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Procès Francis Heaulme : Henri Leclaire "vraisemblablement" mis en examen

L'avocat d'Henri Leclaire, longtemps suspecté mais blanchi par la suite, a dénoncé une parodie de justice à l'issue d'une audition extrêmement tendue de son client devant la cour d'assises de Moselle.

Lyon, le 17 avril 2002. Henri Leclaire aurait avoué à un témoin s'en "être pris aux enfants". (Archives)

Crédit : AFP / PHILIPPE MERLE

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Longtemps suspect avant d'être blanchi, Henri Leclaire devrai "vraisemblablement" être mis en examen dans l'affaire du double meurtre de Montigny-lès-Metz, a estimé mardi 1er avril Me Thomas Hellenbrand, l'avocat de cet homme entendu comme simple témoin au procès de Francis Heaulme.

"Est-ce que je souhaite qu'il soit mis en examen? Vraisemblablement, c'est vers cela qu'on s'oriente", a estimé Me Hellenbrand, à l'issue d'une audition extrêmement tendue de son client devant la cour d'assises de Moselle, au cours de laquelle Henri Leclaire s'est enferré dans des déclarations contradictoires. "Vingt-huit ans ans plus tard, sans scellés, sans pièces à conviction, c'est une parodie de justice", a-t-il dénoncé, jugeant "lamentable" l'interrogatoire d'Henri Leclaire devant la cour.

Au deuxième jour du procès de Francis Heaulme pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz, Henri Leclaire a réitéré qu'il n'avait pas tué les deux enfants, et affirmé à plusieurs reprises qu'il ne s'était pas trouvé le dimanche 28 septembre 1986 dans les parages du lieu du crime, contrairement à ce qu'affirment d'autres témoins. Revenant sur les contradictions mises au jour par l'audition, Me Hellenbrand a affirmé: "Mon client raconte tout et n'importe quoi. Il a horreur du vide, alors il répond n'importe quoi. Il y a trop de pression".

Son audition initialement prévue la semaine prochaine avait été avancée à la suite de nouveaux témoignages de dernière minute qui jettent le doute sur ses affirmations. Henri Leclaire -qui avait été blanchi par l'enquête- s'était accusé, lors d'une garde à vue en décembre 1986, du double meurtre d'Alexandre Beckrich et Cyril Beining, 8 ans, massacrés à coups de pierre quelques mois plus tôt, le 28 septembre, au bord d'une voie ferrée à Montigny-les-Metz. Mais il s'était ensuite rétracté.

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