Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 13/06/2010 à 10h50 - Mis à jour le 13/06/2010 à 11h34

Un policier devant l'aéroport de Papeete en Polynésie française le 29 septembre 2009 / AFP
Une grève générale a débuté jeudi en Polynésie française, à l'appel d'un "Collectif pour la Paix" constitué de onze syndicats. Les épreuves du baccalauréat n'ont pas été perturbées, mais plusieurs entreprises ou services publics ont fermé. Le trafic aérien est très perturbé. Les revendications s'adressent à la fois à l'Etat et au gouvernement de la Polynésie française, qui se partagent les compétences dans cette collectivité d'outre-mer.
Les syndicats demandent au gouvernement local d'arrêter les licenciements massifs, de pérenniser le système de protection sociale, de lutter contre la vie chère, et d'assurer le système de retraite. Ils demandent à l'Etat de maintenir le niveau de retraite des fonctionnaires, et de rembourser à la Caisse de Prévoyance Sociale toutes les dépenses liées aux maladies radio-induites des vétérans du nucléaire.
Le mouvement "ira crescendo" a affirmé l'intersyndicale.
L'activité sur le port et aux douanes, essentielle pour des îles dépendantes de leurs importations, est au point mort, tandis que l'hôpital fonctionne en service minimum et que la Caisse de Prévoyance Sociale (sécurité sociale locale) a été bloquée.
Dans les transports, des rotations de ferries entre les îles de Tahiti et Moorea ont été annulées ainsi que plusieurs vols inter-îles et internationaux.
"Le point le plus problématique, c'est l'aéroport, car les pompiers sont en grève et les avions ne peuvent pas décoller ni atterrir", a déclaré à Magali Charbonneau, directrice de cabinet du Haut-Commissaire. " L'Etat a mis en oeuvre les réquisitions. Les grévistes ont pris leurs responsabilités en ne répondant pas à ces réquisitions", a-t-elle ajouté.
"Nous n'avons pas eu de réponse de l'Etat, cela ne nous étonne pas tellement puisque le représentant de l'Etat ne respecte pas le protocole qu'il a lui-même signé", a affirmé Patrick Galenon, porte-parole de l'intersyndicale.
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