Les banques françaises sont-elles suffisamment solides pour faire face à une crise financière ? : le "Débat" avec Serge Maître, président de l'Association française des usagers des banques (Afub)
Créé le 16/06/2009 à 08h35 - Mis à jour le 16/06/2009 à 10h13

Eglise de scientologie / DR
Le parquet a créé la surprise lundi, en requérant la dissolution des deux principales structures françaises de l'Eglise de Scientologie, trois ans après avoir requis un non-lieu général dans ce dossier d'escroquerie en bande organisée. Le jugement sera mis en délibéré, sans doute jusqu'à l'automne prochain.
Les deux représentants du parquet, Maud Morel-Coujard et Nicolas Baïeto, ont en outre demandé au tribunal correctionnel de Paris de condamner l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie - Celebrity Centre (ASES-CC) et sa librairie à payer chacune une amende de 2 millions d'euros.
Par ailleurs, quatre ans de prison avec sursis, 150.000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques et civils ont été requis contre le fondateur du Celebrity Centre et figure emblématique de la Scientologie française, Alain Rosenberg.
L'affaire remonte à la fin des années 1990. Quatre anciens adeptes avaient alors porté plainte, estimant avoir été floués, voire ruinés, par l'Eglise de Scientologie. Certains avaient dépensé jusqu'à 325.000 francs pour des cours de dianétique, un électromètre et une cure de purification. Depuis, deux d'entre eux se sont désistés de leur action.
Alors qu'en septembre 2006, le parquet avait estimé que les mis en examen avaient été "mus par leur seule conviction religieuse" et n'avaient tiré "aucun bénéfice personnel", il a dressé lundi un portrait au vitriol de "la méthode scientologue, sortie toute armée du cerveau d'un écrivain de science-fiction dans la Californie des années 50".
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