Claude Goasguen : "Il faut limiter la binationalité"

Alors que l'affaire des "quotas" approche de son épilogue avec l'audition lundi après-midi de Laurent Blanc, le dossier des binationaux rebondit sur le terrain politique. Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIème arrondissement de Paris, estime en effet que les Français possédant deux nationalités (et pas seulement les joueurs de foot) doivent choisir. "La nationalité est une adhésion, et pas seulement une simple carte plastifiée, il faut insister sur son caractère volontaire", insiste le député. "Pour être intégré, quand on demande la nationalité française, le minimum c'est qu'éventuellement on accepte d'abandonner son autre nationalité", poursuit-il. Claude Goasguen était l'invité lundi de RTL Midi.

>
Claude Goasguen : "Il ne s'agit pas de supprimer la binationalité, mais de la limiter" Crédit Média : Elizabeth Martichoux & Laurent Bazin

Le député UMP Claude Goasguen, rapporteur de la mission d'information parlementaire sur le droit de la nationalité, estime qu'il faut limiter la binationalité ou en tout cas les droits politiques des binationaux, dans un entretien à paraître lundi dans La Croix.

"Il est certes impossible, comme le suggèrent certains extrémistes, de supprimer la binationalité, mais il faut la limiter", déclare le député-maire du XVIème arrondissement de Paris, alors que la mission dont il est le rapporteur doit achever ses travaux d'ici à la fin mai après une ultime réunion.
  
"Je souhaite que l'on commence par enregistrer les situations de double nationalité au moment des actes de mariage, de naissance ou de naturalisation. On disposerait ainsi à terme d'un registre des binationaux", poursuit-il.
  
"En France aujourd'hui, on ne sait pas combien ils sont, sans doute 4 à 5 millions. Je souhaite aussi qu'on aille progressivement vers une limitation de la double nationalité par le biais de discussions bilatérales avec les pays", souligne-t-il.
  
Interrogé sur les conséquences concrètes pour les gens concernés, Claude Goasguen répond: "Cela veut dire qu'on demanderait aux gens de choisir entre deux nationalités. Ou bien qu'on aille vers une limitation des droits politiques. Car il est tout de même gênant qu'une personne puisse voter en France et dans un autre Etat. En procédant ainsi un binational se retrouverait en quelque sorte avec "une nationalité et demie".
  
"Le débat à la Fédération de foot a dérapé"

A propos
de l'affaire des quotas dans le football français, l'élu parisien juge que "le débat de la Fédération a dérapé sur ces questions de couleur de peau", qui "n'ont rien à voir" avec la nationalité, et que la polémique "vient polluer la réflexion de fond sur la binationalité qui devient un problème majeur non seulement en France mais dans tous les pays".
  
"Je pense qu'il faudra en arriver un jour à une convention internationale au niveau de l'ONU pour élaborer un droit commun de la nationalité", conclut-il.
  
La mission d'information parlementaire sur le droit de la nationalité en France, créée en octobre 2010 lors du débat sur le projet de loi sur l'immigration, est composée de 15 membres (8 UMP, 4 PS, 1 Nouveau Centre, 1 GDR et 1 non inscrit). Elle est présidée par le député PS de l'Essonne Manuel Valls.

(Avec AFP)

par La rédaction numérique de RTL
Suivez La rédaction numérique de RTL sur :
VOUS AIMEREZ AUSSI
PLUS DE VIDÉOS
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

article
7684725995
Claude Goasguen : "Il faut limiter la binationalité"
Claude Goasguen : "Il faut limiter la binationalité"
Alors que l'affaire des "quotas" approche de son épilogue avec l'audition lundi après-midi de Laurent Blanc, le dossier des binationaux rebondit sur le terrain politique. Claude Goasguen, député-maire UMP du XVIème arrondissement de Paris, estime en effet que les Français possédant deux nationalités (et pas seulement les joueurs de foot) doivent choisir. "La nationalité est une adhésion, et pas seulement une simple carte plastifiée, il faut insister sur son caractère volontaire", insiste le député. "Pour être intégré, quand on demande la nationalité française, le minimum c'est qu'éventuellement on accepte d'abandonner son autre nationalité", poursuit-il. Claude Goasguen était l'invité lundi de RTL Midi.
http://www.rtl.fr/actu/politique/quotas-fff-claude-goasguen-7684725995
2011-05-09 12:55:00