VIDEO - Rythmes scolaires : "Une réforme pour les enfants", soutient Anne Hidalgo sur RTL

La première adjointe au maire de Paris répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie mardi matin. Anne Hidalgo a plaidé pour la réforme des rythmes scolaires qui suscite une grève dans les écoles de la capitale, affirmant qu'elle est faite "pour les enfants" et que Paris "est en avance" pour les équipements culturels.

Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris
Crédit : RTL
Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris
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Anne Hidalgo sur la réforme des rythmes scolaires : "Je pense que les parents nous suivront" Crédits Média : Jean-Michel Aphatie | Durée : | Date :
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Retrouvez l'interview intégrale d'Anne Hidalgo sur RTL :

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Anne Hidalgo,

Anne Hidalgo
: Bonjour,

On le sait, le gouvernement a décidé de revenir à la semaine des quatre jours et demi de travail dans les écoles primaires et la mesure s'appliquera partout en France à la rentrée 2014 mais les villes qui le désirent, peuvent le faire dès la rentrée 2013. C'est le choix qu'a fait en bon élève la Mairie de Paris et pas de chance, ça déplaît aux enseignants de la capitale. Ils seront massivement en grève aujourd'hui. 84% des enseignants du Primaire. Du coup, au grand embarras des parents, on l'imagine, une école sur deux sera fermée à Paris. C'est étonnant que les enseignants ne vous suivent pas, Anne Hidalgo, là-dessus ?

D'abord, c'est une réforme pour les enfants. Vincent Peillon avait dit : je serai le ministre des élèves. Il est, en effet, le ministre des élèves. Je pense que cette réforme est très importante parce que tout le monde s'accorde en France à dire que le rythme de nos enfants n'est pas bon, nos enfants sont fatigués. Ils ont des journées surchargées. Ils ont la durée la plus longue d'enseignement sur la journée et la durée la plus courte sur l'année. Donc, chacun convient que ça ne va pas et qu'il faut alléger. D'ailleurs, cette réforme vient de loin. Elle a été présentée par François Hollande dans le cadre de sa campagne sur la refondation de l'école. Donc qu'il y ait des craintes, des inquiétudes sur cette réforme, je dirais, c'est un peu normal pour toutes les réformes : on va engager le dialogue. Nous, Ville de Paris, c'est avec ...
   
... C'est mal parti.

Non, non je reste persuadée qu'on va pouvoir convaincre parce que ceux qui nous guident c'est quand même l'intérêt des enfants, et aujourd'hui personne ne peut dire, en tous les cas personne ne dit d'ailleurs que le rythme de nos enfants est le bon.

C'est votre rythme qui est contesté par les enseignants, c'est le rythme de la Mairie de Paris.
   
Les parents oui ..

... Non, non le rythme de la Mairie de Paris. SNUIPP ... c'est compliqué les sigles des syndicats d'enseignants ...   
   
... Oui. Syndicat majoritaire, oui.

"Précipitation du maire de Paris. Manque cruel d'animateurs formés. Manque de locaux adaptés pour les activités périscolaires. C'est vous qui êtes critiquée ?

   
Oui, on est critiqué bien sûr. Mais ça on va là aussi donner les éléments. Les éléments, qu'est-ce qu'ils sont exactement ? Aujourd'hui, nous ne précipitons rien. D'abord, la loi dit que les villes doivent passer en j2013 sur cette réforme sauf dérogation. Vous imaginez la Ville de Paris avec le réseau de professeurs de la Ville de Paris puis-qu’à Paris, il y a un cas très particulier. Ca fait 120 ans que ça existe. On a des professeurs spécifiques sur la Musique, le Dessin, le Sport ...
   
... Paris doit toujours être en avance !

Je dirais, on est en avance. On a un réseau d'animateurs ...   
   
... Ah oui, vous le dites modestement.

... De centres de loisirs. Vous savez, à Paris, 87% des femmes travaillent, 80%  des enfants restent à la cantine. Donc, on a mis quand même en place depuis très longtemps des structures qui sont extrêmement plébiscitées par les parents. Nos centres de loisirs regorgent d'enfants parce que les parents savent que ce n'est pas une garderie, le mercredi mais bien effectivement des activités intéressantes pour les enfants. Donc, nous avons ce savoir faire. Nous avons choisi de démarrer tout de suite parce qu'on ne va pas demander une dérogation pour prendre plus de temps. Pourquoi priver les petits Parisiens des bénéfices d'une réforme qui va leur donner une possibilité d'alléger la journée, parce que ça c'est quand même l'enjeu, et permettre à ces enfants, à tous les enfants, d'avoir des activités culturelles, sportives  qu'ils n'ont pas aujourd'hui.
   
C'est curieux que les enseignants ne sachent pas cela. C'est curieux que les enseignants ne sachent pas que la Mairie de Paris a tout cet arsenal ?


On va discuter. On va discuter. Oui, ils nous disent ...
   
... 84% de grévistes, c'est quand même énorme !

   
Oui bien sûr, c'est énorme. Mais on va discuter. Vous savez, en France, on sait que les réformes sont toujours difficiles à porter. On va le faire, dans le dialogue, dans la concertation. On lance d'ailleurs une grande concertation avec les parents, parce qu'il y a les enseignants. C'est très important qu'ils se sentent à l'aise mais je dirais que le dialogue avec les enseignants, c'est d'abord au ministère de l’Éducation Nationale de l'avoir, et c'est ce que fait Vincent Peillon. Nous, nous sommes là aussi pour travailler avec les familles.
   
Je crois que les familles quand elles auront compris que ce qu'on veut faire ce n'est pas de la garderie pour leurs enfants mais bien des parcours dans lesquels les gamins qui ont envie de faire de la Musique pourront bénéficier, par exemple, de l'enseignement d'Excellence des conservatoires de Musique, je pense que les parents nous suivront. On va engager ce dialogue.

Vincent Peillon, le ministre de l'Education dans le Parisien : "la puissance du conservatisme français est stupéfiante". En fait, il veut dire : les syndicats ras-le-bol !
   
Non, pas les syndicats ras-le-bol ; mais c'est vrai que c'est difficile quoi de porter des réformes qu'à priori tout le monde a peur et qu'il y a beaucoup, beaucoup de suppositions faussées. J'ai discuté avec des parents encore ce week-end qui me disaient : Mais ce que vous nous dites là sur la possibilité pour nos enfants d'aller vers des enseignants pendant 7 ans, qui vont être allégés, de peinture, de dessin, de théâtre, la mise à disposition quand même ...Paris c'est une ville extraordinaire. On a une multitude de théâtres, de centres d'animation. Le Théâtre de la Ville qui est quand même réputé, le directeur du Théâtre de la Ville est en train d'aménager ses locaux pour pouvoir accueillir aussi les scolaires. Et on va se priver de ça ?
   
Non.

Je pense que les parents nous suivront.

Il va falloir que vous l'expliquiez aux enseignants ..
   
... On va expliquer à tout le monde, voilà.

... Qui visiblement, ont du mal à le comprendre.

   
Voilà. On est déterminé.
   
On a été très étonné, mais alors vraiment très étonné d'apprendre que la Mairie de Paris que vous dirigez avec Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo, réclame  (ça fait un peu mesquin, quand même)  100.000 euros aux organisateurs de la manifestation pour tous pour réparer la pelouse du Champ de Mars. Ce n'est pas souvent que la Mairie de Paris réclame de l'argent ?
   
Ah si, si, si, et systématiquement. Et je peux vous dire que même pendant les défilés militaires quand la Place de la Concorde est dévastée par les chars qui y circulent, on demande aussi ... Voilà, on envoie la facture à ceux qui ...
Ils vous la payent ?
   
Et ils nous la payent, bien sûr.
   
Et là, 100.000 euros ?

Tous les organisateurs la payent ...
   
Les spécialistes disent en plus que c'est cher 100.000 euros. 50.000, on pourrait la faire ...Il y a quelqu'un qui s'est proposé à la faire à 50.000.
   
Non pas du tout. non, non. Oui, bien sûr. Mais enfin, je ne suis pas sûr que ce soit fait aussi bien. Mais non, non c'est une grande pelouse.
   
Ce n'est pas un peu mesquin ?

Ce n'est pas mesquin, c'est une façon ... On fait ça avec tout le monde, vous savez.

Ceux qui défileront "pour" le mariage pour tous, paieront aussi s'ils dégradent ?
   
Ils ne vont pas défiler sur le Champ de Mars. Et d'ailleurs, le Maire de Paris avait proposé que cette manifestation ne se termine pas au Champ de mars parce que justement, les pelouses sont très fragiles et ça coûte très cher. On en sait quelque chose. Le coût aussi, par exemple, d'une pelouse aux Invalides est exorbitant. Donc voilà, on envoie la facture systématiquement à ceux qui dévastent l'espace public.

Vous serez candidate, Anne Hidalgo.
   
Oui

A la Mairie de Paris ...   
   
... Oui enfin, je dis "oui" ...
   
... Vous dites "oui" si les militants socialistes vous...
   
... Je suis déterminée là aussi.

... Désignent. Donc l'élection se déroulera en mars prochain.
On évoque Nathalie Kociusko Morizet pour l'UMP qui pourrait être votre adversaire, dans cette élection. Quelle image, quelle opinion vous avez de Nathalie Kociusko-Morizet ?
   
D'abord, je ne sais pas qui sera mon adversaire en mars 2014 puisque, pour l'instant, j'entends surtout beaucoup d'hésitations. Moi, vous l'avez vu, je n'hésite pas ...
   
Entre François Fillon et Nathalie Kocisuko Morizet, non ?
   
Pour moi, Paris ne fait pas l'objet d'hésitations. C'est une ville pour laquelle j'ai une passion. J'ai déclaré cette candidature parce que ...
   
... Quelle image vous avez de Nathalie Kociusko Morizet ?

   
Je n'ai pas d'images particulières. Ce que je sais c'est que Nathalie Kociusko Morizet tout comme François Fillon viennent à Paris non pas pour Paris, non pas pour cette ville et pour les Parisiens ...
   
Ah bon !

... Mais pour servir une autre ambition. Eh bien, je les entends dire les uns et les autres qu'ils sont tous motivés par 2017.
   
Et vous ?

Donc passer par la case 2014 pour aller en 2017 à l’Élysée, je ne suis pas sûre que ce soit l'enjeu de la Municipale parisienne. Moi je suis motivée par les Parisiens. J'aurais pu faire autre chose. J'aurais pu aller ailleurs.
Et j'aurais pu faire autre chose ; et j'ai toujours choisi Paris. Je crois que c'est aussi la grande différence.

Anne Hidalgo, Première Adjointe au Maire de Paris, nous a expliqué pourquoi les enseignants n'avaient pas bien compris la politique de la Mairie.

par Jean-Michel AphatieJournaliste RTL
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La première adjointe au maire de Paris répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie mardi matin. Anne Hidalgo a plaidé pour la réforme des rythmes scolaires qui suscite une grève dans les écoles de la capitale, affirmant qu'elle est faite "pour les enfants" et que Paris "est en avance" pour les équipements culturels.
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2013-01-22 08:38:00
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