Crédit : Anne Le Henaff
Les chercheurs ont trouvé 35.000 gènes dans la tomate, soit 5.000 de plus que chez l'être humain
Depuis 70 ans, les producteurs cherchent à avoir des tomates qui mûrissent de façon la plus homogène possible. C'est plus pratique pour les commercialiser. Mais en mettant en avant cette "qualité", cela nuit à d'autres facteurs : les chercheurs américains se sont rendus compte qu'en favorisant le mûrissement, les caractères de la teneur en sucre et en lycopène étaient eux contre-sélectionnés. Ils ont enfin identifié ce gène qui donne du goût, et vont donc pouvoir le réintroduire, le favoriser grâce à des croisements, pour créer de nouvelles variétés de tomates industrielles, avec plus de goût d'ici deux ou trois ans.
La tomate étant le deuxième légume le plus mangé au monde, avec 120 millions de tonnes chaque année, soit 4.000 kilos de tomates produits dans le monde chaque seconde, les enjeux économiques de cette découverte sont plus qu'importants.
La production mondiale de tomates a progressé régulièrement au cours du XXe siècle et s'est accrue considérablement durant les trois dernières décennies. Elle est passée de 48 millions de tonnes en 1978, à 74 millions en 1992, 89 millions en 1998, et a atteint 124 millions en 2006. Parmi les 16 pays qui ont produit 1 million de tonnes ou plus, 6 sont largement au dessus de 5 millions de tonnes. On estime que 30 % des tomates produites sont transformées. Ce pourcentage est très différent d'un pays à l'autre.
Production de tomate en 2006 (en millions de tonnes ; FAO, 2007)
Production mondiale : 123,7 millions de tonnes
Chine 32,5 Mexique 2,9
Etats-Unis 11,3 Russie 2,4
Turquie 9,9 Grèce 1,7
Inde 8,6 Ouzbékistan 1,6
Egypte 7,6 Ukraine 1,5
Italie 6,4 Maroc 1,2
Iran 4,8 Chili 1,2
Espagne 3,7 France 0,74
Brésil 3,3 France + DOM 0,76
La consommation par individu, que ce soit en tomates fraîches ou transformées, ne cesse d'augmenter à l'échelle mondiale.
Les pays méditerranéens sont de gros consommateurs, et cela en toutes saisons.
En France, la consommation de tomate fraîche est de l'ordre de 13 kg/personne/an, celle sous forme de produits transformés atteignant l'équivalent de 22 kg en équivalent tomate fraîche.
Ces chiffres, communiqués par le centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL), sont basés sur la production nationale, en y intégrant les importations et les exportations.
Il est vraisemblable que la demande en tomates continuera à augmenter, du fait de l'accroissement des populations humaines et de la durée de conservation qui permet un transport à longue distance, de la diversification des types variétaux et des changements alimentaires qui orientent le consommateur vers des produits tels que ce légume.
.
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité
Afin d’assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr et pour tous les blogs.