Retraites : Mélenchon estime que le gouvernement "sera sanctionné" par l'opinion

INVITÉ RTL - Le co-président du Parti de Gauche a dénoncé le projet de réforme des retraites du gouvernement Ayrault.

Jean-Luc Mélenchon, invité de RTL le 10 septembre 2013
Crédit : Damien Rigondeaud / RTL.fr
Jean-Luc Mélenchon, invité de RTL le 10 septembre 2013

Jean-Luc Mélenchon milite pour que la mobilisation de ce mardi 10 septembre soit massive, mais il se garde bien de faire un quelconque pronostic chiffré. "Les temps sont si difficiles que l'idée de perdre une journée de travail est très lourd dans un budget familial", argumente-t-il ce mardi matin sur RTL.

Cette journée d'action est en tout cas plus que nécessaire, selon le co-président du Parti de gauche, pour dénoncer les arbitrages rendus par l'exécutif dans le cadre de la réforme des retraites à venir. "S'il y a une manifestation qui est puissante, si le gouvernement voit que l'opinion est assez mobilisée pour s'opposer à lui, il modifiera le texte", assure-t-il. "Les parlementaires ne sont pas que des caisses enregistreuses."

Si le gouvernement voit que l'opinion est assez mobilisée, il modifiera le texte

Jean-Luc Mélenchon

"Un gouvernement de droite peut se moquer du fait que des militants syndicalistes lui soient hostiles mais un gouvernement qui se réclame de la gauche, pour lui, c'est beaucoup plus dangereux", estime Jean-Luc Mélenchon.

Augmenter la durée de cotisation, une "aberration"

L'ex-candidat à la présidentielle affirme que "le gouvernement sait qu'il sera sanctionné pour ce qu'il est en train de faire par les syndicalistes et l'opinion progressiste". Dans sa ligne de mire, une mesure du projet de réforme des retraites le fait particulièrement bondir : "Rallonger le temps de travail est une aberration qui a un contenu réactionnaire."

Le gouvernement prévoit, en effet, de porter la durée de cotisation à 43 ans dans les années à venir. "La crise c'est eux", juge Jean-Luc Mélenchon. "C'est avec ce genre de méthodes qu'on l'aggrave."

Pas de "ras-le-bol fiscal", mais un "ras-le-bol de la crise"

Le député européen ne décolère pas non plus en ce qui concerne le financement de cette réforme. "Les cotisations sociales des employés vont augmenter donc le salaire net va baisser, tout ça parce que c'est la crise", alerte-t-il. "Y a que les salariés qui payent !" "Ce que les patrons devaient donner va leur être immédiatement compensé, c'est le joli mot pour ne pas dire que c'est tous les autres qui vont payer", poursuit-il. Jean-Luc Mélenchon voit là une "atteinte au pouvoir d'achat".

Y a que les salariés qui payent !

Jean-Luc Mélenchon

Il conteste en revanche l'existence d'un "ras-le-bol fiscal" chez les Français. "Quand vous payez un impôt qui sert à quelque chose, vous ne protestez pas. (...) Là, c'est pour rien.", explique-t-il. "Cette augmentation d'impôts ne va faire qu'aggraver la crise. (...) Ce n'est pas un ras-le-bol fiscal, c'est un ras-le-bol de la crise." S'il conteste la hausses de la fiscalité, Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas pour autant revenir à une exonération des heures supplémentaires, mesure instaurée sous Nicolas Sarkozy, supprimée par François Hollande.

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Jean-Luc Mélenchon : "Les parlementaires ne sont pas que des caisses enregistreuses" Crédits : Jean-Michel Aphatie | Durée : | Date :
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