L'opération de la dernière chance pour sauver l'Euro

Tout reste à faire au lendemain du sommet européen de Bruxelles. La France et l'Allemagne doivent encore peaufiner les derniers détails, mais les fondations d'un accord dans un nouveau sommet mercredi à Bruxelles sont posées. L'objectif est toujours de renforcer la force de frappe du fonds de soutien de la zone euro. La Grèce ne paiera pas toutes ses factures, il va donc falloir trouver cent milliards d'euros pour recapitaliser les banques. Enfin, la zone euro étudie la possibilité d'offrir l'assistance de son fonds de secours financier à l'Italie afin d'éviter la contagion de la crise de la dette.

Dette grecque : un accord se profile avec les banques

La zone euro est "relativement proche" d'un accord avec les créanciers privés de la Grèce sur les pertes qu'ils devront subir dans le cadre d'un nouveau plan de sauvetage du pays, alors que les banques proposent désormais d'effacer 40% de la dette grecque.
  
Selon une source diplomatique européenne, le lobby bancaire qui négocie avec les Etats a porté son offre de "décote" volontaire, ou de dépréciation de la valeur des créances grecques, à 40%.

Cet effort avait été fixé à 21% dans l'accord conclu le 21 juillet sur le second plan d'aide à la Grèce. Mais il faut à présent revoir la copie en raison de la dégradation continue de la situation économique de la Grèce et de l'absence de perspective pour le pays de rembourser en l'état l'intégralité de ce qu'il doit, à savoir près de 350 milliards d'euros de dette.

Les Etats européens sont convenus vendredi de chercher à obtenir désormais 50 à 60% de "décote" pour assurer la soutenabilité de la dette grecque, selon des sources diplomatiques concordantes.
 
Renforcer le Fonds de soutien : gros morceau des discussions 

En parallèle, les négociations se poursuivent sur le renforcement de la force de frappe du Fonds de soutien européen aux pays en difficulté (FESF), avant un nouveau sommet décisionnel mercredi.
  
Plusieurs options sont sur la table. La première verrait le FESF garantir une partie des obligations émises par les Etats fragiles, afin d'attirer des acheteurs. Une deuxième consiste à créer un fonds spécial adossé probablement au Fonds monétaire international (FMI) et abondé sur la base du volontariat, par exemple par des pays émergents notamment la Chine.

Un accord sur cette option ne pourra être trouvé qu'au sommet du G20 à Cannes (France) début novembre, avec les autres pays riches et émergents.

Enfin une troisième option propose de créer un véhicule financier adossé au FESF, pour attirer investisseurs publics comme privé, y compris en dehors de la zone euro. Ces trois scénarios pourraient se combiner.

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par Philippe Roy-ContancinJournaliste RTL
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Commentaires Avec Bell & Ross

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