Enquête sur Christine Lagarde : "la faute à Sarkozy" ?

A qui la faute ? Alors que Christine Lagarde est en pleine tempête après l'ouverture d'une enquête pour "complicité de détournement de biens publics et complicité de faux" dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais, des voix de Gauche se font entendre. Très fort. Et tapent dans la fourmilière : la question de la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans cette affaire. Et l'histoire des "réseaux" occultes entre hommes politiques refait donc surface.

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Sarkozy-Tapie : une liaison inavouable ? Laurent Léger, grand reporter à Charlie-Hebdo, était l'invité de RTL Crédits : Philippe Corbé | Durée : | Date :
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La presse française n'hésite pas vendredi, après la décision de la justice d'enquêter sur le rôle joué en 2008 dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais par Christine Lagarde, à évoquer l'implication de l'Elysée dans le dossier.

***Libération
La nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI)  "n'ayant jamais fait mystère du peu d'estime qu'elle avait pour Tapie
ou du fait qu'elle ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam", écrit Nicolas Demorand dans Libération, "la question du rôle joué par l'Elysée, où l'homme d'affaires a ses entrées, reste entière" et "ressurgira lors de la campagne présidentielle".

***Sud-Ouest
"Où trouver la conjonction" dans le fait que l'ancienne ministre de l'Economie soit rappelée à l'ordre par la justice, s'interroge Yves Harté dans Sud-Ouest. "En Nicolas Sarkozy, président de la République, à qui Bernard Tapie fit allégeance publique à la télévision, un soir de mars 2007", affirme-t-il.

***La Montagne
Pour Daniel Ruiz de La Montagne, ayant "agi sur ordre, la femme de rigueur apparaîtra désormais comme le valet des œuvres occultes du chef de l'État", tandis que d'après Jean-Marcel Bouguereau de La République des Pyrénées, "en bon petit soldat, elle a laissé faire".

***La Charente Libre
"La traduction judiciaire de l'affaire Lagarde-Tapie est bien une affaire d'État" estime Dominique Garraud dans La Charente Libre, même si "on peut raisonnablement douter qu'elle puisse aller à son terme avec la mise en examen d'une ancienne ministre devenue star mondiale de la finance".

***Le Figaro
Quant à Yves Thréard du Figaro, il préfère constater que "lorsqu'elle arrive à Bercy, en 2007, Christine Lagarde hérite donc d'une "patate chaude". Elle n'en est ni la "cuisinière" ni l'exécutrice testamentaire".

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par La rédaction numérique de RTL
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Commentaires Avec Bell & Ross

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