Crédit : Raphaël Vantard
Doumia et Kyla ont décidé il y a quelques jours de sortir du silence. Depuis plusieurs mois, ces deux caissières d'un supermarché de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, affirment subir, chaque jour, les réflexions obscènes, les remarques deplacées et surtout les avances sexuelles de leurs patron.
Un harcèlement devenu insupportable pour Doumia, qui a du se faire arrêter. Elle explique ainsi qu'on lui posait "des questions sur la façon dont mon mari me faisait l'amour, si j'étais satisfaite, si je voulais essayer avec (mon patron). Je n'arrive pas à oublier les mots qu'ils m'ont dit".
Déjà existantes, ces situations se multiplient un peu partout en France depuis l’abrogation de la loi sur le harcèlement. Le 13 juin, un nouveau projet de loi contre le harcèlement sexuel a été
présenté en Conseil des ministres et envoyé au Sénat, il devrait être
examiné par l'Assemblée nationale avant l'été. Mais ce n'est pas suffisant pour les associations. Notamment parce qu'il impose aux femme victimes de prouver le caractère récurrent des remarques ou des avances subies.
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10/04/2013 - 09h48
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