Affaire Tapie : Lagarde plie mais ne se rend pas

De "l'abus d'autorité" à une "complicité de détournement de biens publics et complicité de faux"... La justice française a décidé jeudi d'enquêter sur le rôle joué en 2008 dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais par Christine Lagarde, toute nouvelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Elle est mise en cause pour avoir abandonné la voie judiciaire en 2007 dans un litige concernant la revente d'Adidas en 1993. Il lui est aussi reproché d'avoir renoncé à contester l'arbitrage privé attribuant 285 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008. Une véritable épée de Damoclès au-dessus de la tête de l'ex-ministre de l'économie ?

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Le réquisitoire qui déclenchera les investigations sur la directrice générale du Fonds monétaire international sera pris "dans les prochains jours". Ces délits sont passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à 10 ans de prison et 150.000 euros d'amende.

La commission des requêtes de la Cour de justice de la République a choisi une qualification plus élevée que celle demandée par le procureur général de la Cour de cassation, "abus d'autorité", passible de cinq ans de prison.

L'ex-ministre de l'Economie, nommée en juillet à la tête du FMI, est mise en cause pour avoir abandonné la voie judiciaire en 2007 dans un litige concernant la revente d'Adidas en 1993.

Il lui est aussi reproché d'avoir renoncé à contester l'arbitrage privé attribuant 285 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008.

Une enquête qui tombe mal car même si elle n'envisage pas de démissionner en cas d'enquête, une telle procédure ternirait son début de mandat au FMI à Washington, d'autant qu'elle a succédé à un autre Français, Dominique Strauss-Kahn, contraint au départ après son arrestation pour une tentative de viol présumée sur une femme de chambre à New York en mai.

Le Fonds monétaire international a indiqué jeudi que les Etats membres représentés au conseil d'administration faisaient confiance à la directrice Christine Lagarde, malgré l'ouverture de cette enquête. "Le conseil d'administration est convaincu qu'elle pourra remplir efficacement ses devoirs de directrice générale", a affirmé l'institution dans un communiqué, rappelant que l'éventualité d'une telle enquête avait déjà été discutée avant sa nomination à ce poste.


par La rédaction numérique de RTL
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