Marseille : Le trafic de drogue incriminé dans le meurtre de l'adolescent

Manuel Valls exclut "tout découragement" après la mort d'un adolescent de 17 ans à la suite d'un règlement de comptes visiblement lié à un trafic de drogues.

Le trafic de stupéfiants est de nouveau considéré comme étant au cœur des règlements de comptes.
Crédit : AFP/Archives, Loic Venance
Le trafic de stupéfiants est de nouveau considéré comme étant au cœur des règlements de comptes.

Le trafic de stupéfiants serait au coeur du règlement de comptes qui a coûté la vie à un adolescent de 17 ans jeudi 9 mai à Marseille. Le jeune homme avait été retrouvé le corps criblé de balles au volant d'une voiture dans les quartiers Nord de la ville.

Un trafic de stupéfiants à l'origine de la rixe

"On est immanquablement sur un règlement de comptes lié a un trafic de stupéfiants", a expliqué le directeur interrégional de la police judiciaire, Christian Sainte. 

Alors qu'il était au volant d'une voiture, le jeune homme, âge de 17 ans et demi, a été atteint à la tête et au thorax par 23 impacts de balles, tirées en plein boulevard par deux hommes sur une moto de grosse cylindrée. Dans la soirée, une source proche de l'enquête soulignait que le tireur avait vidé le chargeur de son pistolet mitrailleur de gros calibre (9 mm) sur la victime, démontrant ainsi une certaine maîtrise. 

Originaire de la cité Micocouliers, cité sensible du 14e arrondissement proche du lieu du drame, la victime était connue des services de police pour de petites affaires de stupéfiants et des délits de conduite sans permis. 

Une guerre entre deux cités

Les policiers s'intéressent notamment dans leur enquête à la guerre que se sont livrées deux cités des quartiers Nord, les Micocouliers, d'où est originaire le jeune homme, et Bassens, de l'autre côté de l'autoroute traversant le Nord de la ville. 

Cette guerre avait notamment coûté la vie à 3 personnes toujours originaires des Micocouliers en décembre 2011. Leurs corps avaient été retrouvés dans une voiture incendiée aux Pennes-Mirabeau, au nord de la ville. Ils avaient été atteints par des balles de 9 mm. 

Autre piste évoquée : celle d'une saisie de 80 kg de cannabis aux Micocouliers. Les jeunes trafiquants, dont aurait fait partie le jeune homme, se seraient trouvés dans l'incapacité de payer leurs fournisseurs, qui auraient décidé de cette mesure de rétorsion. 

Regain de violence dans la ville

Le préfet Bonnetain va dans le sens de la police, expliquant que cette montée des violences provient "soit de raisons qui opposent les trafiquants entre eux, comme le contrôle de tel ou tel réseau de stupéfiants, soit des conséquences de grosses saisies de stupéfiants que nous avons pu réaliser". 

Ce nouvel acte de violence a particulièrement choqué le préfet comme le reste des habitants de Marseille : "La jeunesse surprend, je viens de m'entretenir avec le ministre de l'Intérieur qui comme moi, comme vous, remarque (son) très jeune âge, 17 ans et demi. Lui comme moi nous considérons que c'est effrayant", regrette le préfet.

Le dernier règlement de comptes dans lequel un mineur a trouvé la mort dans la cité phocéenne remonte au 22 décembre 2011. Un jeune homme de 17 ans avait été touché de sept balles de kalachnikov au pied de son immeuble de la cité de la Castellane, dans le 15e arrondissement. 

Manuel Valls exclut tout découragement

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a réagi ce vendredi soir à ce nouveau drame. La jeunesse des victimes dans ces récents règlements de comptes signifie "qu'il y a des réseaux qui se renouvellent très vite pour l'appropriation du marché de la drogue", a-t-il assuré.

Alors qu'il doit faire un point d'étape la semaine prochaine sur l'action des zones de sécurité prioritaires qu'il a mises en place, Manuel Valls a demandé "du temps" pour obtenir des résultats et exclut tout "découragement"

A droite, différents responsables politiques ont demandé au ministre de l'Intérieur une politique plus ferme. Pour Marine Le Pen, après "un énième assassinat", "il est temps de rompre avec la culture du laxisme". Rachida Dati a lancé un message à Manuel Valls, l'invitant à "faire de la lutte contre la drogue une priorité nationale assumée". 

A gauche, les élus socialistes marseillais, la sénatrice Samia Ghali et le député Patrick Mennucci, ont estimé que la "pauvreté" et l'échec scolaire étaient responsables des violences

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Marseille : Le trafic de drogue incriminé dans le meurtre de l'adolescent
Marseille : Le trafic de drogue incriminé dans le meurtre de l'adolescent
Manuel Valls exclut "tout découragement" après la mort d'un adolescent de 17 ans à la suite d'un règlement de comptes visiblement lié à un trafic de drogues.
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2013-05-11 01:09:28
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