La Saga de Mark Knopfler

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Pour gagner le nouvel album de Mark Knopfler, "GET LUCKY", répondez à la question suivante :

Quel est le titre du premier film dont Mark Knopfler avait composé la musique en 1983 ?

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Réponse à la question Fleetwood Mac : "Don't stop"

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LA SAGA DE MARK KNOPFLER DANS SON INTÉGRALITÉ.


Le nouvel album solo de Mark Knopfler, "GET LUCKY", est un disque qui met largement en valeur ses qualités de raconteur d'histoires et son jeu de guitare reconnaissable entre mille. "Get Lucky" est une sorte de voyage initiatique où le chanteur - guitariste part à la recherche de ses premiers souvenirs musicaux.
Sur le titre générique, il évoque sa rencontre avec un personnage dont la vie le faisait rêver, alors qu'il avait quinze ans et que l'école l'ennuyait. C'était un vagabond dont l'existence était rythmée par les saisons : en été, il travaillait dans les champs ou sur les marchés, et en hiver, il était chanteur dans un groupe de soul.

Mark Knopfler est né le 12 août 1949 à Glasgow, en Ecosse. Il a huit ans lorsque sa famille s'installe à Newcastle. Son père est un architecte d'origine hongroise. Après avoir travaillé comme journaliste à Leeds, puis comme professeur assistant d'anglais, il décide de se consacrer entièrement à la musique. Il joue d'abord du rockabilly avec le groupe Café Racers, puis du rhythm & blues avec Brewers Droop. En 1977, il s'installe dans la banlieue de Londres, où il partage un appartement avec son frère David (qui est également guitariste) et avec le bassiste John Illsley.
Mark, David et John recrutent le batteur Pick Withers avec qui ils forment Dire Straits. Le nom du groupe évoque leur situation économique de l'époque. En anglais, “to be in dire straits” veut dire "avoir de gros problèmes financiers". Les quatre musiciens parviennent malgré tout à réunir cent vingt Livres Sterling pour enregistrer une maquette de trois chansons, dont une première version de “Sultans of swing”. Ils envoient cette démo à Charlie Gillett de Radio London qui la diffuse le 9 décembre 77 dans son émission “Honky tonkin’”. Pendant que la bande tourne, trois maisons de disques téléphonent et finalement, c’est Phonogram qui les signera deux mois plus tard.
Leur premier album s'appelle simplement "DIRE STRAITS". Il paraît le 7 juillet 78. En Angleterre, l'accueil est favorable, sans plus. En revanche, Dire Straits enflamment littéralement l’Europe continentale, les Etats-Unis et même l’Australie et la Nouvelle-Zélande où ils sont disque d’or.

Complètement à contre-courant dans une période saturée de punk et de new-wave, la musique de Dire Straits fait sensation. Le groupe propose de véritables chansons et une authentique qualité musicale, sans aucun artifice. Dès le début, il est clair que Dire Straits n’est que le révélateur du talent et des idées de Mark Knopfler. Guitariste inspiré par Eric Clapton et J.J. Cale, c'est lui qui écrit tous les morceaux et qui les chante, dans un style proche de celui de Bob Dylan.
Début 79, le groupe tourne aux Etats-Unis où il est N°2 dans le classement des albums. A Los Angeles, Bob Dylan vient les voir backstage. Il invite Mark Knopfler et Pick Withers à participer aux sessions de son nouvel album, “Slow train coming”. Avant de rentrer en Angleterre, Dire Straits s'arrêtent à Nassau, aux Bahamas, où ils enregistrent “COMMUNIQUÉ”, qui paraît en mai 79. C'est la copie conforme du premier album, l’effet de surprise en moins. Mais il permet à Dire Straits de triompher enfin dans leur propre pays, en Angleterre.

Dire Straits tourne sans répit jusqu’au 21 décembre 79, avant de se décider à prendre quelques vacances. Pour Mark Knopfler, ce sont des vacances musicales. Il joue sur "Gaucho" de Steely Dan et sur l'album "Solo in Soho" de Phil Lynott. A New York, en juillet 80, au moment où Dire Straits enregistre son troisième album, David Knopfler, le frère de Mark, décide de s'en aller pour tenter une carrière solo.
Ce troisième album, “MAKING MOVIES”, paraît en octobre 80 et, sans attendre, Dire Straits reprend la route. A Auckland, en Nouvelle-Zélande, le groupe donne le concert le plus imposant de sa courte histoire. Mark Knopfler explique comment sont construits les spectacles de Dire Straits.

"Quand nous montons sur scène pour jouer longtemps, et effectivement nous jouons longtemps, nous essayons de créer une sorte de fluide musical, plutôt que d’aligner des morceaux en se demandant chaque fois : 'Bon, eh bien, qu’est-ce qu’on va jouer maintenant ?' Ça, c’est bien dans un club. Mais là, c’est différent, on est parfois face à des dizaines de milliers de personnes."

En février 82, Mark Knopfler accompagne Van Morrison sur son album “Beautiful vision”. On le remarque ensuite aux côtés de Kate & Anna McGarrigle. Mais très vite, les  musiciens de Dire Straits se retrouvent pour l’enregistrement de “LOVE OVER GOLD”, qui sort fin septembre 82.
Beaucoup considèrent ce quatrième album comme la plus belle réalisation de Dire Straits. Le public anglais en est convaincu puisqu’il le classe à la première place du hit-parade. A l'origine, "Love over gold" ne comprenait que cinq titres. Depuis 1993, sa version CD inclut un sixième titre, "Twisting by the pool", un single isolé qui avait été un gros succès début 83.

En 1983, Mark Knopfler reprend ses activités annexes. Il joue avec son frère David, avec Scott Walker et avec Phil Everly. L'année suivante, il supervise la production de l’album “Infidels” de Bob Dylan. Il produit aussi “Knife”, le deuxième album d'Aztec Camera et il donne à Tina Turner le titre "Private dancer", qu'il avait écarté au dernier moment de l’album “Love over gold”. Pour Mark Knopfler, le résultat est convaincant.

"Je suis très content qu'elle l'ait enregistrée. Bien sûr, elle a changé quelques détails ici et là, mais le résultat colle parfaitement. C'est très bien fait."

Côté vie privée, Mark Knopfler épouse Lourdes Salomone en novembre 84. C'est son deuxième mariage. Au-delà de toutes les activités éparpillées de son leader, la carrière de Dire Straits continue. Un double live, “ALCHEMY”, paraît en avril 84. C’est le reflet exact et sans retouche d’un concert donné en 83 à l’Hammersmith Odeon de Londres. Ce concert est également commercialisé sous la forme d’une vidéo. A propos de cette technique et de son utilisation, Mark Knopfler a des idées bien précises.

"En ce qui me concerne, je pense que la seule façon de faire, en vidéo, c’est : soit de réaliser quelque chose de totalement abstrait, comme en peinture par exemple, soit simplement de filmer un concert. Ce que je veux dire, c’est que j’aime vraiment beaucoup le 'live', comme ce que nous avons fait avec 'Alchemy'. C’est le reflet réel d’un concert et cet enregistrement, c’est exactement ce que nous avons joué ce soir-là, sans rien rajouter en studio. C’est ce qui s’est passé et ce que les gens ont vu."

En 1983, Mark Knopfler avait abordé pour la première fois le cinéma en composant la bande originale du film de Bill Forsyth, “LOCAL HERO”. C'est apparemment un exercice qui lui a beaucoup plu, puisqu'il récidive avec "CAL", en 1984, puis avec "COMFORT AND JOY" l'année suivante. Mark considère ce travail comme un dérivatif, mais il le prend pourtant très au sérieux et il voudrait bien continuer dans cette voie.

"J’aimerais en faire plus, mais je n’ai pas le temps. Pour moi, la musique de film, c’est un passe-temps très coûteux. Parce que, premièrement, j’aborde la musique de film probablement de la mauvaise manière ; mais je continuerai comme ça, parce que j’aime l’idée de faire un vrai disque, un disque qui tienne debout par lui-même une fois terminé, indépendamment de la musique du film. Plutôt que de composer simplement un bon morceau et de combler, ce qui est le cas, à mon avis, pour beaucoup de musiques de film, bien qu’on en fasse des disques. Et pour ça, j’ai besoin de beaucoup d’heures de studio, j’ai besoin d’un bon studio pour essayer de faire une bonne musique. Et tout cela coûte très cher."

En avril 85, Dire Straits proposent enfin un nouvel album studio, "BROTHERS IN ARMS". Pour la tournée mondiale qui suit, le groupe apparaît sous une forme légèrement modifiée avec notamment l’ajout d’un clavier supplémentaire, Guy Fletcher. Pendant ce temps, l’album connaît une réussite extraordinaire. N°1 en Angleterre, aux Etats-Unis et dans vingt-deux autres pays, il constitue la plus grosse vente de tous les temps pour un groupe britannique.
Ces ventes exceptionnelles sont stimulées par l’impact du single “Money for nothing”, un autre N°1 américain, où l’on entend la voix de Sting. Même si, pour des raisons contractuelles, l’ancien leader de Police a co-signé la chanson, celle-ci est l’œuvre exclusive de Mark Knopfler.

"J’ai écrit 'Money for nothing' alors que j’étais dans un magasin à regarder les cuisines et les équipements électro-ménagers : frigos, cuisinières et fours. Il y avait aussi un tas de téléviseurs, là, contre un mur. Et tous les employés du magasin regardaient MTV et en parlaient entre eux. J’ai commencé à écrire la chanson dans le magasin, assis dans une des cuisines d’exposition, installé en pleine vitrine. J’ai repris ce que ces gars disaient à propos de MTV. C’était des vendeurs, des livreurs, des magasiniers."
                       
Après “Brothers in arms”, qui a apporté à Dire Straits un succès universel en 1985,  Mark Knopfler prête son talent à d'innombrables productions extérieures, de Tina Turner à Sting, en passant par Ben E. King et Willie DeVille. Il signe aussi sa quatrième musique de film, “THE PRINCESS BRIDE".
Le 9 novembre 1987, Lourdes Knopfler accouche des jumeaux Benji et Joseph. Mark passe l'essentiel de l'année 88 dans les studios, soit comme producteur, soit comme guitariste. Mais Dire Straits est malgré tout présent dans les bacs des disquaires grâce à la compilation “MONEY FOR NOTHING”, un énorme succès en Angleterre avec quatre cent vingt mille exemplaires vendus en une semaine.

Les années 80 touchent à leur fin. Mark Knopfler multiplie les activités annexes au détriment de la carrière de Dire Straits qui semble au point mort. En 1989, il écrit et produit la musique du film “LAST EXIT TO BROOKLYN”. On le retrouve ensuite avec le groupe Brendan Croker & The 5 O’Clock Shadows.
Cette rencontre est à l’origine d’un projet qui aboutit en mars 90 et qui réunit, sous le nom de Notting Hillbillies, Mark Knopfler, Guy Fletcher, Brendan Croker et  Steve Phillips. Pour l’album “MISSING... PRESUMED HAVING A GOOD TIME”, les Notting Hillbillies ont voulu renouer avec leurs racines musicales : les débuts du rock & roll, le blues, le gospel, le jazz-boogie et le country & western. Le disque a été enregistré dans le studio que Mark Knopfler a installé chez lui, à Notting Hill Gate, ce faubourg de Londres qui a inspiré le nom du groupe.
Mark est l’auteur du single “Your own sweet way”. Habituellement peu enclin à confier ses compositions à d’autres interprètes, il a décidé cette fois de faire une exception.

"J’écris beaucoup de chansons, dans des styles très différents. Certaines d’entre elles ont été enregistrées par d’autres artistes, des gens de Nashville comme les Judds, Waylon Jennings, Chet Atkins ou les Everly Brothers. Mais ils n’ont pas essayé de faire 'Tunnel of love' ou même 'Sultans of swing', ni 'Money for nothing'. Par contre, 'Your own sweet way' me semble être une chanson qui convient bien à l’interprétation. Et j’ai pensé que les Notting Hillbillies en feraient une bonne version."

Après une tournée anglaise avec les Notting Hillbillies, Mark Knopfler part pour Nashville où il enregistre "NECK AND NECK", en duo avec le légendaire guitariste Chet Atkins. Aujourd'hui encore, il garde un souvenir ému de cette rencontre.
 
"On est devenus amis immédiatement, je pense, en tout cas, ça n'a pas pris beaucoup de temps. Je garde un grand souvenir des moments que j'ai passés avec Chet et je pense toujours à lui. Sur mon dernier album, il y a une chanson qui s'appelle 'Daddy's gone to Knoxville'. En l'écrivant, je pensais constamment à Chet, plus particulièrement au tout début de sa carrière, quand il courait le cachet d'une radio à l'autre, parcourant toutes ces routes. Et la plupart de ces routes étaient des routes de campagne, de petites routes. Aujourd'hui, certaines sont devenues d'importantes autoroutes surchargées de voitures, même si on est toujours à la campagne."

Paru en octobre 90, "Neck and Neck" sera récompensé par deux Grammy Awards : "meilleur instrumental country" pour "So soft, your goodbye" et "meilleure collaboration vocale country"  pour le titre "Poor boy blues".

Depuis “Brothers in arms”, c'est-à-dire depuis six ans, Dire Straits ne s'est pas beaucoup manifesté. Ce silence est enfin brisé en août 91 avec la sortie du single “Calling Elvis”, suivie de celle de l’album “ON EVERY STREET”. C'est un travail assez classique où Mark Knopfler préfère la sécurité du terrain déjà conquis à l’exploration de nouveaux territoires. Certains titres font référence à ses aventures récentes avec Chet Atkins et les Notting Hillbillies, d’autres à “Brothers in arms” ou “Money for nothing”. D'autres enfin évoquent directement J.J. Cale ou Ry Cooder. “On every street” est N°1 en Angleterre, N°12 aux Etats-Unis, et se vend finalement à plus de huit millions d’exemplaires.

Le 30 août 1991, Dire Straits entament le gigantesque “On every street tour”, qui s’achèvera quatorze mois plus tard, après avoir visité vingt-deux pays. Grâce au système de réservation informatisé, on sait que le groupe a joué devant exactement trois millions cinq cent quarante-quatre mille huit cent trente-neuf spectateurs.
Le 11 mai 93, pour remercier leur public, Mark Knopfler et ses musiciens publient “ON THE NIGHT”, un CD “live” enregistré en partie aux Arènes de Nîmes. C'est le deuxième “live” de la courte carrière discographique de Dire Straits, qui se résume alors à huit albums. C'est peu, mais il faut savoir que Mark Knopfler est un intoxiqué de la scène, ce qui lui prend beaucoup de temps et d'énergie.

"Chaque personne réagit différemment. Chaque musicien a son approche personnelle de la scène. Moi, je ressens cela comme quelque chose de vital. A tel point que lorsque je ne tourne pas, j’essaye toujours de trouver un endroit ici ou là où je pourrai jouer devant un public. Après un certain temps, tu parviens à établir un contact même avec une grande foule. Tu fais ce qu’il faut pour que personne ne soit exclu. J’ai toujours aimé jouer dans les endroits ronds comme les vieux amphithéâtres. C’est comme dans un film : quand tu arrives dans ce genre d’endroit, il y a quelque chose de magique auquel tu ne peux échapper."

Pour honorer leur contrat avec Mercury, Dire Straits publient un ultime album en juin 1995 : "LIVE AT THE BBC". C'est en mars 96 que paraît "GOLDEN HEART", le premier album solo de Mark Knopfler. Enregistré à Dublin et à Nashville, c’est un projet ambitieux qu'il a réalisé avec la collaboration de musiciens reconnus comme Paul Brady, Sonny Landreth, Vince Gill, plusieurs membres des Chieftains, ainsi que son collaborateur et ami de longue date Guy Fletcher.
Ceux qui adorent Dire Straits ne sont pas déçus par “Golden Heart”. Mark Knopfler a écrit quatorze titres splendides, mais qui sont très proches de ce qu’il a fait jusqu'ici avec son groupe. Dès lors, on peut se poser la question de l’intérêt d’une reformation de Dire Straits, d’autant que les obstacles semblent nombreux.

"Reformer Dire Straits, c’est un gros travail qui implique énormément de choses. Il y a beaucoup de monde à payer, tous ceux dont le seul gagne-pain est la musique. Il y a aussi les gens du son et tout le reste. C’est très compliqué. Il ne suffit pas de dire, comme on pourrait le penser : 'Venez, on va jouer ceci ou cela'. Remonter les Hillbillies serait plus facile. C’est une petite structure, sans section rythmique. Dire Straits, c’est beaucoup plus délicat. Il faudrait trouver le temps de répéter, pouvoir se dégager de toute autre contingence. Mais j’aimerais le faire si l’occasion se présentait. C’était fantastique de participer au Live Aid ou au Mandela Day ou même à des événements d’une portée plus modeste. Ce serait génial de s’y remettre pour de bonnes causes comme celles-ci."

Le 14 février 97, Mark Knopfler se marie pour la troisième fois. Il épouse la comédienne Kitty Aldrige qui lui donnera deux filles : Isabella et Katya.
La reformation de Dire Straits, qui semble très aléatoire, ne fait pas partie des priorités de Mark. Le nom du groupe réapparaît toutefois en août 98 à l'occasion de la sortie d'une nouvelle compilation : "SULTANS OF SWING – THE VERY BEST OF DIRE STRAITS". La même année, Mark Knopfler signe deux bandes originales de films : "WAG THE DOG" et "METROLAND".
C'est en septembre 2000 qu'il propose son deuxième album solo, "SAILING TO PHILADELPHIA". Ce titre lui a été inspiré par un roman qui raconte la vie de Mason et Dixon, les deux géographes qui ont établi, aux Etats-Unis, la frontière entre la Pennsylvanie et le Maryland. Cette frontière, appelée "Mason-Dixon Line", est devenue par la suite la ligne de démarcation entre les états du Nord qui voulaient abolir l'esclavage, et les états du Sud, qui voulaient le maintenir. Le titre "Sailing to Philadelphia" a été enregistré avec la complicité vocale de James Taylor. Pour Mark Knopfler, c'est un choix qui s'imposait.
 
"C'est la mélodie qui m'a soufflé le nom de James Taylor. Dès que j'ai imaginé ce chorus dans ma tête, j'ai entendu la voix de James. Et je savais qu'il ferait un bon astronome. On interprétait les deux personnages. Moi je faisais Dixon, un géomètre originaire de la même région que moi, l'Est de l'Angleterre. Alors que Mason avait plus la tête dans les étoiles, c'était parfait pour la voix de James. Personnellement, j'ai chanté un peu plus bas que d'habitude et j'ai peut-être écrit la chanson dans un registre trop bas pour James Taylor. Mais il a fait un fantastique Mason. C'était un peu comme un casting pour une pièce ou un film. J'entendais sa voix et j'étais sûr que ça marcherait."

Pour qualifier sa musique, Mark Knopfler parle de "blues transatlantique", un mélange où la musique américaine exerce une grande influence. En 2002, c'est à Nashville qu'il enregistre "THE RAGPICKER'S DREAM". On y retrouve les musiciens avec qui il travaille régulièrement depuis plusieurs années.
 
"Ce sont les mêmes musiciens qui étaient sur 'Golden heart' et sur 'Sailing to Philadelphia'. Ce sont ces musiciens avec qui je travaille depuis 1996 environ. Et Guy Fletcher, bien sûr, de Dire Straits. Je fais tout avec Guy, les musiques de films, on fait tout à deux et Guy fait partie de mon groupe actuel. Ça ne m'a pas empêché de donner plusieurs concerts il y a quelques semaines, trois ou quatre semaines, des concerts de charité avec les Notting Hillbillies et avec Dire Straits ; la première partie avec les Hillbillies et la seconde avec Dire Straits. C'était fantastique, c'était très amusant. Je les aime tous, ce sont tous de bons musiciens. Mais le plus important pour moi, c'est écrire des chansons et les enregistrer."

"The ragpicker's dream" ("Le rêve du chiffonnier") est bien dans la ligne des précédentes productions de Mark Knopfler. Il y parle une fois encore des gens ordinaires, et de la façon dont il l'a toujours fait.

En mars 2003, Mark Knopfler est victime d'un accident de moto assez grave. Il s'en sort avec une clavicule et six côtes cassées. Il remonte sur scène dès l'année suivante et il propose son quatrième album solo en septembre 2004, "SHANGRI-LA". Son intention est toujours la même : raconter des histoires. "Boom, like that", par exemple, est inspiré par l'autobiographie de Ray Arthur Kroc, le roi du hamburger, qui fit fortune en s'associant avec les frères Dick et Mac McDonald pour créer la McDonald's Corporation.

Une nouvelle compilation paraît en novembre 2005 : "PRIVATE INVESTIGATIONS – THE BEST OF DIRE STRAITS & MARK KNOPFLER". C'est un double CD qui survole en parallèle les deux carrières du groupe et de son leader. On y trouve aussi un inédit, "All the roadrunning", qui annonce l'album que Mark Knopfler a enregistré en duo avec Emmylou Harris.
Cet album porte le même titre, "ALL THE ROADRUNNING", et il sort en avril 2006. Il est suivi par une tournée au cours de laquelle sera enregistré le CD / DVD "REAL LIVE ROADRUNNING".

En septembre 2007, la sortie de "KILL TO GET CRIMSON" est suivie d'une série de concerts intimistes de Mark Knopfler en Europe. Sur le même modèle, il vient de proposer son sixième album solo, "GET LUCKY". On y trouve onze titres marqués par le folk, par le blues et par le talent particulier de Mark Knopfler qui évoque ici certains souvenirs de son enfance à Glasgow et à Newcastle.
Il a enregistré "Get lucky" dans son propre studio londonien, British Grove, avec ses musiciens habituels réunis autour du fidèle Guy Fletcher, le clavier avec qui il collabore régulièrement depuis la bande originale du film "Cal" en 1984.  
Mark Knopfler a déjà annoncé une tournée européenne qui débutera le 19 mai 2010 à Dublin. Pour l'instant, aucune date n'est annoncée en France. En revanche, on sait déjà qu'il se produira le 6 juin 2010 à Anvers et le 8 juin à Luxembourg. On sait aussi qu'il signera la musique de "CATALONIA", le prochain film de Hugh Hudson, le réalisateur des "Chariots de feu".


TITRES DIFFUSÉS (dans l’ordre de leur passage à l’antenne) :

-    "Walk of life" (CD "Brothers in arms")
-    "Get lucky" (CD "Get lucky")
-    "Sultans of swing" (CD "Dire Straits")
-    "Lady writer" (CD "Communiqué")
-    "Romeo & Juliet" (CD "Making movies")
-    "Twisting by the pool" (CD "Love over gold")
-    "Solid rock" (CD "Alchemy")
-    "Going home" (CD "Local Hero")
-    "Money for nothing" (CD "Brothers in arms")
-    "Tunnel of love" (CD "Making movies")
-    "So far away" (CD "Brothers in arms")
-    "Your own sweet way" (CD "Missing… presumed having a good time")
-    "Poor boy blues" (CD "Neck and neck")
-    "Calling Elvis" (CD "On every street")
-    "Your latest trick" (CD "On the night")
-    "Darling pretty" (CD "Golden heart")
-    "Sailing to Philadelphia" (CD "Sailing to Philadelphia")
-    "Why aye man" (CD "The ragpicker's dream")
-    "Boom, like that" (CD "Shangri-La")
-    "This is us" (CD "All the roadrunning")
-    "The car was the one" (CD "Get lucky")
   
    DISCOGRAPHIE :
   
    DIRE STRAITS
   
-    "DIRE STRAITS" (album – 1978)
-    "COMMUNIQUÉ" (album – 1979)
-    "MAKING MOVIES" (album – 1980)
-    "LOVE OVER GOLD" (album – 1982)
-    "ALCHEMY" (live album – 1984)
-    "BROTHERS IN ARMS" (album – 1985)
-    "MONEY FOR NOTHING" (compilation – 1988)
-    "ON EVERY STREET" (album – 1991)
-    "ON THE NIGHT" (live album – 1993)
-    "LIVE AT THE BBC" (live album – 1995)
-    "SULTANS OF SWING – THE VERY BEST OF DIRE STRAITS" (compilation – 1998)
-    "PRIVATE INVESTIGATIONS – THE BEST OF DIRE STRAITS & MARK KNOPFLER" (compilation – 2005)
   
    MARK KNOPFLER
   
-    "LOCAL HERO" (BO – 1983)
-    "CAL" (BO – 1984)
-    "COMFORT AND JOY" (BO – 1985)
-    "THE PRINCESS BRIDE" (BO – 1985)
-    "LAST EXIT TO BROOKLYN" (BO – 1989)
-    "SCREENPLAYING" (compilation – 1993)
-    "GOLDEN HEART" (album – 1996)
-    "WAG THE DOG" (BO – 1998)
-    "METROLAND" (BO – 1998)
-    "SAILING TO PHILADELPHIA" (album – 2000)
-    "A SHOT AT GLORY" (BO – 2001)
-    "THE RAGPICKER'S DREAM" (album – 2002)
-    "SHANGRI-LA" (album – 2004)
-    "ONE TAKE RADIO SESSIONS" (compilation – 2005)
-    "THE TRAWLERMAN'S SONG" (EP – 2005)
-    "KILL TO GET CRIMSON" (album – 2007)
-    "GET LUCKY" (album – 2008)
    THE NOTTHING HILLBILLIES
   
-    "MISSING … PRESUMED HAVING A GOOD TIME" (album – 1990)
   
    MARK KNOPFLER & CHET ATKINS
   
-    "NECK AND NECK" (album – 1990)
                
        MARK KNOPFLER & EMMYLOU HARRIS

-    "ALL THE ROADRUNNING" (album – 2006)
-    "REAL LIVE ROAD RUNNING" (DVD + CD – 2006)









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