La Saga de Michael Jackson

Créé le 26/06/2009 à 16h28 - Mis à jour le 29/06/2009 à 09h38

Michael Jackson

Michael Jackson

La carrière de Michael Jackson est en tous points exceptionnelle. Elle avait atteint des sommets dans les années 80 grâce à "Thriller". Mais, pour celui qui s'était autoproclamé "The King of Pop", le roi de la pop, la décennie qui a suivi s'est révélée plus difficile et plusieurs éléments sont venus ternir l'image du chanteur : des soupçons de pédophilie jamais prouvés mais souvent évoqués, deux mariages curieux, une transformation étonnante due à la chirurgie esthétique et une incroyable phobie hygiénique.
A tout cela, il faut ajouter une créativité moins évidente. Mis à part les titres réenregistrés pour la nouvelle version de "Thriller", cela fait maintenant sept ans que Michael Jackson n'a rien fait musicalement. Originaires de Gary, dans l’Indiana, Joe et Kathy Jackson ont neuf enfants, trois filles et six garçons,  qui ont tous choisi de faire carrière dans la musique.  Joe, le père, a lui-même été musicien. Il a fait partie des Falcons dont le seul titre de gloire est d’avoir un jour accompagné Chuck Berry. Mais à ce niveau, la musique ne peut nourrir une aussi nombreuse famille. Joe travaille en usine, - il est grutier dans une aciérie -, et il reporte toutes ses aspirations musicales sur ses enfants : Rebbie, Jackie, Tito, Jermaine, LaToya, Marlon, Michael, Randy et Janet. Michael Joseph Jackson est le septième de la famille : il est né le 29 août 1958 et il n’attendra pas longtemps pour se faire remarquer.

Les Falcons, le groupe dont fait partie Joe Jackson, répètent au domicile familial. A la fin des séances, il n’est pas rare que les enfants s’emparent des instruments de musique pour en tirer quelques notes. C’est ce qui donne à leur père l'idée de les faire travailler ensemble. Alors, Jermaine et Marlon apprennent le chant, Tito la guitare et Jackie la basse. Le petit Michael les rejoint dès 1963. Il n'a que cinq ans et dans un premier temps, il ne fait que quelques percussions. Mais très vite, son père s’aperçoit qu’il a un don inné pour le chant et pour la danse.
Comme c’est lui qui attire tous les regards, il se retrouve logiquement sur le devant de la scène et il devient le soliste du groupe. Jackie, Jermaine, Tito, Marlon et Michael deviennent les Jackson 5. Jusqu’en 1968, ils tournent dans le Midwest, où leur réputation grandit peu à peu. Ils se produisent en première partie des Chi-Lites, des Emotions, des Temptations et de Gladys Knight & The Pips. On parle alors de Michael comme d'un James Brown en miniature.

C’est en janvier 1968 que les Jackson 5 enregistrent un premier 45-tours. Il paraît sur un minuscule label de Gary, Steeltown Records, et il comporte deux titres : "Big boy" et "You’ve changed". Au cours de l’été suivant, les Jackson 5 participent à un concert de soutien à la candidature du maire de Gary qui sollicite un nouveau mandat. Diana Ross est à l’affiche de ce concert, d’où la légende de son rôle dans la découverte des cinq garçons.
En fait, c’est à la suite d’un spectacle donné à Chicago en juillet 68 avec Bobby Taylor & The Vancouvers qu’ils sont appelés à Detroit pour une audition devant Berry Gordy. A la fin de l'année, Joe Jackson quitte son emploi à l’usine pour s’occuper de la carrière de ses fils qui ont décidé de passer professionnels. Ils signent avec Tamla Motown en août 69. Michael a tout juste onze ans.

Lorsque Tamla Motown décide de quitter Detroit pour la Côte Ouest, toute la famille Jackson suit le mouvement et s’installe à Los Angeles. Dans un premier temps, la moitié vit chez Berry Gordy, et les autres - dont Michael - chez Diana Ross.
En octobre 1969, "I want you back" est le premier 45-tours des Jackson 5 qui paraît sur le label Motown. En six semaines, ils en vendent deux millions d’exemplaires et le 31 janvier 70, ils sont N°1 aux Etats-Unis. Leurs quatre premiers singles atteindront d’ailleurs cette même place. Dès 1969, les Jackson 5 constituent la meilleure vente de Tamla Motown.
Pour capitaliser ce succès, Berry Gordy décide de faire enregistrer en solo les deux personnalités les plus marquantes du groupe, Jermaine et Michael. Le premier 45-tours solo de Michael Jackson, “Got to be there”, sort le 7 octobre 71. Il sera suivi en janvier 72 par un album qui porte le même titre.

Les Jackson 5 sont devenus un phénomène national. De retour dans leur ville natale de Gary, ils reçoivent les clés de la cité et le 31 janvier 1971 est déclaré “Jackson 5 Day”. A partir de l’automne 71, une série de dessins animés sur ABC-TV leur est consacrée. Enfin, en septembre 72, le Congrès américain leur adresse un éloge spécial pour leur rôle de modèles pour la jeunesse.
Si les Jackson 5 continuent de très bien se porter, leur réussite ne fait aucune ombre à la carrière solo de Michael. Le 14 octobre 72, il décroche son premier N°1 avec “Ben”, la chanson du film qui porte le même titre. L’histoire n’est pas banale : elle raconte l’amitié qui s’est nouée entre un petit garçon et un rat qu’il a apprivoisé et baptisé Ben. “BEN” est aussi le titre du deuxième album solo de Michael Jackson qui est paru en août 1972.

Après “MUSIC AND ME” en avril 73, deux nouveaux albums sont publiés en 1975 : “FOREVER, MICHAEL”, puis “THE BEST OF MICHAEL JACKSON". Lorsque leur contrat avec Motown arrive à échéance, en mars 76, les Jackson 5 ont déjà signé chez Epic. Seul Jermaine reste chez Motown : il a de bonnes raisons pour cela car il a épousé Hazel Joy, la fille du patron, Berry Gordy. Il est remplacé par le plus jeune de ses frères, Randy, et le groupe est rebaptisé The Jacksons.
Le départ des Jacksons est une lourde perte pour Motown au moment où se manifeste la première “Michaelmania”. Au cours du second semestre de 1976, quatre des sept couvertures du magazine “Right on” sont consacrées à Michael Jackson. Mais à cette époque, Michael pense plus au cinéma qu’à la musique. A New York, il commence le tournage du  film "The Wiz", un remake du célèbre "Magicien d’Oz". Il joue le rôle de l'épouvantail et il a comme partenaires Richard Pryor et Diana Ross.

Lors de l'enregistrement de la bande originale du film “The Wiz”, Michael Jackson a pu apprécier le talent de Quincy Jones. Il décide de poursuivre cette collaboration et lui demande de produire et d'arranger “OFF THE WALL”, son premier album solo depuis quatre ans.
Le disque paraît symboliquement en août 1979, alors que le chanteur fête ses vingt et un ans. Le petit prodige de Motown est bien loin. Il vient d’atteindre sa majorité civile en même temps que sa majorité artistique. “Off the wall” est un chef-d’œuvre, une immense réussite. Avec le recul, il apparaît comme une bonne répétition pour l'album qui, deux ans et demi plus tard, imposera définitivement Michael Jackson.

L'album “Off the wall” se vend à sept millions d’exemplaires et quatre titres qui en sont extraits atteignent le Top 10 américain. Deux sont N°1 : “Don’t stop ‘till you get enough” et “Rock with you”. En 1980, Michael Jackson obtient trois American Music Awards dans la catégorie soul : meilleur chanteur, meilleur album et meilleur single pour “Don’t stop ‘till you get enough”.
Le Billboard le consacre meilleur artiste dans deux catégories : "45-tours soul" et "45-tours pop". Enfin, le Cashbox désigne “Off the wall” comme l’album le plus populaire de l’année.

Michael Jackson retrouve alors ses frères pour l’album “TRIUMPH” qui paraît en octobre 1980 et qui est très vite certifié disque de platine. Tamla Motown, son ancienne maison de disques, entend bien profiter de l'immense succès de Michael. Toujours en 1980, elle publie une compilation qui lui est consacrée dans le catalogue “Superstar Series”. En mars 81, Motown ressort un titre de 1975, “One day in your life”. C'est un échec aux Etats-Unis, mais un gros succès en Angleterre, où il se classe N°1.
Avec Michael à leur tête, les Jacksons entament une tournée américaine triomphale. Ils en reviennent avec l’album “LIVE” et un bénéfice record de cinq millions et demi de dollars. Dans le même temps, Michael participe à de nombreuses sessions pour d’autres artistes. Mais il travaille trop et un soir de juin 1982, à La Nouvelle-Orléans, il s’écroule sur scène, totalement épuisé.
Depuis longtemps, Michael s’est réfugié dans le travail pour échapper à la jalousie et aux brimades de ses frères qui ne lui pardonnent plus d’être la seule superstar des Jacksons. Pour en finir une fois pour toutes, Michael annonce qu’il ne donnera plus de concert avec eux et qu’il va entièrement se consacrer à l’enregistrement de son nouvel album.

“The girl is mine”, un duo enregistré avec Paul McCartney, paraît en octobre 1982. Depuis le mois d’août précédent, Michael Jackson et Quincy Jones ont mis les bouchées doubles et le nouvel album est terminé. Il s’appelle “THRILLER", et il paraît le 30 novembre 82. Trois semaines après sa sortie, “Thriller” est N°1 dans les classements black music et dans les charts pop. Au total, l'album restera quatre-vingts semaines dans le Top Ten américain, dont trente-sept à la première place.
C’est déjà un exploit, mais ce n’est encore rien par rapport à ce qui va suivre. Pour Michael Jackson, 1983 est une année incroyable. Il est partout, et c’est de la folie. Il est en couverture de "Newsweek", "Rolling Stone", "Interview", "Us" et "Creem". Et on peut le voir dans quatre vidéos qui tournent sans arrêt : “Say say say” (un extrait de l’album “Pipes of peace” de Paul McCartney), et surtout "Billie Jean", "Thriller" et "Beat it".

Avec "Thriller", Michael Jackson est en train de réussir quelque chose d’exceptionnel. Tous ses clips, qui sont autant de petits chefs-d’œuvre, ont un impact immense et pèsent d’autant sur les ventes. Au cours de la seule année 1983, en Angleterre et aux Etats-Unis, on note la parution de vingt-trois livres consacrés au phénomène Jackson, sans compter les numéros spéciaux de nombreux magazines.
En quelques mois, “Thriller” est certifié disque de platine dans quinze pays, disque d’or dans quatre autres. Au total et à ce jour, d'après les chiffres de la maison de disques, il s’en est écoulé cent quatre millions d’exemplaires dans le monde. C’est la plus grosse vente de tous les temps, ce qui lui vaut d'être inscrit au “Livre des Records”. Le 28 février 84, Michael reçoit la bagatelle de huit Grammy Awards : c’est du jamais vu !

Michael Jackson est porté par le succès de son album "Thriller". En novembre 83, il signe un contrat de cinq millions de dollars avec Pepsi-Cola qui sponsorise le "Victory Tour" des Jacksons réunis. Contre toute attente, Michael renoue donc avec ses frères, mais de façon très timide. D’ailleurs, sur l’album “VICTORY” en juillet 84, il n’apporte que deux contributions : la ballade “Be not always”, et un duo avec Mick Jagger sur “State of shock”.
Sa participation au "Victory Tour" est tout aussi timide et les spectateurs se sentent floués, d'autant qu'ils ont payé leur place très cher. Leur opinion sur Michael commence à changer. En même temps, celui qui était jusque-là le chouchou des médias devient subitement leur cible privilégiée. C’est le quotidien anglais "The Sun" qui donne le coup d’envoi en affublant abusivement Michael du surnom de “Wacko Jacko” (“Jacko l’idiot”), suite à la prétendue affaire du caisson à oxygène. Alors que Michael s'est fait photographier dans un caisson à oxygène qu'il vient d'acheter pour un service de grands brûlés, on a légendé la photo comme s'il l'utilisait pour dormir afin de rester éternellement jeune.
Dès lors, la presse à sensation ne lâchera plus Michael. En niant l’évidence, c’est-à-dire son recours à la chirurgie esthétique pour transformer son visage et aux médicaments pour blanchir sa peau, il leur permettra de raconter tout et n’importe quoi, ce dont ils ne vont plus se priver.

Le 25 janvier 1985, quarante-cinq artistes sont réunis secrètement pendant dix heures dans les studios A&M de Los Angeles. Sous la direction de Quincy Jones et sous le nom de USA for Africa, ils enregistrent “We are the world”, un titre cosigné par Michael Jackson et Lionel Richie, dont les bénéfices iront aux populations les plus démunies d'Afrique.
Le 14 mai 85, Michael encaisse un chèque de droits d'auteur d’un montant de cinquante-cinq millions de dollars. En août, on apprend qu’il vient de racheter les quatre cents titres des éditions musicales ATV dont font partie deux cent cinquante chansons des Beatles.
Michael est  alors en train de tourner “Captain Eo”, un film musical de science-fiction en trois dimensions qui sera projeté uniquement dans les parcs Disney.
Ce film, mis en scène par Francis Ford Coppola, dure dix-sept minutes. On estime le coût de sa réalisation à une somme comprise entre dix et vingt millions de dollars. On peut y entendre deux nouvelles chansons de Michael Jackson : "Another part of me" et “We are here to change the world”.

Presque cinq années se sont écoulées depuis la sortie de "Thriller" et le public attend la suite avec impatience. Le 1er septembre 1987, le voile se lève enfin sur l’album “BAD”. Quincy Jones a produit, Michael a coproduit et signé neuf des onze titres qui composent ce disque. Le chanteur avait exigé que deux de ses animaux familiers soit présents aux sessions : Crusher le python et Bubbles le chimpanzé. Quant aux autres, Louie le lama, Mr. Tibbs le bélier et Mahali la girafe, ils attendaient sagement leur maître dans sa propriété de Neverland.
Sans surprise, “Bad” est N°1 aux Etats-Unis et en Angleterre, ainsi que dans une vingtaine d’autres pays. Aux Etats-Unis, Michael Jackson réussit une performance exceptionnelle en alignant cinq N°1 d’affilée : “Bad”, “The way you make me feel”, "Man in the mirror" et “Dirty Diana”, sans oublier le tout premier, "I just can't stop loving you", interprété en duo avec Siedah Garrett.

En 1990, Michael Jackson produit un film d’animation, “Strawberry fields forever”, où des chansons des Beatles sont interprétées par Cyndi Lauper et Stevie Ray Vaughan, entre autres. A ce propos, il faut rappeler qu’en 1988, Michael avait enregistré un double album entièrement constitué de reprises des Beatles. Mais sa sortie avait été annulée. De ce projet avorté, il reste la version de “Come together” qui figure dans le film “Moonwalker”.
Depuis 1989, Michael Jackson s’est établi à Santa Inez Valley, en Californie. Pour vingt-deux millions de dollars, il a acheté un terrain de deux cent soixante-dix kilomètres carrés sur lequel il a fait bâtir une propriété et un parc d’attractions. C'est un royaume sous haute surveillance baptisé “Neverland”, où celui que l'on surnomme Bambi ou Peter Pan peut continuer à rêver qu’il est un enfant. Mais un enfant qui représente beaucoup d’argent.
En 1991, Michael signe avec Sony Software un contrat multi-média historique. Estimé à un milliard de dollars de chiffre d’affaires, il prévoit la production de six albums, de clips, de longs et de courts métrages pour le cinéma et la télévision.

En novembre 1991, Michel Jackson effectue son grand retour avec le single “Black or white”, où il a invité Slash, le guitariste de Guns N’ Roses. Quant au clip qui l’accompagne, il dure onze minutes et il a été réalisé par John Landis, à qui l’on devait déjà celui de “Thriller”. On y voit Macaulay Culkin, le jeune héros du film “Maman, j’ai raté l’avion”, et le personnage de dessin animé Bart Simpson. Mais ce que l’on retient surtout de ce clip, c’est l’étonnant trucage baptisé “morphing”, qui permet aux visages des danseurs de se transformer et de se succéder sans interruption pendant quatre-vingt-dix secondes. Aujourd’hui banalisé, ce procédé alors révolutionnaire propulse “Black or white” à la première place des hit-parades mondiaux.
"Black or white" est un extrait de l'album “DANGEROUS”. Michael Jackson a délaissé Quincy Jones, préférant travailler avec Bill Bottrell et Teddy Riley, deux jeunes producteurs et compositeurs plus en phase avec la nouvelle musique américaine.

En juin 1992, Michael Jackson entame le “Dangerous Tour”, qui propose un spectacle extravagant digne de la guerre des étoiles. Partout, il remplit les stades jusqu’au 12 novembre 93. Ce jour-là, à Mexico, il interrompt la tournée avant de l’abandonner carrément. Depuis plusieurs mois, Michael est sous le coup d’une accusation de pédophilie de la part d’un adolescent de treize ans pour lequel il s’était pris d’affection, au point de l’emmener plusieurs fois en voyage avec lui. Quelle que soit la réalité de l’affaire, chantage ou autre, le mal est fait : Michael a craqué et Pepsi, avec qui il était sous contrat depuis neuf ans, le lâche aussitôt. Michael réagit. Contre un chèque substantiel, les parents de l’adolescent retirent leur plainte juste avant le début du procès. Le doute subsiste, mais c’est moindre mal pour le chanteur dont l’image a été sérieusement écornée.
Début juillet 94, une incroyable nouvelle commence à circuler : Michael Jackson aurait épousé secrètement Lisa Marie Presley, la fille du King. D’abord présentée comme un canular, puis démentie catégoriquement par l’entourage des deux stars, la nouvelle est finalement confirmée. Le mariage a eu lieu le 26 mai 1994 à La Vega, en République Dominicaine.

Le 20 juin 1995, Michael Jackson revient avec un nouvel album au titre un peu pompeux : “HIStory : PAST, PRESENT & FUTURE, BOOK 1”. Il se décompose en deux parties égales. Baptisé “HIStory begins” , le premier CD réunit quinze classiques de son répertoire. Le second, “HIStory continues”, propose quinze titres entièrement nouveaux où Michael remet en jeu sa fameuse couronne de “King of pop”. En novembre 1995, on en publiera un condensé intitulé "MICHAEL JACKSON – GREATEST HITS, HIStory, Volume 1".

Côté vie privée, les événements se précipitent. Le 18 janvier 1996, Michael et Lisa Marie Presley divorcent. Le 14 novembre, le chanteur épouse Debbie Rowe, une infirmière qu'il a rencontrée chez son dermatologue et qui a accepté de porter son enfant.
Prince Michael Jackson Jr. naît le 13 février 1997 à Los Angeles. Debbie donnera encore naissance à une fille, Paris Michael Katherine, née à Beverly Hills le 3 avril 1998. Michael a un troisième enfant, Prince Michael II, celui que tout le monde a pu voir brandi par le chanteur à la fenêtre du quatrième étage de l'hôtel Adlon à Berlin, en novembre 2002. On sait que cet enfant est né en 2002, que Michael est bien son père biologique et qu'il a été conçu par insémination artificielle. Mais on ignore qui est la mère porteuse.
Pendant ce temps, Michael a poursuivi ses activités artistiques. En mai 97, la vidéo longue durée de "Ghosts" a été présentée hors compétition au Festival de Cannes, quelques jours avant la sortie de "BLOOD ON THE DANCEFLOOR : HIStory IN THE MIX". Ce nouvel album propose huit anciens titres remixés et cinq inédits.

Les 7 et 10 septembre 2001, pour célébrer le 30ème anniversaire de sa carrière solo, Michael Jackson organise deux concerts au Madison Square Garden de New York. A quelques semaines de la sortie de son nouvel album, le "Roi de la Pop" repart en campagne, mais les attentats du 11 septembre viennent bousculer son programme.
Comme il l’avait fait pour "USA for Africa", Michael réunit plusieurs stars pour enregistrer "What more can I give", dont les recettes doivent être reversées aux familles des victimes. Mais le titre ne sort pas, bloqué par la maison de disques.
Le 30 octobre 2001, Michael publie "INVINCIBLE". Avec ce nouvel album, il veut essayer de conquérir un public plus jeune qui le connaît plus pour ses "problèmes d’image" que pour sa musique. Les ventes démarrent très bien. "Invincible" se vend à cinq millions d'exemplaires en trois mois, lorsque brusquement, Tommy Mottola, le patron de Sony, décide de cesser toute promotion. Grâce à ce sabotage en règle, il espère récupérer à bon compte le catalogue Beatles que Michael possède et qu'il a hypothéqué pour produire l'album. L'affaire se termine mal pour Tommy Mottola qui est limogé après quinze années passées à la tête de Sony.

Le 18 novembre 2003, la police perquisitionne à Neverland. Cette action est menée à la suite d'une plainte déposée pour agression sexuelle par les parents d'un jeune garçon de douze ans, Gavin Arviso. Michael Jackson, qui s'est livré à la police, reste en liberté contre une caution de 3 millions de dollars, mais son passeport est confisqué.
Ces événements coïncident avec la sortie de la compilation "NUMBER ONES", qui regroupe dix-sept titres qui ont été N°1 et un inédit, "One more chance". L'année 2004 ne commence pas très bien pour Michael qui doit changer plusieurs fois d'avocat. En revanche, la situation s'est stabilisée avec Sony. Il est arrivé en fin de contrat et comme bilan, il publie le coffret "THE ULTIMATE COLLECTION", en novembre 2004.

Le procès de Michael Jackson commence en février 2005. Le 13 juin, il est acquitté des dix chefs d'inculpation qui avaient été retenus contre lui. Avec ses trois enfants, le chanteur quitte Neverland et s'installe à Bahrein, un des émirats du Golfe Persique.
En novembre 2006, il publie le coffret "VISIONARY : THE VIDEO SINGLES", qui regroupe les vidéos de ses vingt plus gros tubes. Il prépare alors le vingt-cinquième anniversaire de "Thriller", qui doit être la première étape de son retour.
"THRILLER 25th ANNIVERSARY EDITION" est sorti le 11 février 2008. Il propose un CD et un DVD. Sur le CD, on retrouve l'album original remasterisé, un inédit qui date de l'époque et cinq titres qui ont été remixés ou réenregistrés avec plusieurs grands noms de la scène actuelle : Kanye West, Akon, Fergie et Will.I.Am. Sur le DVD, il y a quatre vidéos incontournables, notamment celle de "Billie Jean" qui avait été enregistrée en mai 83, lors du vingt-cinquième anniversaire des disques Motown. C'est à cette occasion que le chanteur avait créé le "moonwalk", son fameux pas glissé devenu légendaire. Quant au prochain album studio de Michael Jackson, il reste entouré du plus grand mystère.
Tout le monde le sait, Michael Jackson devait donner toute une série de concerts à Londres dans les prochains jours et RTL se faisait une joie d'envoyer plusieurs auditeurs assister au fabuleux show du "King of Pop". Le destin en a décidé autrement. Michael Jackson nous a quittés jeudi dernier. Il avait cinquante ans.


TITRES DIFFUSÉS (dans l'ordre de leur passage à l'antenne) :

-    "Bad" (CD "Bad")
-    "Wanna be startin' somethin'" (CD "Thriller 25")
-    "I want you back" (CD "Diana Ross presents the Jackson 5")
-    "ABC" (CD "Diana Ross presents the Jackson 5")
-    "Big boy" (CD "Pre-History, The lost Steeltown sessions")
-    "Got to be there" (CD "Got to be there")
-    "Ben" (CD "Ben")
-    "Ease on down the road" (CD "The Wiz – Original soundtrack")
-    "Rock with you" (CD "Off the wall")
-    "Don't stop till you get enough" (CD "Off the wall")
-    "The girl is mine" (CD "Thriller")
-    "Beat it" (CD "Thriller")
-    "Billie Jean" (CD "Thriller")
-    "Human nature" (CD "Thriller")
-    "Thriller" (CD "Thriller")
-    "We are here to change the world" (CD "The ultimate collection")
-    "I just can't stop loving you" (CD "Bad")
-    "Come together" (CD "History, past, present and future, book 1")
-    "Black or white" (CD "Dangerous")
-    "You are not alone" (CD "History, past, present and future, book 1")
-    "Earth song" (CD "History, past, present and future, book 1")
-    "Blood on the dancefloor" (CD "Blood on the dancefloor – History in the mix")
-    "You rock my world" (CD "Invincible")
-    "One more chance" (CD "Number Ones")
-    "P.Y.T. (pretty young thing)" (CD "Thriller 25")

DISCOGRAPHIE :

-    "GOT TO BE THERE" (album – 1972)
-    "BEN" (album – 1972)
-    "MUSIC AND ME" (album – 1973)
-    "FOREVER, MICHAEL" (album – 1975)
-    "THE BEST OF MICHAEL JACKSON" (compilation – 1975)
-    "OFF THE WALL" (album – 1979)
-    "SUPERSTAR SERIES : MICHAEL JACKSON" (compilation – 1980)
-    "ONE DAY IN YOUR LIFE" (compilation – 1981)
-    "THRILLER" (album – 1982)
-    "FAREWELL MY SUMMER LOVE" (compilation – 1984)
-    "MOTOWN LEGENDS : MICHAEL JACKSON" (compilation – 1985)
-    "LOOKING BACK TO YESTERDAY" (compilation – 1986)
-    "BAD" (album – 1987)
-    "MICHAEL JACKSON ANTHOLOGY" (compilation – 1987)
-    "DANGEROUS" (album – 1991)
-    "MOTOWN'S GREATEST HITS" (compilation – 1992)
-    "HISTORY – PAST, PRESENT AND FUTURE, BOOK 1" (album + compilation 1995)
-    "BLOOD ON THE DANCEFLOOR (History in the mix)" (album – 1997)
-    "INVINCIBLE" (album – 2001)
-    "NUMBER ONES" (compilation – 2003)
-    "THE ULTIMATE COLLECTION" (coffret – 2004)
-    "THE ESSENTIAL MICHAEL JACKSON" (compilation – 2005)
-    "VISIONARY : THE VIDEO SINGLES" (coffret DVD – 2006)
-    "THRILLER 25th ANNIVERSARY EDITION" (album – 2008)

The JACKSON 5

-    "DIANA ROSS PRESENTS THE JACKSON 5" (album – 1970)
-    "ABC" (album – 1970)
-    "THE JACKSON 5 CHRISTMAS ALBUM" (album – 1970)
-    "THE THIRD ALBUM" (album – 1971)
-    "MAYBE TOMORROW" (album – 1971)
-    "GOIN' BACK TO INDIANA" (BO TV – 1971)
-    "LOOKIN' THROUGH THE WINDOWS" (album – 1972)
-    "SKYWRITER" (album – 1973)
-    "GET IT TOGETHER" (album – 1973)
-    "DANCING MACHINE" (album – 1974)
-    "MOVING VIOLATION" (album – 1975)
-    "JOYFUL JUKEBOX MUSIC" (compilation – 1976)
-    "THE JACKSON 5 ANTHOLOGY" (compilation – 1977)
-    "GREATEST HITS" (compilation – 1982)
-    "SOUL LEGENDS" (compilation – 1995)
-    "SOULSATION" (coffret – 1995)
-    "PRE-HISTORY, THE LOST STEELTOWN RECORDINGS" (compilation – 1996)

The JACKSONS

-    "THE JACKSONS" (album – 1977)
-    "GOIN' PLACES" (album – 1977)
-    "DESTINY" (album – 1977)
-    "TRIUMPH" (album – 1980)
-    "THE JACKSONS – LIVE !" (live album – 1981)
-    "VICTORY" (album – 1984)
-    "2300 JACKSON STREET" (album – 1989)





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