La Réunion : baisses de prix annoncées, la violence diminue

Des réunionais manifestent contre la vie chère

Des réunionais manifestent contre la vie chère

Crédit : AFP

Baisse de l'essence, de l'électricité et des produits de première nécessité : alors que le département de l'océan Indien est secoué depuis trois nuits par des violences, le préfet de La Réunion a pris des mesures contre la vie chère dans l'île. Le prix du carburant va baisser de 8 centimes, celui de la bouteille de gaz est ramené à 15 euros. Enfin, 40 produits de première nécessité ont été identifiées : ils feront l'objet d'un gel ou d'une diminution des tarifs. Ces annonces semblent avoir calmé les émeutiers : les troubles, malgré de nouveaux foyers, ont sensiblement diminué en intensité dans la nuit de vendredi à samedi.

Ecouter, Voir

Un accord a été trouvé vendredi soir entre manifestants et autorités. Conséquences : des baisses de prix pour les plus faibles revenus

Crédit : Nicolas George

"Nous avons espoir que les mesures fortes adoptées seront entendues par la population", avoue le préfet Michel Lalande

Crédit : Lauriane Dervault

Explications : les raisons de la tension sociale qui règne sur l'île

Crédit : Nicolas George

Les violences perdent d'intensité

Des dégradations ont été commises principalement dans le sud de l'île avec quelques commerces vandalisés et des voitures incendiées.
  
Relativement épargnée par les violences depuis le début de l'agitation mardi soir, sur fond de contestation de la vie chère, la principale ville du sud de la Réunion,  Saint-Pierre, a toutefois vécu une nuit de tensions avec plusieurs commerces vandalisés et quelques voitures incendiées.

Des échauffourées entre forces de l'ordre et des groupes de 50 à 100 jeunes se sont déroulées également à Saint-Louis et Etang-Salé, toujours dans le sud. En revanche, la nuit a été beaucoup plus calme dans l'Est où les gendarmes s'étaient déployés en force dans les rues de Saint-André et de Saint-Benoit.

Au Chaudron, quelques affrontements ont eu lieu avec les policiers mais les jeunes ont été beaucoup moins nombreux que lors des deux premières nuits ainsi qu'au Port où la police parlait d une "décrue" de la violence.

L'essence et l'énergie diminuent


Les discussions entre manifestants et autorités ont porté leurs fruits vendredi soir. Les prix des carburants et de l'électricité pour les bas revenus vont en effet baisser sur l'île, et ceux de 40 produits de première nécessité vont au moins être gelés à partir du 1er mars grâce à l'effort des collectivités locales.

Les prix de l'essence et du gazole vont baisser de 8 centimes par litre jusqu'à la fin de l'année grâce à un allégement de la fiscalité.

Un tarif social pour l'électricité va être mis en place pour les familles percevant les minima sociaux et les salaires jusqu'à 1,4 Smic. Cela devrait représenter une baisse de l'ordre de 40% sur la facture d'électricité.

EDF appliquera ces tarifs, qui seront financés par le conseil général.

De plus, "40 produits de première nécessité vont faire l'objet soit d'une baisse soit d'un gel. Le conseil général a précisé que parmi ces produits, il y aurait "une dizaine de 'produits pays', c'est-à-dire produits localement comme le lait, l'huile, les couches, l'eau de javel, le porc ou encore le poulet, qui baisseraient de 20 à 30%".

A l'inverse du préfet, qui a qualifié "d'extrêmement significatives" ces mesures, la centaine de manifestants encore présents sur la place de la préfecture a exprimé sa colère.

Tous les participants à la réunion, qui s'est tenue à la préfecture, ont lancé un "appel solennel" au calme à la population.

Le département de l'océan Indien est secoué depuis trois nuits par des violences, dans le sillage d'un mouvement social parti du prix de l'essence et vite élargi au problème global de la "vie chère".

La Réunion en crise

RESTEZ INFORMÉ !
Voir la dernière newsletter
Vous aimerez aussi

Publicité

Ajouter un commentaire

Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.

22commentaires
Signaler un abus top felipe-2 le 27/02/2012 à 19h21 S'ils avaient commencer par là...Les gens n'auraient pas eu à descendre dans la rue...à dénoncer leurs quotidien ; quitte à ce qu'on les compare...à de vulgaires...casseurs...et pourquoi ; pas des nantis,,,pendant qu(on y est ?
Signaler un abus top veragrouic le 26/02/2012 à 18h15 trop facile de casser !
comme de partout et surtout du coté des cités ou tout les professionnels de l'assistanat se réfugient dans la violence pour ne pas affronter la réalité !
le travail dévalorisé au profit de la spéculation et de tous ces pratiquants égoïstes , malhonnêtes sont cités comme exemple par médias, politiques de même consciences !
un monde de pourri financé ou menteur,voleur,manipulateur sont des qualités!!!
Signaler un abus top jacobsg3 le 26/02/2012 à 09h57 tiens mais comment ils font pour baisser le prix de l'essence
on nous à prouver il n'y à pas 8 jours (président de total) que c'était ABSOLUMENT impossible
encore un casse tete
Signaler un abus top roertanmieux le 25/02/2012 à 20h35 ils cassent
nous ont paient
faisons les bosser, enfin éssayons car ils ont un poil dans la main
voilà la politique de gauche qui consiste à donner du pognon à rien faire
Signaler un abus top xavion le 25/02/2012 à 16h32 ET l'océan bleu en plus : ça n'a pas de prix.
Signaler un abus top Griffon19 le 25/02/2012 à 14h38 Ces jeunes savent casser l'outil de travail des honnêtes gens, piller, vivre de l'économie parallèle... Bref ces fainéants devraient commencer par travailler. Ils comprendraient ainsi que l'outil de travail est à respecter.
Or, ils ne savent que vivre de l'assistanat de la métropole. Ces gens nous coûtent cher. Pour paraphraser Raymond Barre, « s'ils veulent leur indépendance, qu'ils la prennent !»
Mais ils sont trop paresseux pour s'assumer.
Signaler un abus top NonRiendeRien le 25/02/2012 à 14h14 13h56 - avenir2012 - 25/02/12

Chômage ?

Vous avez dit " chômage " ?

Pour être " chômeur " il faut d'abord avoir voulu travailler !

Ce n'est pas plus de travail qu'ils réclament, c'est plus d'argent et d'assistanat !

Saint-Denis doit être un nom prédestiné.

A moins qu'avec le temps cela ne devienne " saints deniers "...
Signaler un abus top avenir2012 le 25/02/2012 à 13h56 des données sur le chômage par région dans chacun des pays de l'Union européenne. Les chiffres 2006 viennent de tomber. Le taux de chômage le plus élevé concerne quatre régions françaises, soit, dans l'ordre croissant, la Martinique (24,1%), la Guadeloupe (26,9%), la Réunion (28,3%) et la Guyane (28,5%), record absolu. Les jeunes font, si l'on ose dire, encore mieux, puisque, à l'exception de la Guyane, les taux de chômage des 15-24 ans y dépassent les 50% (60% en Guadeloupe
Signaler un abus top Simeleon le 25/02/2012 à 13h33 Les baisses sont comiques vu le cout de la vie la bas..... Au fait notre président candidat va y aller voir les probléles du Peuple de la Réunion qui souffre ??? et Mme Penchard ministre des DOM elle n'y va pas ??????
Signaler un abus top hommedelarue le 25/02/2012 à 10h45 Démocratie participative ? Non ? On répartit : Casse à la Réunion, paiement de la casse : la Métropole, baisse des prix des produits de 1ère nécessité à la Réunion, paiement pour équilibre des baisses : la Métropole par quelle méthode : augmentation de la TVA sur les produits de 1ère nécessité en Métropole ? D'autres idées ?
Voir tous les commentaires

Publicité

Publicité

Publicité

22