
Même l'Education Nationale est impuissante, face à ces communes qui fonctionnent "comme au Moyen Âge", disent certaines victimes
Crédit : AFP / ArchivesCrédit : Bénédicte Tassart
Crédit : Camille Crosnier
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"Comme au Moyen Âge"
Dans la région, plusieurs familles, qui demandent des écoles publiques - par principe mais aussi pour raisons financières - se font menacer, dénoncer aux impôts, mettre sur écoute, reçoivent des lettres anonymes, sont exclues, de ces communes de 1000 à 2000 habitants.
L'argument des mairies, c'est de dire que les parents ne sont pas assez nombreux à signer un registre pour l'école publique. Mais eux disent qu'ils sont "fichés" s'ils vont à la mairie, et qu'il y aura donc des conséquences. Beaucoup n'osent donc pas aller signer, de peur des répercussions.
C'est à peine croyable, et pourtant c'est une réalité ! Même l'Education nationale est impuissante, face à ces communes qui fonctionnent "comme au Moyen Âge", disent certaines victimes : le "lobby" privé/catholique est puissant ; et les habitants natifs ne veulent surtout pas que l'on change leurs habitudes et que ces "étrangers", comme ils les appellent, viennent tout chambouler. Or, ces "étrangers" venus d'Angers ou Nantes sont de plus en plus nombreux.
L'article L212-2 du code de l'Education stipule que "toute commune doit être pourvue d'au moins une école élémentaire publique, à partir de 15 enfants inscrits". 7.000 enfants dans le Maine et Loire voudraient être scolarisés dans le public.
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10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
10/04/2013 - 09h36
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