Erwann Menthéour à propos de Jeannie Longo : "Est-ce que c'est normal qu'une femme de 50 ans gagne des courses ?"
Créé le 01/10/2009 à 07h23 - Mis à jour le 01/10/2009 à 09h26

Dominique de Villepin / AFP
L'audition de Dominique de Villepin au procès Clearstream était très attendue mercredi. Mais finalement, rien de très neuf : l'ancien Premier ministre a nié catégoriquement avoir comploté en 2004 contre Nicolas Sarkozy. Il s'est présenté en victime d'une manipulation. Il est pourtant clairement mis en cause par ses co-prévenus, Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud. C'est donc parole contre parole. L'audition du général Rondot, lundi prochain, risque de mettre tout le monde d'accord...
"Je suis heureux de pouvoir aujourd'hui apporter ma contribution à l'émergence de la vérité dans une affaire où les mensonges et les manipulations ont obscurci cette vérité", avait déclaré l'ancien Premier ministre dans la salle des pas perdus, avant le début de son audition. "Je suis certain que la sérénité des débats de cet après-midi permettra à la justice de faire son travail dans les meilleures conditions", avait-il ajouté.
Dominique de Villepin a affirmé au tribunal correctionnel de Paris qu'il n'avait "jamais" reçu ni donné d'"instruction présidentielle" de Jacques Chirac dans le dossier Clearstream, contrairement à ce qu'affirme l'ex-vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin.
Disant tout ignorer de la manipulation des listings, l'ancien ministre des Affaires étrangères avait estimé quelques minutes plus tôt que "tout aurait dû s'arrêter le 25 mars 2004" avec l'arrestation dans un autre dossier d'Imad Lahoud, source principale des listings Clearstream, ce qui mettait à mal sa crédibilité.
Interrogé de manière isolée sur un point de détail, Dominique de Villepin avait réaffirmé mardi devant le tribunal correctionnel de Paris qu'il n'avait jamais "eu entre les mains" les listings falsifiés à l'origine de la dénonciation calomnieuse.
VOIR NOTRE DOSSIER SPECIAL "PROCES CLEARSTREAM"
Publicité
Publicité
Publicité