
Des réunionais manifestent contre la vie chère
Crédit : AFPCrédit : Nicolas George
Crédit : Lauriane Dervault
Crédit : Nicolas George
Les violences perdent d'intensité
Des dégradations ont été commises principalement dans le sud de l'île avec quelques commerces vandalisés et des voitures incendiées.
Relativement épargnée par les violences depuis le début de l'agitation mardi soir, sur fond de contestation de la vie chère, la principale ville du sud de la Réunion, Saint-Pierre, a toutefois vécu une nuit de tensions avec plusieurs commerces vandalisés et quelques voitures incendiées.
Des échauffourées entre forces de l'ordre et des groupes de 50 à 100 jeunes se sont déroulées également à Saint-Louis et Etang-Salé, toujours dans le sud. En revanche, la nuit a été beaucoup plus calme dans l'Est où les gendarmes s'étaient déployés en force dans les rues de Saint-André et de Saint-Benoit.
Au Chaudron, quelques affrontements ont eu lieu avec les policiers mais les jeunes ont été beaucoup moins nombreux que lors des deux premières nuits ainsi qu'au Port où la police parlait d une "décrue" de la violence.
L'essence et l'énergie diminuent
Les discussions entre manifestants et autorités ont porté leurs fruits vendredi soir. Les prix des carburants et de l'électricité pour les bas revenus vont en effet baisser sur l'île, et ceux de 40 produits de première nécessité vont au moins être gelés à partir du 1er mars grâce à l'effort des collectivités locales.
Les prix de l'essence et du gazole vont baisser de 8 centimes par litre
jusqu'à la fin de l'année grâce à un allégement de la fiscalité.
Un tarif social pour l'électricité va être mis en place pour les
familles percevant les minima sociaux et les salaires jusqu'à 1,4 Smic.
Cela devrait représenter une baisse de l'ordre de 40% sur la facture
d'électricité.
EDF appliquera ces tarifs, qui seront financés par le
conseil général.
De plus, "40 produits de première nécessité vont faire l'objet soit
d'une baisse soit d'un gel. Le conseil général a précisé que parmi ces produits, il y aurait "une
dizaine de 'produits pays', c'est-à-dire produits localement comme le
lait, l'huile, les couches, l'eau de javel, le porc ou encore le poulet,
qui baisseraient de 20 à 30%".
A l'inverse du préfet, qui a qualifié "d'extrêmement significatives" ces
mesures, la centaine de manifestants encore présents sur la place de la
préfecture a exprimé sa colère.
Tous les participants à la réunion, qui s'est tenue à la préfecture, ont lancé un "appel solennel" au calme à la population.
Le département de l'océan Indien est secoué depuis trois nuits par des violences, dans le sillage d'un mouvement social parti du prix de l'essence et vite élargi au problème global de la "vie chère".
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10/04/2013 - 09h48
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