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FAITS DIVERS JUSTICE

Christophe Régnard sur RTL :"Je demande à Michèle Alliot-Marie de soutenir les magistrats"

Créé le 03/09/2010 à 14h27

Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats

Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats / AFP

L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a vivement répliqué mardi à la mise en cause de la justice par un syndicat de commissaires de police, jugeant "préférable de travailler ensemble" plutôt que se livrer à des propos "virulents et déplacés". Par l'intermédiaire de son président, Christophe Régnard, invité de "RTL Midi", l'organisation a expliqué que le dossier ne comportait pas de charges suffisantes justifiant une mise en détention provisoire du suspect. Le Syndicat indépendant des commissaires de police (SICP, 2e syndicat de commissaires) a appelé lundi ses troupes à boycotter les audiences de rentrée des tribunaux, afin de manifester leur "désapprobation face à l'attitude de la justice vis-à-vis des forces de sécurité". Pour ce syndicat, des magistrats "paralysent chaque jour par leur inaction la chaîne pénale". Déplorant notamment "la virulence déplacée des propos", Christophe Régnard, président de l'USM, a protesté auprès de la ministre de la Justice et du SICP.

"Ces propos démagogiques, à la limite de l'outrage, cette mise en cause des magistrats, présentés comme les responsables de la hausse de la délinquance (...) ne sont pas acceptables dans une démocratie", estime le syndicat dans sa lettre à Michèle Alliot-Marie, qu'il appelle à dénoncer "ces mises en cause injustifiées".

"Magistrats et policiers rencontrent au quotidien les mêmes difficultés pour  juguler, avec des moyens insuffisants et dans la frénésie législative ambiante,  les phénomènes de délinquance. Chercher à opposer les uns aux autres est parfaitement inopportun et inefficace", ajoute le texte, dont une copie a été transmise à l'AFP.

Au président du SICP, Christophe Régnard écrit qu'"accuser les magistrats de  +paralyser par leur action désinvolte la chaîne pénale dans son ensemble+ et de  +nourrir le sentiment d'impunité d'une poignée de voyous+ est aussi inacceptable qu'affligeant".

"Plutôt que cette vaine recherche d'un bouc émissaire, il nous paraît préférable de travailler ensemble (...) pour que des moyens soient enfin donnés  à l'ensemble de la chaîne pénale", ajoute-t-il.

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