Education nationale : approuvez-vous le retour à la semaine de cinq jours dans le primaire ? : le "Débat" avec Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE
Créé le 09/02/2010 à 08h30 - Mis à jour le 09/02/2010 à 10h17

Un véhicule de police / AFP
Une garde à vue pour une explication après avoir traverser sur les clous alors que le feu était vert... Alors qu'une fronde lancée par des avocats contre le système français de garde à vue fait la une de l'actualité après l'annulation par le tribunal correctionnel de Paris de cinq gardes à vue dans une affaire d'agression présumée contre des agents de police, au motif que les avocats des prévenus n'avaient pu exercer pleinement les droits prévus par la convention européenne des droits de l'Homme, RTL vous raconte ce matin l'histoire de Jean-François. Cet ingénieur polytechnicien de 59 ans, a été interpellé à Versailles un après-midi d'août 2008 après avoir traversé un passage piétons alors que le feu était vert. Le ton est monté. Les policiers sont du coup allés le chercher chez lui à 22h15 avant de le placer en garde à vue pour "outrage à agent". Il ne sera libéré qu'après 18 heures de détention.
Le tribunal correctionnel de Paris a annulé la semaine dernière cinq gardes à vue dans une affaire d'agression présumée contre des agents de police, au motif que les avocats des prévenus n'avaient pu exercer pleinement les droits prévus par la convention européenne des droits de l'Homme. Selon ce jugement rendu le 28 janvier, les auditions des cinq prévenus à compter de la 24e heure de garde à vue et l'intégralité de l'audition de l'un d'entre eux sont irrégulières "dès lors qu'ils n'ont pu bénéficier de l'ensemble des interventions qu'un citoyen européen ou français sont en droit d'attendre".
Le gouvernement doit préciser ce mardi son projet de réforme de la GAV devant le Sénat. Il y en a eu 578 000 l'an dernier en France. Les Verts et les Socialistes suggèrent que la GAV ne soit autorisée que si l'infraction encourue est passible d'une peine de prison d'au moins 5 ans. Le premier ministre François Fillon a lui-même reconnu qu'il fallait "repenser les conditions et l'utilité de la garde à vue".
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