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FAITS DIVERS JUSTICE SUD OUEST SUD OUEST

Bissonnet condamné à 20 ans de réclusion en appel

Créé le 25/11/2011 à 08h30

Jean-Michel Bissonnet, dans le box des accusés le 7 novembre 2011 au palais de justice de Carcassonne

Jean-Michel Bissonnet, dans le box des accusés le 7 novembre 2011 au palais de justice de Carcassonne / AFP

La Cour d'assises de l'Aude a rendu son verdict jeudi après-midi. Présenté comme un "manipulateur extraordinaire", Jean-Michel Bissonnet a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour avoir commandité l'assassinat de sa femme en mars 2008, soit dix ans de moins qu'en première instance. Le riche retraité de 64 ans a toujours nié ce crime. Les deux co-accusés de Jean-Michel Bissonnet, le jardinier analphabète Méziane Belkacem et le vicomte fantasque Amaury d'Harcourt, ont été condamnés respectivement à vingt ans de réclusion criminelle et huit ans de prison. La défense de l'ancien homme d'affaires n'a pas exclu de déposer un pourvoi en cassation mais à titre conservatoire, quitte à le retirer ensuite. Les jurés ont été sensibles à certains de ses arguments

Trois procès à rebondissements n'auront cependant pas levé le mystère: pourquoi Jean-Michel Bissonnet, cet ancien homme d'affaires à qui tout souriait, a-t-il fait tuer celle qu'il a toujours présentée comme la femme de sa vie ?

Les jurés d'appel ont réduit la peine de trente ans infligée en première instance par les assises de Montpellier au retraité de 64 ans. Peut-être ont-ils été sensibles aux arguments de Me Jean-Yves Liénard qui, le dernier jour du procès, s'est départi de la posture adoptée jusqu'alors par la défense, en envisageant la culpabilité de Jean-Michel Bissonnet pour plaider les circonstances atténuantes.

La cour d'assises de l'Aude s'était retirée jeudi midi pour décider de la culpabilité ou de l'innocence de Bissonnet, après l'avoir entendu protester jusqu'au bout de son amour pour sa femme, dont il est accusé d'avoir commandité l'assassinat.

"J'aime mes enfants, j'adore toujours ma femme", a déclaré l'ancien et riche homme d'affaires de 64 ans, jugé en appel à Carcassonne avec le jardinier analphabète Méziane Belkacem et le vicomte fantasque Amaury d'Harcourt.

"Elle me manque terriblement, elle me manque et je ne suis rien sans elle", a-t-il ajouté comme le président Daniel Duchemin lui demandait s'il avait quelque chose à ajouter pour sa défense à l'issue de presque trois semaines de procès.

Trente ans requis mercredi

L'avocat général a demandé mercredi à la cour d'assises de l'Aude de confirmer la peine de trente ans de réclusion criminelle prononcée en première instance contre Jean-Michel Bissonnet, rejugé en appel à Carcassonne pour avoir commandité l'assassinat de son épouse.

Manon Brignol a également requis la confirmation des peines prononcées par la cour d'assises de l'Hérault contre les deux coaccusés du riche retraité de 64 ans : 20 ans de réclusion contre Méziane Belkacem, 8 ans de prison contre le vicomte Amaury d'Harcourt.

Jeudi matin sur RTL, Yves Calvi s'entretenait avec Florent Bissonnet, le fils aîné de Jean-Michel Bissonnet. C'est la première fois qu'il s'exprimait depuis l'ouverture du procès, le 7 novembre dernier. Pour lui, son père n'a pas commandité le meurtre.

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