
Des enquêteurs de la police discutent le 20 août 2012 à Toulouse devant l'appartement où la fillette est décédée, atteinte d'une balle dans la tête
Crédit : AFP / Pascal PavaniCrédit : Patrick Isson
Crédit : Patrick Isson
Une dispute qui dégénère, un suspect violent
Le suspect serait entré dans une fureur noire pour un motif futile : la propreté de ce logement du quartier populaire d'Empalot, a expliqué le procureur Michel Valet, tout en invitant à la prudence devant les différentes versions livrées par cet homme d'une trentaine d'années connu de la police et de la justice.
A leur arrivée sur les lieux au 4ème étage d'un immeuble qui en comporte huit, les policiers, alertés vers 17h15 par les voisins, ont découvert l'appartement en désordre et plusieurs portes défoncées, traces apparentes d'une violente dispute. Ils ont trouvé la petite fille avec une plaie à la tête. Elle a succombé à ses blessures vers 18h05. L'autopsie a montré depuis qu'elle était décédée d'une balle de 22 long rifle.
Les policiers ont aussi croisé et intercepté un homme qui sortait du logement avec un sac contenant un pistolet automatique 22 long rifle avec quatre balles dans le chargeur et une dans le canon, ainsi qu'un fusil à canon scié démonté avec un projectile de calibre 12 à l'intérieur et une boîte de cartouches.
Le suspect avait dans un premier temps expliqué aux policiers que le drame faisait suite à un accident. Il disait avoir déplacé un sac déposé par un tiers dans cet appartement du quartier populaire d'Empalot et contenant un fusil ou une carabine. Le coup serait parti, selon lui, et il aurait traversé la porte de la salle de bains dans laquelle se trouvait la fillette et atteint celle-ci en pleine tête.
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10/04/2013 - 09h48
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