
Voici à quoi ressemblent les aliments à emballages comestibles
Crédit : DRCrédit : Marine Machefer
Des petites boules fourrées, l'alimentation du futur ?
David Edwards, chercheur rattaché à l'université de Harvard, travaille sur le projet depuis 2009 au sein d'une start-up parisienne et d'un centre d’expérimentation artistique avec le designer François Azambourg. Il est donc à l'origine de ces emballages qui se mangent. Son menu propose par exemple la Wikimousse, une crème dessert au chocolat. Plus de pot en plastique, le contenu se mélange au contenant et prend la forme d'une petite boule gélatineuse toute molle.
Idem pour la Wikiboisson, une autre petite boule molle remplie de soupe ou de jus de fruit, qui doit être percée avec une paille pour être bue. Quant aux Wikiapéricubes, ces petites boules de fromage frais entourées par une peau de curry, ils ne demandent qu'à être gobés. Tous ces produits sont certifiés 100% naturel et alimentaire. "Ces emballages peuvent aussi être composés de fruits séchés, de chocolat, de noix et de basilic", explique le chercheur au Parisien.
Une Wikiglace
Mais au-delà de l'arôme, quel procédé chimique est utilisé pour créer cette peau qui protège les aliments ? "Il s’agit en fait d’un gel fait avec des particules de calcium et de magnésium et un polymère naturel. Evidemment, pour éviter que tout le monde tripote l’emballage comestible, un suremballage est nécessaire, comme c’est de toute façon le cas avec la plupart des produits alimentaires qui sont conditionnés dans un film plastique ou un carton. Mais si ce suremballage, composé d’algues ou de bagasse, n’est pas mangeable, il est biodégradable", détaille le professeur.
Futé, le procédé est-il hygiénique ? "Oui", répond David Edwards. "Si j'ai un souci d'hygiène, il suffit de le passer sous l'eau, comme on le fait pour les fruits et les légumes".
Différentes Wikicells
L'idée est-elle exploitable à grande échelle ? En gros, allez-vous retrouver un jour ces aliments dans vos assiettes, vos distributeurs ou vos supermarchés ? "Avec nos machines, on est capables de produire une centaine de Wikicells
par heure", explique David Edwards, toujours au Parisien. "On peut même
imaginer des engins pouvant réaliser ces produits à domicile. Un peu sur
l’idée des machines à expresso." Un procédé de fabrication assez aisé donc, qui rend le chercheur très optimiste. Selon lui, l'emballage mangeable pourrait être disponible dans les rayons de vos magasins en 2013.
En attendant, il sera possible de les découvrir dès cet automne, dans le
Wikibar qui ouvre dans le premier arrondissement de Paris.
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10/04/2013 - 09h48
10/04/2013 - 09h47
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10/04/2013 - 09h34
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