Nathalie Barré, la mère du petit Mathis (en médaillon avec Sylvain Jouanneau, son père), lance un appel à l'aide
Crédit : Frédéric Veille / RTLCrédit : Frédéric Veille
Crédit : Frédéric Veille
La lettre ouverte de Nathalie Barré, maman de Mathis :
"Cela fait six mois aujourd'hui que mon fils Mathis, 8 ans a été enlevé par son père. Ce dernier, mis en examen et écroué depuis décembre dernier, refuse toujours de dire où est mon enfant.
Est-il toujours vivant ! Est-il en France ? En Europe ? Au Maroc ou ailleurs ?
Est-il dans une famille ? Dans une communauté ? Chez une personne qui le séquestre ? Les enquêteurs et le Parquet de Caen n’ont pas le début d’une réponse à ces questions.
Alors je souhaite par cette lettre lancer un appel au secours aux pouvoirs publics et aux autorités politiques pour que des moyens supplémentaires soient mis à la disposition du Parquet de Caen pour retrouver Mathis.
Les services judiciaires de Caen font leur maximum avec les moyens dont ils disposent mais qui sont insuffisants, c’est une évidence aujourd’hui. J’ai donc écrit à la Présidence de la République pour exposer ces faits et pour demander une aide.
Que dois-je faire de plus aujourd’hui ?
Dois-je faire un emprunt et engager un détective privé ? Dois-je me résigner ? Une mère peut-elle se résigner?
La vie de Mathis est chaque jour un peu plus en danger, sans parler de son équilibre psychologique : il croit que je suis morte. Comment un enfant peut-il continuer à vivre ainsi ? Quand la justice aura-t-elle les moyens de mettre fin à son épreuve ?
J’ai observé jusqu’à présent la discrétion mais la conséquence c’est que la disparition de Mathis passe au second plan, derrière l’urgence des affaires quotidiennes qui arrivent au parquet de Caen.
C’est pourquoi je lance aujourd’hui cet appel au secours. J’espère être entendue, j’espère que la voix de Mathis sera entendue : il n’a plus que moi pour crier en son nom."
Mathis et son père, Sylvain Jouanneau
Rappel des faits
Le 4 septembre, l'homme âgé de 37 ans n'avait pas ramené Mathis à sa mère, dont il était divorcé depuis six ans. Avant de disparaître avec son fils, Sylvain Jouanneau a envoyé son téléphone portable à ses parents et leur a écrit une lettre,
indiquant qu'il souhaitait disparaître volontairement avec son fils et
qu'il n'avait pas l'intention de se suicider. Il indiquait dans sa
lettre être parti avec 30.000 euros.
Sa voiture avait été retrouvée le 10 septembre près de Bayonne et son camping-car dans la région de Caen. Un appel à témoin lancé le 26 septembre avait permis de retrouver sa trace dans l'Hérault et le Gard.
Sylvain Jouanneau a été retrouvé début décembre,
mis en examen et écroué à Caen pour "enlèvement de mineurs par
ascendant". Depuis son interpellation, il refuse de dire où se trouve son fils. Il a affirmé que l'enfant était en sécurité chez des tiers et laissé entendre qu'il était à l'étranger. Un nouvel appel à témoin avait été lancé pour tenter de retrouver l'enfant après l'arrestation de son père.
e dernier avait lui aussi adressé une lettre à quelques médias début janvier dans laquelle il estimait que le mode de garde de son fils avant septembre n'était pas satisfaisant. Son avocate, Ophélie Minot, indiquait alors qu'il avait été privé de voir son fils entre septembre et décembre 2010.
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10/04/2013 - 09h48
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