÉGRALITÉ (2ème partie).


Les Beatles sont en train de vivre une expérience traumatisante avec l'enregistrement filmé de "Let it be", qui ne se passe pas bien. Au départ, Paul McCartney avait imaginé un documentaire qui montrerait le groupe en train de répéter de nouveaux titres jusqu'à l'enregistrement d'un album qui serait fait en public. Ecoutons Paul et Ringo.

"Tout le projet 'Let it be' montre bien la façon de travailler des Beatles.
- Je crois que l'idée de départ de Paul, c'était de répéter des titres, puis de louer une salle et de les enregistrer pendant un concert. Un peu comme les sessions 'Unplugged' d'aujourd'hui, en 'live', sauf que ce n'était pas acoustique."

C'est Michael Lindsay-Hogg qui a été choisi pour réaliser le film sur l'enregistrement de "Let it be". John trouve insupportable d'être filmé en permanence. Les musiciens se chamaillent et finissent par craquer sous la pression. George Harrison claque la porte, avant de revenir une nouvelle fois. C'est la présence de leur invité, Billy Preston, qui parvient à arrondir les angles et qui leur permet de finir le disque. On retrouve Billy sur "Get back" notamment, où il joue du piano électrique. C'est le seul single des Beatles où un artiste extérieur au groupe est crédité.

L'enregistrement de "Let it be", qui a commencé dans un hangar des studios de cinéma de Twickenham, se poursuit au Studio Apple, qui est un endroit plus chaleureux. George Harrison, Ringo Starr et Paul McCartney s'en souviennent.

"Au Twickenham Studio, il faisait froid et l'ambiance n'était pas très bonne. On est donc partis pour les studios de Savile Row.
- Le disque montre bien que lorsqu'on était excités, les morceaux étaient excitants. Indépendamment de nos états d'âme personnels. Quand on fait de la musique et que c'est bien, on oublie tout et on se donne à 1000 %.
- Une fois chez Apple, les sessions ont été bonnes. Je me rappelle, je m'asseyais et j'écoutais la musique, une musique intéressante à jouer et on a fini sur le toit."

Le projet du concert final a été abandonné depuis longtemps. Les Beatles avaient pensé à un concert sur un bateau, ou encore dans un amphithéâtre en Grèce, mais aucune décision n'avait été prise. Le concert sur le toit est donc une fin de substitution. Dans les rues avoisinantes, la foule se masse, intriguée. On ne peut pas voir les Beatles sur le toit du building Apple, mais on les entend. A tel point que la police doit intervenir pour faire baisser le son.
Bien que terminé, l'album "Let it be" ne paraît pas tout de suite. Les Beatles ne sont pas satisfaits du mixage de l'ingénieur du son Glyn Johns. Ils décident de confier les bandes à Phil Spector pour qu'il retravaille l'ensemble. Malgré tout, ce disque leur laisse des regrets et ils ne veulent pas s'arrêter sur cette impression. Ils veulent retourner en studio pour faire quelque chose de meilleur. Paul McCartney et George Martin évoquent cette période.

"Avant les sessions d''Abbey Road', il a fallu enterrer la hache de guerre, essayer de nous réunir pour enregistrer un bon album.
- Ça m'a surpris quand Paul m'a appelé et qu'il m'a dit : 'On va enregistrer un autre disque. Est-ce que tu veux le produire ?' J'ai répondu : 'Uniquement si vous me laissez le produire comme d'habitude'. Il m'a dit : 'C'est ce qu'on veut'. J'ai demandé : 'Même John ?' Il m'a dit : 'Oui, vraiment.'"

“ABBEY ROAD” paraît le 26 septembre 69. A cette époque, un disc-jockey de Detroit, Russ Gibbs, affirme que Paul McCartney est mort depuis plusieurs années et qu’un sosie, William Campbell, a pris sa place. Le 7 novembre, Paul est en couverture du magazine “Life” et reprend une phrase de Mark Twain pour déclarer que l’annonce de sa mort “a été grandement exagérée”.

"Let it be" voulait montrer le travail de création d'un groupe de quatre musiciens. "Tout ce qu'on a réussi à montrer, dit Paul McCartney, c'est comment un groupe se sépare." Lorsque l'enregistrement d'"Abbey Road", se termine, c'est vraiment la fin et tout le monde l'accepte.

"On ne savait pas, en tout cas je ne savais pas, que c'était le dernier disque des Beatles, mais on sentait bien qu'on arrivait au bout de quelque chose.
- C'est sans doute parce qu'on sentait que c'était notre dernier disque, on s'est dit : 'On va leur montrer ce qu'on sait faire, on va se le montrer mutuellement et on va y prendre du plaisir.
- Les derniers titres sur 'Abbey Road', pour moi, c'est ce qu'on a fait de mieux.
- On avait beaucoup d'extraits de chansons et on a pensé à en faire une sorte de medley, ce qui donne à la face 2 d''Abbey Road' une structure semblable à celle d'un opéra. C'est bien, ça nous a permis de nous en débarrasser sans les gâcher.
- C'était un album très heureux, tout le monde a très bien travaillé. C'est pour cela que je l'aime beaucoup."

Nous sommes en 1969 : l'album "Abbey Road" vient de paraître et il annonce la fin des Beatles. Cette année 69 se termine avec la sortie du “WEDDING ALBUM” de John et Yoko, puis celle de “LIVE PEACE IN TORONTO”, qu'ils ont enregistré avec le Plastic Ono Band. Quelque temps auparavant, pour protester contre la politique de son gouvernement face au conflit vietnamien et à la situation au Biafra, John avait renvoyé sa décoration de Membre de l’Empire Britannique à la Reine Elisabeth.
Le single “Let it be” sort le 6 mars 1970. Un mois plus tard, Ringo propose “SENTIMENTAL JOURNEY”, un album où il reprend de vieux classiques, “un disque que j’ai fait pour maman”, dit-il. Quant au premier album solo de Paul, tout simplement intitulé “McCARTNEY”, il paraît en avril 70. Dans une interview, Paul déclare alors qu’il ne fait plus partie des Beatles et qu’il va désormais travailler seul.

Enregistré avant "Abbey Road", l'album “LET IT BE” paraît le 8 mai 1970. Le film qui porte le même titre est présenté cinq jours plus tard. C’est bien sûr le documentaire sur l’enregistrement du disque, mais surtout un constat sur la fin d’une époque. Aucun membre du groupe n'assiste à cette première.
Le 15 juin, au nom de Paul, Lee Eastman demande à Allen Klein la dissolution officielle du groupe, malgré un contrat qui stipule que les Beatles doivent rester ensemble jusqu’en 1976. Le 15 novembre 70, après la sortie du deuxième album de Ringo et après la parution du triple “ALL THINGS MUST PASS” de George, Paul entame une triple action en justice contre Allen Klein, contre Apple et contre ses trois anciens partenaires. Ce n’est que quatre ans plus tard, le 9 janvier 1975, qu’un juge décrétera que les Beatles n’existent plus.

Les Beatles, et plus particulièrement le duo Lennon-McCartney, ont écrit quelques-unes des plus belles chansons de notre époque.
Les ballades étaient généralement attribuées au gentil Paul et les titres plus durs à John le rocker. Les légendes ont la vie dure et c'est ainsi que, dans l’esprit de beaucoup, Ringo est resté le "marrant” ; George, “l’introverti” ; John, le "dur” et Paul, le "gentil”. Ecoutons Paul McCartney.

"C’est drôle de voir comment ton image te colle à la peau. John était un garçon charmant. Ce n’était pas vraiment un dur. Plus tu le connaissais, plus tu le découvrais aimable, sentimental et nostalgique. Mais, en public, il faisait très attention à son image, car il ne voulait surtout pas paraître gentil. Je crois pour ma part qu’il est plus difficile d’être fidèle à une image 'gentille' comme la mienne. Ce serait tellement plus facile pour moi de râler ou de m’énerver comme ça. C’est très facile. Voilà, c’est mon image. Mais en réalité, je ne suis pas comme ça, pas plus que John."

De la même façon, George Harrison réfute cette image à laquelle il a toujours été associé : celle du personnage à l'écart, timide et calme.

"C'est ce qu'on dit, mais parfois, je suis turbulent. J'ai eu aussi cette réputation d'être turbulent, en même temps que celle du type tranquille. Parfois, j'aime bien sortir, faire la fête et me défouler. Tout cela pour dire que je ne suis pas aussi calme qu'on veut bien le dire. Ça, c'est dans les Rutles, le pastiche des Rutles, où on montre le type tranquille qui n'a pas dit un mot depuis quinze ans !"

L’assassinat de John Lennon, à New York le 9 décembre 80, met un terme à dix années de rumeurs sur une éventuelle reformation des Beatles, une reformation dont les quatre musiciens n’ont jamais voulu. Interrogé sur ce sujet en 1989, George Harrison avait répondu : "Il n'est pas question que les Beatles se reforment tant que John sera mort". Quelques années plus tard, il nuançait sa réponse à la même question, mais elle restait toujours négative.
   
    "Je ne sais pas. Ça aurait peut-être pu se faire en fonction de l'humeur de chacun. Mais il ne faut pas oublier les raisons pour lesquelles les Beatles se sont séparés et certaines des raisons qui ont entraîné l'éclatement du groupe existent toujours. Tu vois ce que je veux dire."

Ce sont alors les disques qui vont entretenir le souvenir : par exemple l’album public “THE BEATLES AT THE HOLLYWOOD BOWL”, les compilations “ROCK ‘N’ ROLL MUSIC”, “LOVE SONGS”, “REEL MUSIC” et “RARITIES”, ainsi que plusieurs centaines de disques pirates. En 1987, l'ensemble de la discographie des Beatles est réédité pour la première fois en CD.  

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Pourtant, fin 1994, le double CD “THE BEATLES, LIVE AT THE BBC” ouvre un nouveau chapitre de la fabuleuse histoire des Quatre de Liverpool. Les cinquante-six titres qui le composent, tous extraits des archives de la radio nationale anglaise, permettent de découvrir les Beatles tels qu’ils devaient jouer à la Cavern à Liverpool ou au Star Club à Hambourg.
Dès leurs débuts, ils étaient un très bon groupe de scène, bien en place et très à l’aise vocalement. Ils connaissaient aussi parfaitement le rock & roll à une époque où trouver, ou même simplement entendre les disques des pionniers, n'était pas quelque chose de facile. Malgré un intérêt plutôt documentaire qui semblait le réserver a priori aux admirateurs purs et durs, le double CD "Live at the BBC" est un énorme succès populaire.

“THE BEATLES ANTHOLOGY, VOLUME 1” est le premier d’une série de trois doubles CDs. Il paraît le 21 novembre 1995. C'est le complément musical d'un documentaire disponible en vidéo qui raconte l’histoire du plus grand groupe du monde à partir d’images d’archives commentées par les quatre musiciens eux-mêmes. Les trois disques, dont les volumes 2 et 3 paraissent en 1996, ne proposent que des inédits, essentiellement des prises “live” ou alternatives de morceaux connus.
L’événement dans l’événement, ce sont les deux nouvelles chansons des Beatles qui ouvrent les volumes 1 et 2 : "Free as a bird" et "Real love". Ces deux titres ont été réalisés à partir de deux maquettes de John que Yoko Ono avait confiées à Paul McCartney en lui demandant de voir si on pourrait en tirer quelque chose. Le résultat est magique pour les uns, raté et inutile pour les autres. Quoi qu'il en soit,  les chiffres de ventes des trois anthologies sont exceptionnels. On sait que Paul McCartney n'avait jamais envisagé une reformation des Beatles : "Et pourtant, disait-il, avec 'Free as a bird', c'est un peu ce qu'on a fait."

En septembre 99, c'est le dessin animé "Yellow submarine" qui est à l'honneur à l'occasion du trentième anniversaire de sa sortie. Le film, entièrement remis à neuf, est présenté en salle et disponible en même temps en VHS et en DVD.
Côté musique, on publie simultanément un CD où sont réunies pour la première fois les quinze chansons des Beatles que l'on entend dans le film.
On y trouve onze de leurs classiques, ainsi que quatre titres composés spécialement pour le dessin animé : "Hey bulldog", "All together now", "Only a northern song" et "It's all too much". Paul, George et Ringo commentent brièvement la ressortie de "Yellow submarine". Paul tout d'abord.
"'Yellow submarine', ce sont les Beatles représentés sous la forme de personnages de légende. Mais c'est ce qui se passe habituellement pour les caractères de dessin animé : ils appartiennent à la légende. Et ce qui me surprend, c'est que le film n'a rien perdu de sa modernité."
- Le film était très moderne et très innovant. Il a été réalisé autour de la musique et des sentiments qu'elle exprimait."
- L'héritage de 'Yellow submarine', c'est sa musique. Le film, c'est l'emballage. Et nous, nous  y étions très, très bons !"

En 2000, vingt ans après la mort de John Lennon, trente ans après la séparation des Beatles, leur souvenir reste toujours aussi présent. Au-delà des bacs des disquaires, il s'installe aussi aux rayons des libraires. Parmi les nombreux ouvrages publiés cette année-là, le plus remarqué est "THE BEATLES, ANTHOLOGY". C'est un livre imposant et superbe qui revient sur les dix années de l'histoire du groupe. Pour la première fois, ce sont les musiciens eux-mêmes qui s'expriment sur leur aventure commune. Les illustrations originales sont signées Klaus Voormann, cet artiste rencontré à Hambourg en 1960, qui avait déjà dessiné la pochette de l'album "Revolver".
Le 13 novembre 2000, Apple publie la compilation "ONE", qui réunit vingt-sept N°1 des Beatles. C'est l'album qui s'est le plus vendu dans le monde en 2000.

Atteint d'un cancer à la gorge, George Harrison était parvenu à enrayer la maladie en 1998. Mais ce n'était qu'une rémission. En mai 2001, il doit être opéré d'une tumeur au poumon. Le 29 novembre, on apprend qu'il a définitivement perdu son combat contre le cancer. Il décède à l'âge de cinquante-huit ans.
Au sein des Beatles, George Harrison occupait une position difficile. Le producteur George Martin la résumait en ces termes : "Son talent aurait dû croître et exploser dans n'importe quel autre contexte. Là, il restait écrasé sous le poids de deux génies." George Harrison n'a jamais nourri de rancune envers qui que ce soit, et quand on lui demandait quelle était sa chanson préférée des Beatles, il était le premier à reconnaître et à apprécier le talent de ses camarades.

"Je ne peux pas dire que j'ai une chanson préférée. Il y en a beaucoup que j'aime bien. Par exemple, j'aime beaucoup I am the walrus, un titre qui a été écrit par John Lennon, ainsi que Strawberry fields forever, une autre bonne chanson de John. Je crois que ma chanson préférée écrite par Paul McCartney, c'est She's leaving home."

Après les disparitions de John Lennon et de George Harrison, Ringo Starr se faisant très discret, c'est Paul McCartney qui devient tout naturellement l'exécuteur testamentaire des Beatles. C'est lui en tout cas qui est à l'origine de la sortie de l'album "LET IT BE … NAKED", en octobre 2003.
Débarrassé des orchestrations ajoutées par Phil Spector, et avec un son plus pur obtenu grâce à la technologie digitale, cette version du dernier album de la discographie des Beatles permet de retrouver le projet que les quatre musiciens souhaitaient au départ : un disque simple, brut et sans fioritures.

Paul McCartney et John Lennon ont formé une équipe d'auteurs-compositeurs d'exception. Si tous les morceaux portaient invariablement leurs deux signatures, on sait exactement qui a fait quoi. En schématisant, on peut dire que Paul a écrit les plus "belles" chansons des Beatles, les plus mélodiques, notamment "The fool on the hill", "Hey Jude", "Eleanor Rigby", "Penny Lane" et bien sûr "Yesterday". Mais la fameuse recette miracle du succès imparable, Paul ne la connaît toujours pas.

"Ecrire une chanson, c'est quelque chose de très magique, ça reste un mystère. Par exemple, pour 'Yesterday', je me suis réveillé un matin et je l'avais rêvée. Donc, je crois qu'il y a dans tout cela un processus un peu mystique, parce que je ne sais pas comment c'est arrivé. Je me suis réveillé et voilà … J'en ai parlé à beaucoup d'autres compositeurs et on pense tous à peu près la même chose. Tu te mets au piano et tu as l'impression que quelque chose entre en toi. C'est quelque chose d'un peu – pas vraiment spirituel – mais mystique qui te souffle des mots. Alors parfois tu les gardes, parfois tu les oublies ou tu les changes s'ils sont un peu trop stupides."

En 1998, le producteur George Martin, celui que l'on appelait le cinquième Beatle, avait publié "IN MY LIFE", un album où il proposait de nouvelles versions de ses chansons préférées des Beatles. Il entendait marquer ainsi la fin de sa carrière. Il avait dit et répété que ce serait son dernier disque.

"Absolument. Et ceci pour plusieurs raisons. Le dernier single que j'ai produit, c'est 'Candle in the wind', et je ne crois pas pouvoir choisir de meilleur moment pour arrêter, puisque c'est mon trentième N°1 en Grande-Bretagne et la plus grosse vente de singles de tous les temps. Non vraiment, c'est mon dernier album et je ne m'attends pas à en vendre des millions, mais je l'ai fait avec plaisir. Vous comprenez, je suis dans ce métier depuis 1950 et c'est très long. Je ne sais même pas combien d'albums ni d'artistes j'ai pu produire. J'ai eu la chance de travailler avec quelques-uns des plus grands et si l'on me prenait par les pieds et que l'on me secouait, des millions de notes de musique tomberaient de mes oreilles. Sincèrement, j'en ai assez et je suis heureux de ne plus avoir à recommencer. Il y a des tas d'autres choses que je veux faire. Je suis vieux et je ne désire plus me consacrer qu'à des activités qui me plaisent. Je n'abandonne pas le travail : je ferai des concerts, des télés, ce genre de choses. Mais je ne veux plus être obligé de faire quoi que ce soit. Je ne ferai plus de disques."

Huit années ont passé et George Martin a refait un disque, aidé par son fils Giles. Ce disque, qui s'appelle "LOVE", paraît en novembre 2006. C'est un événement. Il permet d'écouter les Beatles différemment, grâce à une relecture de leur répertoire. C'est Paul McCartney, Ringo Starr, Yoko Ono et Olivia Harrison qui sont allés rechercher le producteur légendaire des Beatles. Ils l'ont fait pour aider le directeur du Cirque du Soleil, qui était un ami de George Harrison et qui voulait utiliser la musique des Beatles pour un de ses spectacles à Las Vegas, mais pas telle quelle.








Au final, l'album "LOVE" est un long voyage onirique dans le monde merveilleux des Beatles. Tout ce qu'on entend dans le disque avait été enregistré par les quatre musiciens. Giles et George Martin n'ont rien ajouté. Leur talent a été de lier entre elles toutes les belles images véhiculées par la musique de John, Paul, George et Ringo.

Lorsque les Beatles avaient annoncé leur séparation, John Lennon avait tenu à minimiser l'événement.

"C'est naturel. Ce n'est pas la fin du monde, c'est juste un groupe de rock qui se sépare. Ça n'a pas grande importance. Il vous reste tous les vieux disques si vous voulez vous souvenir."

Aujourd'hui, il y a également de nouveaux disques, toute la discographie des Beatles remastérisée et en stéréo, un total de seize CDs qui sont disponibles depuis mercredi dernier, le 9 septembre 2009, c'est-à-dire le 9 du 9, 09. L'histoire des Beatles ne s'arrêtera pas là. Deux autres chapitres sont déjà annoncés. Le premier, c'est un film sur la vie de Brian Epstein, le manager des Beatles, dont on ne connaît pour l'instant que le titre : "A life in the day". Le second, c'est la sortie en 3D du film "Yellow Submarine" : elle est prévue pour 2012. Selon certaines sources, une opération "Beatles Digital" pourrait être annoncée dans quelques mois, ce qui permettrait enfin le téléchargement de cette merveilleuse discographie.

TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne) :

-    "Getting better" (CD "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band")
-    "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" (CD "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band")
-    "With a little help from my friends" (CD "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band"
-    "A day in the life" (CD "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band")
-    "Lucy in the sky with diamonds" (CD "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band")
-    "When I'm sixty-four" (CD "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band")
-    "All you need is love" (CD "Yellow submarine")
-    "Magical mystery tour" (CD "Magic mystery tour")
-    "The fool on the hill" (CD "Magical mystery tour")
-    "I am the walrus" (CD "Magical mystery tour")
-    "Hello goodbye" (CD "Magical mystery tour")
-    "Baby, you're a rich man" (CD "Magical mystery tour")
-    "Lady Madonna" (CD "Past Masters, Volume 2")
-    "Yellow submarine" (CD "Revolver")
-    "Hey bulldog" (CD "Yellow submarine")
-    "Glass onion" (CD "The Beatles")
-    "Blackbird" (CD "The Beatles")
-    "Helter skelter" (CD "The Beatles")
-    "Hey Jude" (CD "Past Masters, Volume 2")
-    "Back in the USSR" (CD "The Beatles")
-    "While my guitar gently weeps" (CD "The Beatles")
-    "Revolution" (CD "Past Masters, Volume 2")
-    "The ballad of John & Yoko" (CD "Past Masters, Volume 2")
-    "Get back" (CD "Let it be")
-    "Don't let me down" (CD "Past Masters, Volume 2")
-    "Because" (CD "Abbey Road")
-    "Polythene Pam" (CD "Abbey Road")
-    "She came in through the bathroom window" (CD "Abbey Road")
-    "Golden slumbers" (CD "Abbey Road")
-    "Carry that weight" (CD "Abbey Road")
-    "The end" (CD "Abbey Road")
-    "One after 909" (CD "Let it be")
-    "Let it be" (CD "Let it be")
-    "The long and winding road" (CD "Let it be")
-    "Here comes the sun" (CD "Abbey Road")
-    "Things we said today" (CD "A hard day's night")
-    "Long tall Sally" (CD "Live at the BBC")
-    "Free as a bird" (CD "Anthology 1")
-    "All together now" (CD "Yellow submarine")
-    "I feel fine" (CD "Past Masters, Volume 1")
-    "She's leaving home" (CD "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band")
-    "For you blue" (CD "Let it be … Naked")
-    "Yesterday" (CD "Help!")
-    "Octopus's garden" (CD "Love")
-    "Lady Madonna" (CD "Love")
-    "Across the universe" (CD "Let it be")

DISCOGRAPHIE SÉLECTIVE :

-    "PLEASE PLEASE ME" (album – 1963)
-    "WITH THE BEATLES" (album – 1963)
-    "THE BEATLES FIRST" (avec Tony Sheridan, album – 1964)
-    "A HARD DAY'S NIGHT" (album – 1964)
-    "BEATLES FOR SALE" (album – 1964)
-    "HELP!" (album – 1965)
-    "RUBBER SOUL" (album – 1965)
-    "YESTERDAY AND TODAY" (compilation – 1966)
-    "REVOLVER" (album – 1966)
-    "A COLLECTION OF BEATLES OLDIES, BUT GOLDIES" (compilation – 1966)
-    "SGT. PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BAND" (album – 1967)
-    "MAGICAL MYSTERY TOUR" (album – 1967)
-    "YELLOW SUBMARINE" (BO – 1968)
-    "THE BEATLES" (album – 1968)
-    "ABBEY ROAD" (album – 1969)
-    "LET IT BE" (album – 1970)
-    "THE BEATLES 1962-1966" (compilation – 1973)
-    "THE BEATLES 1967-1970" (compilation – 1973)
-    "ROCK 'N' ROLL MUSIC" (compilation – 1976)
-    "THE BEATLES AT THE HOLLYWOOD BOWL" (live album – 1977)
-    "LOVE SONGS" (compilation – 1977)
-    "RARITIES" (compilation –1979)
-    "REEL MUSIC" (compilation – 1982)
-    "PAST MASTERS, VOLUME 1" (compilation – 1988)
-    "PAST MASTERS, VOLUME 2" (compilation – 1988)
-    "THE BEATLES LIVE AT THE BBC" (live album – 1994)
-    "THE BEATLES ANTHOLOGY, Volume 1" (compilation – 1995)
-    "THE BEATLES ANTHOLOGY, Vol. 2 & 3" (compilation – 1996)
-    "YELLOW SUBMARINE" (BO – 1999)
-    "LET IT BE … NAKED" (album – 2003)
-    "LOVE" (album - 2006)
-    "LOST DECCA SESSIONS" (album – 2007)
-    "THE BEATLES" (box set – 2009)
-    "THE BEATLES IN MONO" (box set – 2009)


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