
Mohamed Merah, fin 2011
Crédit : DRCrédit : Philippe Corbé
"J'avais un but précis. Dans mes choix de victimes", affirme le tueur à son interlocuteur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). "J'aurais jamais tué des enfants (...) si vous aurez pas tué nos enfants", poursuit-il.
"Je tue les militaires en France parce qu'en Afghanistan, ils tuent mes frères. Je tue des juifs en France, parce que ces mêmes juifs-là (...) euh tuent des innocents en Palestine", poursuit Merah.
"Si j'aurais tué des civils (sic), la population française aurait dit que, heu voilà, c'est un fou d'Al-Qaïda, c'est juste un terroriste."
Quand son interlocuteur le pousse à se confier, Merah, avoue que son premier meurtre, celui d'un parachutiste commis le 11 mars à Toulouse, fut "éprouvant". Mais il dit avoir eu le "coeur apaisé" après la deuxième tuerie le 15 mars à Montauban où il a abattu deux autres militaires et en a très grièvement blessé un troisième.
"Et, comme il était apaisé, je voulais refaire ça à chaque fois et (...) de récidiver dans mes opérations, je me sentais de mieux en mieux", poursuit-il.
Mohamed Merah abattra encore trois élèves et un père de famille le 19 mars dans une école juive de Toulouse, avant d'être tué par la police le 22 mars à l'issue du siège de son domicile.
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10/04/2013 - 09h48
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