Un violeur libéré en Espagne aurait passé la frontière

Un espagnol condamné pour avoir violé et tué trois adolescentes, libéré à la suite d'une décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme, serait en France.

La police espagone à la frontière entre la France et l'Espagne (image d'illustration)
Crédit : PEDRO ARMESTRE / AFP
La police espagone à la frontière entre la France et l'Espagne (image d'illustration)

Des dizaines de détenus ont été libérés dernièrement en Espagne à la suite d'une décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme. Ces détenus étaient principalement des prisonniers de l'ETA mais aussi plusieurs violeurs et assassins, notamment un certain Miguel Ricart, accusé d'avoir violé et tué trois adolescentes. Cet homme qui ne devait sortir qu'en 2023 est libre et aurait, selon les autorités espagnoles samedi 14 décembre, passé la frontière pour se rendre en France.

Les polices espagnoles et catalanes surveillaient Miguel Ricart depuis sa libération le 29 novembre. On sait quel bus il a pris pour se rendre à Barcelone, dans quelle soupe populaire il a diné, on sait aussi qu'il s'est rasé la tête et coupé la moustache. Mais mercredi soir, il a été perdu de vue.

Les policiers espagnols sont persuadés qu'il est passé en France justement pour se soustraire à cette surveillance. Ils disent avoir prévenu les autorités françaises, mais côté catalan en France, ni les policiers ni les gendarmes disent avoir reçu le moindre message officiel.

Libre d'un point de vue légal

Pas de signalement Interpol non plus. Car d'un pur point de vue légal, Miguel Ricart a purgé sa peine. En 1992, avec un complice, il a enlevé, violé, torturé et achevé d'une balle dans la tête trois adolescentes, une des plus horribles affaires criminelles que l'Espagne ait connues.

Il a été condamné à 170 ans de prison ramenés à la peine maximale de 30 ans, mais la Cour européenne des Droits de l'Homme a jugé sa détention illégale, en application de la "doctrine Parot", un système de remise de peine défavorable aux détenus sous le coup de condamnations multiples. Miguel Ricart est donc sorti 10 ans plutôt.

Aucune mesure de soin ni de réinsertion

Les familles des victimes crient au scandale, d'autant qu'il n'a fait l'objet d'aucune mesure de soin ou de réinsertion. Le directeur général des services pénitentiaires espagnols confiait récemment : "il n'existe pas de pronostic favorable pour une réinsertion".

Les parlementaires espagnols envisagent de se munir de nouvelles lois pour encadrer la liberté de ce genre de détenu.

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par Patrick TejeroJournaliste RTL
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Un espagnol condamné pour avoir violé et tué trois adolescentes, libéré à la suite d'une décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme, serait en France.
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2013-12-14 22:41:00
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