"Petits Matins de Campagne 2", un film de Gaya Bécaud - PARTIE 4
Créé le 03/12/2011 à 14h55

L'hôtel Carlton à Lille. / AFP
Le procès pour proxénétisme du Français Dominique Alderweireld, dit "Dodo la Saumure", devant le tribunal correctionnel de Tournai (ouest de la Belgique), a été reporté au 1er mars, a indiqué jeudi la présidente du tribunal à l'issue d'une courte audience préliminaire. Il n'a jusqu'à présent pas été mis en examen, ni même entendu, par les enquêteurs lillois. Le nom de Dominique Alderweireld est cité dans l'affaire de proxénétisme du Carlton de Lille, notamment en raison de ses relations avec le chargé d'affaires de l'hôtel, René Kojfer, mis en examen pour proxénétisme. Pour la première, "Dodo la Saumure" s'exprime sur RTL depuis sa cellule. Il dénonce un acharnement contre lui. Il confirme qu’il n’a jamais eu de lien direct avec DSK, même si deux de ses "employées" ont participé à un repas et une soirée coquine avec l’ex-patron du FMI, qui ne pouvait pas d’ailleurs ignorer la qualité de prostituées de ces filles.
DSK savait-il ?
"Je ne
connais pas M. Strauss-Kahn, qui n'est jamais venu chez moi", indique
"Dodo la Saumure". "Le seul lien que j'ai avec lui, c'est que deux
filles qui ont travaillé chez moi l'ont rencontré dans une partie".
"Mais elles sont indépendantes et font ce qu'elles veulent, ce n'est pas
moi qui propose les filles aux clients".
L'ex-patron
du FMI était-il au courant que ces deux filles étaient des prostituées ?
Pour "Dodo la Saumure", il évident que "oui". "A moins qu'il ne soit
vraiment naïf".
"Je n'ai pas les moyens de payer la caution"
"Je n'ai pas les sommes disponibles pour payer 75.000€ de caution", explique Dominique Alderweireld à RTL, qui est donc contraint de continuer à gérer ses affaires depuis sa prison. "J'ai des biens immobiliers et si je dois les hypothéquer ça va durer un certain temps".
Dominique Alderweireld, surnommé "Dodo la Saumure" en référence au bain salé dans lequel sont plongés... les maquereaux, tient depuis des années des "bars montants" et autres "salons de massage" dans plusieurs localités belges situées le long de la frontière française.
Des dizaines de jeunes femmes y ont été employées aux yeux de tous par ce natif du nord de la France.
Après des années où il n'a pratiquement pas été inquiété, "Dodo" va devoir répondre de la tenue de "maisons de débauche ou de prostitution" entre 2000 et 2009.
Le parquet l'accuse en outre d'avoir profité de la "situation vulnérable" de plusieurs prostituées et d'avoir été en possession ou vendu de la cocaïne. Il encourt une peine de 5 à 10 ans de prison.
Publicité
Publicité
Publicité