Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 29/09/2009 à 18h31 - Mis à jour le 30/09/2009 à 10h43

Un micro RTL / DR
Au lendemain du suicide d'un salarié de France Telecom, qui s'est jeté du haut d'un viaduc autoroutier lundi en Haute-Savoie, Serge Pueyo a recueilli pour RTL le témoignage de son épouse. "Il m'avait parlé de son mal-être. Mais avant il était très bien. Il était certes sensible, mais ce n'était pas quelqu'un de dépressif", a-t-elle expliqué. Selon elle, c'est sa dernière mutation qui l'a fait passer à l'acte.
Dans une lettre laissée à sa femme, l'homme avait mis en cause la société qui l'employait. Selon Annie Rouennais, ce courrier est "sans ambiguïté" sur les raisons qui ont poussé son mari à se suicider. Ce sont "ses souffrances au travail, c'est tout", a-t-elle déclaré à RTL.
Elle raconte que son mari lui avait fait part à plusieurs reprises de son mal-être au travail. "Ce n'était pas quelqu'un de dépressif, c'était quelqu'un de sensible certes, mais pas dépressif du tout, qui aimait la vie avant tout", dit-elle.
"Il me parlait de toutes ces restructurations, sans cesse. On impose des postes aux gens, on ne leur donne aucune possibilité."
"C'est une mutation qui l'a fait basculer (...) parce qu'on lui a donné un non choix", poursuit-elle, stigmatisant les méthodes "impersonnelles" de l'entreprise et le "manque de communication entre les individus".
Priée de dire si elle envisage de porter plainte contre France Telecom, elle répond: "Je ne sais pas, c'est mon problème, je n'en dirai pas plus."
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