La Saga de Tracy Chapman

Créé le 14/11/2008 à 03h47 - Mis à jour le 17/11/2008 à 14h38

Tracy Chapman

Tracy Chapman

JOUEZ ET GAGNEZ !




Pour gagner le nouveau CD de Tracy Chapman "OUR BRIGHT FUTURE", répondez à la question suivante :



Quel est le titre de Tracy Chapman qui a obtenu le Grammy Award de la "meilleure chanson rock" en 1996 ?



Répondre avant le jeudi 20 novembre minuit par mail : saga@rtl.fr




Réponse à la question The Cure : "Simon Gallup"
LA SAGA DE TRACY CHAPMAN DANS SON INTÉGRALITÉ.




L'originalité, la grâce et le charme : ces trois mots définissent le travail et la personnalité de Tracy Chapman. Il faut aussi y ajouter l'engagement, l'intelligence et le talent. Tracy Chapman évoque le titre de son nouvel album, "OUR BRIGHT FUTURE", que l'on peut traduire par : "Notre brillant avenir."

"Le titre de l'album vient de celui d'une des chansons qu'on y trouve. Il y a une chanson qui s'appelle 'Our bright future' et qui parle de la guerre, et plus précisément d'une question importante : celle de savoir ce qui arrive quand une société demande à des jeunes gens de risquer leur vie et parfois de la perdre pour quelque raison que ce soit ; ce qui arrive si on continue dans cette voie. Quel est notre avenir si ce que nous avons de mieux à proposer aux jeunes est qu'ils se sacrifient ?"

"Our bright future" peut se comprendre de deux façons. On peut prendre l'expression au pied de la lettre et croire en un avenir radieux, ou bien lui trouver un sens plus ironique. Tracy, elle, veut être optimiste.

"Ça dépend de nous. C'est à chacun de nous de décider si effectivement nous avons un bel avenir, d'opter pour le monde que nous désirons, et à partir de là, de faire un certain nombre de choix pour avoir un monde moins violent, un monde plus juste et plus sûr."

Tracy Chapman est née à Cleveland dans l'Ohio, le 30 mars 1964. Elevée par sa mère, elle écrit de la poésie et des nouvelles depuis son plus jeune âge.
Si elle n'a pas de souvenirs musicaux précis de cette époque, elle se rappelle un univers familial baigné de musique.

"Je me rappelle que la musique était partout. Je me rappelle que ma mère et ma sœur étaient tout le temps en train de chanter. On écoutait aussi de la musique à la radio, on écoutait des disques. C'est drôle, mais je n'ai pas de souvenirs précis en particulier, ça faisait tout simplement partie intégrante de ma vie."

Grâce à une bourse, Tracy part étudier dans le Connecticut, à la Wooster School de Danbury. Elle joue de l'orgue pendant les offices religieux à la chapelle. L'aumonier du lycée, le Révérend Robert Tate, organisera une collecte pour qu'elle puisse s'acheter une nouvelle guitare. Il sera remercié sur les notes de pochette du premier album de la chanteuse.

Tracy Chapman poursuit ses études à la Tufts University de Medford, dans le Minnesota, d'où elle sort diplômée en anthropologie et en études africaines. En 1985, elle rejoint brièvement un ensemble de percussions africaines avant de perfectionner ses talents musicaux à Boston, dans le circuit folk et dans les rues autour de Harvard Square.

"Je suis devenue professionnelle petit à petit, mais j'ai commencé à faire de la musique très tôt. Mes parents m'avaient offert un ukulélé, puis j'ai appris à jouer de l'orgue. J'ai également fait six années de clarinette classique. A l'âge de huit ans, j'ai demandé une guitare acoustique et c'est à cette époque que j'ai commencé à écrire des chansons. J'ai toujours fait de la musique. J'ai commencé à jouer pour les autres quand j'étais au lycée, puis à l'université, avant de me produire dans les cafés folk."

Tracy enregistre ses premières maquettes à la radio du campus, WMFO. Un de ses camarades la recommande alors à son père, Charles Koppelman, le président des éditions musicales SBK. Ce dernier la présente à son tour au producteur David Kershenbaum et la met en contact avec Elektra Records, où elle rencontre le manager Elliott Roberts.

C'est au cours de l'année 1987 que Tracy Chapman enregistre son premier album. Plusieurs producteurs ayant refusé de travailler avec elle, c'est finalement David Kershenbaum qui a dirigé les séances. Ce premier album, qui s'appelle tout simplement "TRACY CHAPMAN", regroupe des chansons écrites au cours des cinq années précédentes. Il sort en avril 88 et reçoit un accueil très favorable de la critique. Il connaît rapidement un honnête succès commercial et donne le ton pour les futures productions de la chanteuse. On y trouve des chansons dépouillées, d'essence folk, magnifiées par une voix chaude et émouvante, immédiatement reconnaissable. "Baby can I hold you", par exemple, est une superbe chanson d'amour, simple et poignante, écrite alors qu'elle avait tout juste dix-huit ans.

Le premier album de Tracy Chapman est une bouffée d'air frais dans un paysage musical dominé en cette fin des années 80 par les synthétiseurs et les boîtes à rythme. Simple et sincère, l'approche que la chanteuse a de son métier est rafraîchissante. Quant aux chansons, elles sont emplies d'observations subtiles, intelligentes et profondément enracinées dans son expérience personnelle.

"J'aime beaucoup écrire. L'essentiel de ce que j'écris est autobiographique. Il y a une part de moi-même dans chacune de mes chansons. Mais j'écris d'abord pour raconter une histoire et j'essaie de faire de mon mieux pour lui donner vie."

Tracy Chapman a vécu une enfance pauvre dans un milieu urbain. Le premier single extrait de son premier album, "Fast car", traite de la difficulté à briser le cercle de la pauvreté. L'observation est pertinente ; c'est une sorte de conte où apparaît l'espoir d'une vie meilleure symbolisée par cette belle voiture, puissante et rapide.

Le grand public découvre Tracy Chapman le 11 juin 1988, lors du concert pour le 70ème anniversaire de Nelson Mandela, au stade de Wembley, à Londres. La chanteuse est appelée sur scène à l'improviste, lorsque Stevie Wonder s'aperçoit qu'il ne peut pas chanter, car on lui a volé tout son programme informatique. La performance spontanée de Tracy est vue par des millions de téléspectateurs dans le monde entier, et elle provoque une réaction immédiate. Pour ce premier album, la maison de disques Elektra avait tablé sur des ventes de l'ordre de deux cent mille exemplaires. Il s'en vendra finalement dix millions. Tracy Chapman décrochera trois Grammy Awards : meilleure chanteuse pop, meilleur album de folk contemporain et meilleur nouveau talent.

En septembre 1988, Tracy Chapman participe à la tournée "Human Rights Now" pour Amnesty International avec Peter Gabriel, Bruce Springsteen, Sting et Youssou N'Dour. Entamée au stade de Wembley à Londres, cette tournée se termine à Buenos Aires, en Argentine, le 15 octobre.
Le deuxième single de Tracy, "Talkin' 'bout a revolution", est une chanson qu'elle a écrite en 1982. Elle a été placée en ouverture de l'album de façon délibérée, pour annoncer sans détour une artiste passionnément engagée pour les causes de la vérité et de la justice, et qui n'a pas peur de clamer bien fort ses idées : "Les pauvres vont se lever et ils auront leur part".

En mai 1989, à Oakland en Californie, Tracy Chapman participe à un concert pour la lutte contre le Sida avec le Grateful Dead et John Fogerty. Saluée pour être la plus engagée de sa génération, elle s'investit dans de nombreux combats, mais elle ne veut pas mettre en avant son côté militant.

"Non. Je suis une musicienne à qui il arrive de chanter sur toutes sortes de sujets. Parfois, dans mes chansons, je parle de politique et de problèmes sociaux, mais tout simplement parce que ça fait partie de la vie et qu'on ne peut pas en faire abstraction. Mais je suis d'abord une musicienne."

En tant qu'artiste, Tracy pense qu'il est important d'utiliser son art pour exprimer ses convictions. Les chansons de ses débuts traitent de la violence à l'encontre des femmes, du racisme institutionnalisé et du bonheur, que certains tentent de trouver dans le bien-être matériel.

Le deuxième album de Tracy Chapman, "CROSSROADS", paraît à l'automne 1989, toujours co-produit par David Kershenbaum. Au nombre des invités, on remarque Larry Klein, Danny Kortchmar, Marc Cohn et Neil Young. C'est un gros succès, même s'il n'atteint pas les ventes du premier album. Le single qui porte le même titre, "Crossroads", est N°9 aux Etats-Unis. C'est une chanson très personnelle qui parle de l'importance de rester soi-même. La lutte pour le maintien de l'intégrité de chacun est d'ailleurs un thème central et constant dans toute l'œuvre de Tracy Chapman.

"Crossroads" est un superbe album, riche par la profondeur des émotions qu'il transmet et par la justesse de l'observation sociale qui y est faite. Dans le titre "All that you have is your soul", Tracy Chapman nous invite à n'avoir faim que de justice. Neil Young, en première partie duquel elle a tourné récemment, l'accompagne à la guitare et au piano.
L'image de la chanteuse seule avec sa guitare, comme on a pu la voir à certaines occasions sur scène, ne correspond pas vraiment à la réalité.
Tracy est très différente.

"J'ai toujours fait de la musique avec d'autres gens, avec d'autres musiciens. Bien sûr, j'ai commencé seule et en acoustique dans les cafés folk, mais j'aime beaucoup partager des expériences avec d'autres musiciens. D'ailleurs, sur mon premier album, il y avait déjà de nombreux instruments : de la basse, de la batterie, des percussions et des claviers. Depuis le début de ma carrière professionnelle, j'ai toujours joué avec d'autres musiciens."

Il va alors s'écouler presque trois ans avant la sortie du prochain album de Tracy Chapman. Loin d'être inactive, elle multiplie les concerts, souvent pour soutenir les causes qui lui semblent justes. Le 16 avril 1990, de nouveau à Wembley, Tracy Chapman participe au concert "Nelson Mandela – An international tribute for a free South Africa". Deux mois plus tard, au Yankee Stadium de New York, elle prend part à un autre concert de soutien à Nelson Mandela où elle chante notamment "Freedom now", une chanson qu'elle a écrite spécialement pour le leader sud-africain et que l'on trouve sur l'album "Crossroads".

Cela fait maintenant un peu plus d'un an que Tracy Chapman a publié son deuxième album, "Crossroads". Et si elle est moins présente dans les studios, c'est pour mieux se multiplier sur scène. En novembre 1991, elle chante pour les cinquièmes "Bridge School Concerts", au bénéfice de la fondation "The Bridge", créée par Neil Young. En mars 92, elle participe à la cinquième édition du "Farm Aid".
Le troisième album de Tracy Chapman, "MATTERS OF THE HEART", paraît deux mois plus tard, coproduit par Jimmy Iovine. On y trouve des chansons plus personnelles, dont plusieurs évoquent la perte de l'innocence. Sur "Matters of the heart", on remarque aussi "Bang Bang Bang", un titre fort qui parle de l'hypocrisie sociale à propos de la violence due à la prolifération des armes à feu.

Pour l'album "Matters of the heart", Tracy Chapman a travaillé avec de nombreux  musiciens qu'elle avait rencontrés lors de la tournée Amnesty International : par exemple Roy Bittan, Tony Levin, Manu Katché, Waddy Wachtel et Mike Campbell. Sur le titre "Open arms", une des plus belles mélodies de l'album, Tracy est accompagnée à la guitare acoustique par Bobby Womack, une collaboration qui lui tient particulièrement à cœur. En effet, elle a grandi en écoutant de la soul music, avec une préférence pour les chansons qui apportaient un commentaire social, comme celles de Stevie Wonder, Harold Melvin & The Bluenotes, Marvin Gaye et précisément Bobby Womack.

Par beaucoup de ses chansons, on pourrait comparer Tracy Chapman aux chanteurs folk ou aux "protest singers" des années 60. Pourtant, ils n'ont pas été pour elle une source d'inspiration, car elle ne les a découverts que beaucoup plus tard.

"Ce n'est qu'avec les années que j'ai découvert des gens comme Joni Mitchell ou Bob Dylan. Ce n'est pas avec eux que j'ai grandi. A la maison on écoutait du rhythm and blues et du gospel. Il n'y avait pas de folk. On écoutait des gens comme Marvin Gaye, Stevie Wonder, Aretha Franklin, les Temptations, les Four Tops, Mahalia Jackson pour le gospel, des gens comme ça."

En octobre 1992, au Madison Square Garden de New York, Tracy Chapman chante pour les trente ans de métier de Bob Dylan dont elle reprend "The times they are a-changin'".

Tracy Chapman décide alors de s'octroyer deux années sabbatiques. Elle reviendra en mars 1995, pour entamer une tournée américaine de trois semaines. Son quatrième album, "NEW BEGINNING", sort fin 95, coproduit par Don Gehman. Il connaît un succès commercial comparable au premier et se vend en un an à trois millions d'exemplaires rien qu'aux Etats-Unis.
Les chansons sont plus mûres, caractérisées par des arrangements subtils qui soulignent la force des mélodies et la pertinence du propos. Les thèmes qui y sont développés sont le changement, la croissance et le renouveau, avec une bonne dose d'espoir et d'idéalisme. Ce qui n'empêche pas Tracy Chapman de garder les pieds sur terre.

"Je dirais que je suis réaliste et pragmatique. Je pense qu'il est possible de changer les choses pour les rendre meilleures et j'ai déjà pu constater des progrès dans ma propre vie et dans différents endroits. Mais il faut agir et travailler dans ce sens. Les choses ne s'amélioreront pas d'elles-mêmes avec le temps."

Sur l'album "New Beginning", le succès s'appelle "Give me one reason". Ce titre obtiendra le Grammy Award de la "meilleure chanson rock" en 1996.

En juillet 97, avec Suzanne Vega, Sheryl Crow et Fiona Apple, Tracy Chapman participe à la première tournée féminine Lilith Fair. En décembre 98, elle est à Paris où elle chante pour Amnesty International lors du concert baptisé "The struggle continues". Une semaine plus tard, elle se produit à la Maison Blanche, à l'occasion du trentième anniversaire des Jeux Olympiques pour Handicapés. En juin 99, à Chicago, c'est la cause du Tibet qu'elle choisit de soutenir, avant de rendre hommage à Bob Marley, lors du concert "One love", qui se déroule en Jamaïque, le 4 décembre. Au milieu de tout cela, il lui faut écrire de nouvelles chansons, ce qui ne va pas toujours de soi.

"Les chansons viennent parfois facilement et rapidement. Ça peut ne prendre que deux heures ou bien une journée, mais d'autres fois c'est beaucoup plus de travail, il faut des mois, une année, voire plus, pour arriver à terminer un titre."

Entre temps, en novembre 97, Tracy Chapman était apparue aux côtés de B.B. King qui l'avait invitée sur son album de duos "DEUCES WILD". Ensemble, ils reprennent le classique "The thrill is gone".

Le cinquième album de Tracy Chapman, "TELLING STORIES", paraît en février 2000. Il lui permet de retrouver le producteur David Kershenbaum pour la première fois depuis dix ans. Les chansons atteignent ici de nouveaux sommets d'expression poétique. La plupart des titres qui composent l'album abordent des sujets plutôt vagues. Ils traitent des différentes perceptions de la réalité : comment on la définit, comment on la change, comment on la manipule et comment on la corrompt.

En septembre 2001, Elektra publie la compilation "TRACY CHAPMAN  COLLECTION". Bien qu'on n'y trouve aucun inédit, c'est un énorme succès, surtout en Europe et plus particulièrement en France. Tracy nous explique comment elle ressent ses différents publics.

"On m'a souvent interrogée à propos du public américain et du public européen : lequel est le meilleur, quelles sont les différences. Je pense que d'une certaine façon, les spectateurs européens sont plus généreux, et cela pour deux raisons. D'abord, parce qu'ils sont prêts à écouter des chansons qu'ils ne comprennent pas toujours, mais aussi parce qu'ils acceptent que nous changions parfois une chanson par rapport à la version du disque, alors que le public américain veut plutôt entendre la même chose que sur le disque. Je crois que les Européens sont plus attentifs. Ils écoutent avec plus d'attention, peut-être pour essayer de comprendre une langue qui n'est pas la leur. Personnellement, je trouve que c'est une meilleure expérience."

"LET IT RAIN" paraît en octobre 2002. Pour produire son sixième album, Tracy Chapman a choisi de faire appel à John Parish. Elle nous explique pourquoi et comment elle a été amenée à travailler avec lui.

"Je voulais travailler avec un producteur qui soit aussi un musicien. J'ai donc rencontré quatre ou cinq personnes sur une période de six ou sept mois et je devais en fait travailler avec quelqu'un d'autre, mais finalement ça ne s'est pas fait pour une question d'emplois du temps. Il a donc fallu que je trouve quelqu'un d'autre et à ce moment, il y a trois choses qui m'ont attiré l'attention vers John Parish. D'abord un disque de Sparklehorse qu'un ami m'a donné et que j'ai beaucoup aimé et où j'ai vu qu'il avait produit plusieurs titres. Puis, Joe Gore, mon nouveau guitariste, il vit à San Francisco et il avait entendu que je cherchais des musiciens et dans le CV qu'il m'a donné, j'ai vu qu'il avait joué avec les Eels, avec PJ Harvey et Tom Waits. Alors j'ai acheté le CD de Eels où il joue, 'Souljacker', et en lisant les crédits, j'ai vu que John Parish jouait sur plusieurs titres et qu'il en avait produit quelques-uns. Et puis, il y a un autre producteur que l'on m'avait conseillé et qui avait travaillé lui aussi avec PJ Harvey. Et sur ce disque, j'ai vu que John Parish était crédité comme musicien. Donc, je savais qu'il était à la fois musicien et producteur. Alors je l'ai appelé et on s'est parlé plusieurs fois au téléphone. Puis il est venu à San Francisco, je lui ai joué mes démos et on a décidé de travailler ensemble."

Le premier single extrait de l'album "Let it train" s'appelle "You're the one". La version que nous allons entendre maintenant a été enregistrée dans le Grand Studio de RTL le 6 novembre 2002.

Le 31 janvier 2003, Tracy Chapman entame une nouvelle tournée française. Elle est à ce moment entourée d'un véritable groupe. A la fin de l'année, la chanteuse choisit de terminer sa tournée dans de petits clubs et en trio, simplement accompagnée par le percussionniste Quinn et le guitariste Joe Gore. On retrouve ces deux musiciens au cœur de son septième album, "WHERE YOU LIVE", qu'elle a coproduit avec Tchad Blake. C'est un disque simple et spontané, d'une rare intégrité, une sorte d'aboutissement. Parmi les musiciens extérieurs qui sont venus lui prêter main forte, on remarque Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers. Il joue sur trois titres, notamment sur "Change", le premier single extrait de l'album.

Tracy Chapman vient de publier son huitième album, "OUR BRIGHT FUTURE". Elle l'a produit avec l'aide de Larry Klein.

"J'aime travailler en collaboration : ça aide pour faire sortir des idées. Je ne refuse pas l'idée de faire un disque toute seule, mais on ne peut pas être partout à la fois. Larry Klein et moi, nous étions un peu dans la même position pour ce disque, nous avons tous les deux joué pendant les séances, si bien qu'aucun de nous deux n'était en régie pendant l'enregistrement des musiques. Nous étions au milieu des musiciens et on leur donnait des indications sous cet angle. Larry est quelqu'un d'intéressant parce qu'il est un bon musicien et aussi parce qu'il écoute les textes. J'ai appris à le connaître depuis quelques années ; il aime beaucoup les livres, il lit beaucoup. Il fait attention aux textes autant qu'à la musique."

Dans les textes de Tracy Chapman, il y a des sentiments, des commentaires sociaux et politiques, de la fraîcheur, de la simplicité et aussi, parfois, de l'ironie. C'est le cas dans cette chanson intitulée "Save us all", un appel à Dieu pour qu'il nous sauve tous.

"C'est une chanson sur la religion, sur certaines personnes qui pensent être en prise directe avec Dieu, qui ont trouvé le seul bon chemin et qui seront sauvés dans notre monde. Je crois qu'il faut reconsidérer tout a et comprendre qu'il faut essayer de coexister avec nos différentes croyances, qu'elles soient religieuses ou non. Puisque l'espoir est à la fin, comment penser qu'une personne puisse être sûre d'avoir en même temps la bonne réponse et une considération pour le spiritualité. Je n'y crois pas. Il y a un côté ironique dans la chanson."

Son talent de chanteuse, Tracy Chapman le met très souvent au service des nombreuses causes qu'elle soutient.

"Depuis quelque temps, je travaille avec une organisation qui s'appelle AmFar, qui s'occupe de recherche sur le sida. Je soutiens leur action depuis trois ans. Je vis à San Francisco et je m'investis beaucoup sur le plan local. Je fais des concerts de charité pour sensibiliser sur la question du sida, je chante pour les sans-abri et ils sont très nombreux à San Francisco. Je milite aussi pour que les gens s'inscrivent sur les listes électorales et pour les inciter à aller voter. Il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent énormément pour aider les victimes de l'ouragan Katrina : je soutiens plusieurs de ces organisations."
Chanteuse inspirée, Tracy Chapman reste très réaliste. Et si elle croit en un avenir meilleur, comme le dit le titre de son album, c'est ici, sur terre.

"Je ne suis pas quelqu'un de religieux, ni quelqu'un qui se tourne vers le spirituel. J'ai reçu une éducation religieuse, dans la tradition baptiste. Mais j'ai foi en l'humanité. Je crois que nous pouvons agir correctement par nous-mêmes, dans ce monde, si nous le voulons, si nous avons choisi d'agir dans ce sens. Ce n'est pas quelque chose d'évident, mais c'est ce à quoi je crois."

Tracy Chapman est actuellement en Europe pour présenter "Our bright future." Elle sera le 22 novembre à Paris, aux Folies Bergère. Elle chantera le 4 décembre à Marseille, le 5 à Lyon, le 18 à Strasbourg et le 19 décembre, elle reviendra à Paris pour un concert au Palais des Congrès.


TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne) :


-    "Born to fight" (CD "Crossroads")
-    "Sing for you" (CD "Our bright future")
-    "Speak the word" (CD "Telling stories")
-    "Across the lines" (CD "Tracy Chapman")
-    "Baby can I hold you" (CD "Tracy Chapman")
-    "Fast car" (Cd "Tracy Chapman")
-    "She's got her ticket" (CD "Tracy Chapman")
-    "Talkin' bout a revolution" (CD "Tracy Chapman")
-    "Subcity" (CD "Crossroads")
-    "Crossroads" (CD "Crossroads")
-    "All that you have is your soul" (CD "Crossroads")
-    "Freedom now" (CD "Crossroads")
-    "Say hallelujah" (CD "Let it rain")
-    "Bang bang bang" (CD "Matters of the heart")
-    "Open arms" (CD "Matters of the heart")
-    "The times they are a-changin'" (CD "Bob Dylan – The 30th anniversary concert celebration")
-    "Give me one reason" (CD "New beginning")
-    "The thrill is gone" (CD "Deuces wild")
-    "Telling stories" (CD "Telling stories")
-    "Wedding song" (CD "Telling stories")
-    "You're the one" (CD "Let it rain")
-    "Change" (CD "Where you live")
-    "Save us all" (CD "Our bright future")
-    "Something to see (no war)" (CD "Where you live")
    
    DISCOGRAPHIE :
    
-    "TRACY CHAPMAN" (album – 1988)
-    "CROSSROADS" (album – 1989)
-    "MATTERS OF THE HEART" (album – 1992)
-    "NEW BEGINNING" (album – 1995)
-    "TELLING STORIES" (album – 2000)
-    "TRACY CHAPMAN COLLECTION" (compilation – 2001)
-    "LET IT RAIN" (album – 2002)
-    "WHERE YOU LIVE" (album – 2003)
-    "OUR BRIGHT FUTURE" (album – 2008)
    
    PARTICIPATIONS :
    
-    "RUBAIYAT, ELEKTRA'S 40th ANNIVERSARY" (compilation – 1990)
-    "BOB DYLAN : 30th ANNIVERSARY CONCERT CELEBRATION" (live album – 1993)
-    "THE BRIDGE SCHOOL CONCERTS, VOL. 1" (live album – 1997)
-    "A VERY SPECIAL CHRISTMAS 3" (compilation – 1997)
-    B.B. KING : "DEUCES WILD" (album – 1997)
-    "A VERY SPECIAL CHRISTMAS LIVE" (live album – 1999)
-    "PAVAROTTI & FRIENDS FOR CAMBODIA AND TIBET" (live album – 2000)
-    BUDDY GUY : "BRING 'EM IN" (album – 2005)
-    "HEAR MUSIC XM RADIO SESSIONS, VOL. 1" (compilation – 2005)

Publicité

Publicité

Publicité