FAITS DIVERS JUSTICE

L'affaire Hodeau relance le débat sur la récidive

Créé le 01/10/2009 à 19h25 - Mis à jour le 02/10/2009 à 07h45

L'intérieur de la maison d'arrêt de Fresnes

L'intérieur de la maison d'arrêt de Fresnes / DR

Le procureur de la République d'Evry Jean-François Pascal a fait savoir jeudi que "rien ne laissait penser" dans le comportement du meurtrier présumé de la joggeuse de l'Essonne "qu'il pouvait recommencer". L'homme avait déjà été condamné en 2002 à onze ans de réclusion criminelle pour l'enlèvement et le viol d'une adolescente, avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007. Après l'assassinat de Marie-Christine Hodeau, le débat sur la récidive revient au cœur du débat politique. Car l'homme n'était plus soumis à aucun contrôle depuis la fin de l'exécution de sa peine. Brice Hortefeux a mis en cause les juges d'applications des peines. Le ministre de l'Intérieur estime que cet assassinat aurait pu être évité. Nicolas Sarkozy lui a demandé de prendre des mesures et a annoncé une réunion la semaine prochaine sur le suivi des délinquants sexuels et l'efficacité des lois récemment votées. Pour Brice Hortefeux, l'"assassinat de Marie-Christine Hodeau aurait pu être évité". Le ministre de l'Intérieur a mis en cause "les juges d'application des peines qui ont pris la décision de libération conditionnelle" du meurtrier présumé. Des propos jugés scandaleux par les syndicats de magistrats. Aucune irrégularité formelle n'a été relevée pour l'instant dans l'affaire apparue ces derniers jours.

"Cette mise en libération conditionnelle a été le résultat d'un long processus de réflexion du juge qui le suivait et qui, conformément à la loi, s'est assuré non seulement qu'il remplissait les conditions légales mais aussi qu'il présentait des garanties de représentation", a déclaré jeudi le procureur d'Evry Jean-François Pascal lors d'une conférence de presse.

Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre prône le recours à la "castration chimique", un traitement censé inhiber les pulsions.

La vice-présidente du FN Marine Le Pen, elle, réclame la "peine capitale" ou la "perpétuité réelle" pour les criminels sexuels,  affirmant que les "récidivistes sont toujours protégés par Sarkozy".


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