Crédit : Virginie Garin
Au moins 1.000 emplois menacés chez le volailler Doux
Entre 1.000 et 1.500 emplois sur les 3.400 salariés que compte le groupe Doux, placé en redressement judiciaire, sont remis en cause par les offres de reprise déposées auprès des administrateurs judiciaires, ont indiqué des sources mercredi.
L'offre du groupe agroalimentaire Sofiprotéol, qui coordonne une plusieurs partenaires dont Duc, Glon-Sanders, LDC, Terrena, Tilly-Sabco ou encore la coopérative Triskalia, prévoit la perte d'un millier d'emplois Doux, a précisé le président du groupe Xavier Beulin, également à la tête de la FNSEA.
Mais sur ces mille emplois, certains pourraient être reclassés dans certaines sociétés de l'offre coordonnée, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au siège du syndicat agricole.
"Dans la reprise du groupe Doux, ne nous le cachons pas, il y aura inévitablement des pertes d'emplois," a-t-il estimé.
Sofiprotéol travaille à une amélioration de l'offre d'ici le 23 juillet, date à laquelle le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) pourrait se prononcer sur les différents dossiers qui ont été remis le 5 juillet aux administrateurs judiciaires.
"Il y aura bien sur une amélioration de l'offre sur le plan social. Vous dire à combien d'emplois ça se terminera numériquement c'est difficile à exprimer," a cependant insisté Xavier Beulin.
Il a confirmé que les trois usines de Pleucadeuc, qui emploie 400 personnes dans le Morbihan, de Graincourt, qui compte près de 300 salariés dans le Pas de Calais et le site Père Dodu de Quimper, 244 emplois, seraient exclus de l'offre de Sofiprotéol, groupe spécialisé dans les huiles et protéines végétales.
Une manifestation est prévue jeudi matin à Pleucadeuc pour défendre l'emploi.
Les délégués syndicaux du volailler ont estimé de leur côté qu'au moins 1.500 emplois étaient menacés, que l'on prenne en compte les offres individuelles ou celle de Sofiprotéol.
"Plusieurs sites du groupe ne font l'objet d'aucune offre et c'est surtout la filière poulet frais qui est touchée", a dit à Reuters Jean-Luc Guillart, délégué CFDT.
Outre Pleucadeuc et Graincourt, les emplois administratifs et les activités de découpe de poulet frais du site de Chateaulin (Finistère), siège du groupe, seraient menacés, expliquent les syndicats.
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10/04/2013 - 09h48
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