Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière : "Comment l'engagement sur les retraites va-t-il être respecté ?"
Créé le 20/09/2010 à 19h16

Depuis plusieurs semaines, la France est ciblée comme une priorité par Al-Qaida au Maghreb Islamique / AFP
C'était jeudi dernier. Alors que cinq Français viennent d'être enlevés au Niger, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux affirme que la menace terroriste n'a jamais été aussi forte dans notre pays. Pas plus d'explications sur le moment. Et heureusement, son inquiétude, par la suite, ne s'est pas confirmée dans les faits. Pourtant, RTL vous révèle que ce jour-là, la France s'est bel et bien préparée à un attentat. Des informations concordantes, provenant de différents services, faisaient état du passage à l'acte d'une femme kamikaze. Ce suspect fantôme a été recherché toute la journée, en vain. La menace, hautement crédible, est toujours prise au sérieux aujourd'hui. Parallèlement, la protection du recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a été renforcée.
Le risque d'un attentat s'est renforcé en France depuis jeudi, mais "pas spécifiquement" sur les transports, souligne lundi le ministère de l'Intérieur, qui parle de "types d'objectifs indéfinis". "Il s'agit d'une menace dont on pouvait penser qu'elle visait les transports", avait-on indiqué sans fournir de détails, quelques heures plus tôt, de source proche de l'Intérieur.
Brice Hortefeux, interrogé par la presse sur l'existence d'une menace
terroriste, a affirmé lundi à Moissy-Cramayel que "la menace est
réelle" et que "notre vigilance est renforcée". Le renforcement de la menace a été enregistré "à compter de jeudi 05H00", a-t-on précisé de même source, confirmant en partie une information de RTL, mais elle ne concerne pas de cibles précises.
Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "vérifier" un renseignement sur une femme soupçonnée de vouloir mener un attentat kamikaze dans la capitale.
Trois personnes relevant du Service de protection des hautes personnalités sont chargées de la sécurité du recteur de la Grande Mosquée de Paris, pour une durée qui n'a pas été précisée. Jusqu'ici Dalil Boubakeur, ancien président du Conseil français du Culte musulman, ne bénéficiait pas de protection particulière.
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