Afghanistan : l'aveu de l'Armée française

Créé le 05/09/2008 à 19h57 - Mis à jour le 05/09/2008 à 19h57

Des soldats transportent le cercueil de Sébastien Devez, tué en Afghanistan, le 23 août à la cathédrale de Castres

Des soldats transportent le cercueil de Sébastien Devez, tué en Afghanistan, le 23 août à la cathédrale de Castres / AFP

Près de trois semaines après l'embuscade tendue par les talibans le 18 août en Afghanistan, l'état-major des Armées a finalement reconnu vendredi qu'un des dix soldats français tués était décédé d'une blessure à l'arme blanche. "Pour mettre fin aux rumeurs qui déstabilisent les familles, je peux déclarer qu'un de nos soldats, blessé par balle, est mort par arme blanche au cours des combats rapprochés de l'embuscade du 18, selon les témoignages de ses camarades que nous avons recueillis, confirmés par des examens médicaux", a déclaré le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major. Ces conclusions, a-t-il expliqué, ressortent des "témoignages de ses camarades" et ont été "confirmées par des examens médicaux".

Très rapidement après le guet-apens, une polémique était née sur les circonstances exactes de la mort des dix soldats, plusieurs organes de presse, sur la foi de sources militaires ou de témoignages de familles, faisant  état de corps retrouvés égorgés, un journal avançant le chiffre de quatre.

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