Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 30/11/2008 à 07h59 - Mis à jour le 30/11/2008 à 10h38

Vittorio de Filippis, le 29 juin 2006 à Paris / AFP
Après une plainte en diffamation déposée par le fondateur du fournisseur d'accès internet Free, Vittorio de Filippis a été interpellé hier à son domicile. Plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer les méthodes musclées employées par la justice.
Me Levy a dénoncé les conditions de cette interpellation, "une première", selon lui, en matière de délit de presse. "Je suis l'avocat de Libération depuis 1975 et c'est la première fois que je vois un directeur de publication faire l'objet d'une interpellation et d'un mandat d'amener", a-t-il déploré. "Je suis scandalisé que l'on inflige un tel traitement pour un délit qui n'est pas passible de prison", a ajouté Me Levy.
De son côté, la Societé civile des personnels de Libération (SCPL) s'élève dans un communiqué publié samedi par le quotidien "les méthodes judiciaires intolérables" dont a été victime Vittorio de Filippi. "Nous demandons qu'une enquête soit ouverte sans délai sur ces methodes", a poursuivi la SCPL qui a exprimé "sa solidarité" au journaliste.
Laurent Joffrin, directeur de la publication et de la redaction de Libération, écrit que la juge Muriel Josié a utilisé "une lettre de cachet" à l'encontre du journaliste "avec attaque de la maréchaussée à l'aube, fouille au corps et enfermement temporaire".
L'UMP a demandé l'ouverture d'une enquête, estimant que le traitement subi par le journaliste paraissait "surréaliste" et la méthode utilisée "disproportionnée". Le porte-parole Frédéric Lefebvre a suggéré que soit mise à l'ordre du jour des Etats Généraux de la presse la question des procédures utilisées à l'encontre de la presse par les autorités judiciaires.
Le PS a stigmatisé des "méthodes inadmissibles" qui ont pour but "d'entraver la liberté de la presse".
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