Martine Aubry sort de son silence sur RTL

Elle n'a pas parlé depuis l'automne dernier. Au micro RTL de Yaël Goosz, Martine Aubry sort de son silence. A l'occasion d'une visite en Algérie au cours de laquelle elle a rencontré le président Bouteflika, l'ex-première secrétaire du PS s'exprime sur tous les sujets : la situation au Mali, les enlèvements de Français au Cameroun, la croissance en berne, son rôle politique, sa candidature aux municipales de Lille en 2014, sa mise en examen dans l'affaire de l'amiante, l'urgence selon elle à faire voter le droit de vote des étrangers aux municipales et le non-cumul des mandats.

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A l'occasion de sa visite en Algérie, la maire de Lille s'exprime sur tous les sujets d'actualité Crédits Média : Yaël Goosz | Durée : | Date :
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Sa visite en Algérie
"François Hollande a eu les mots justes en Algérie. Il en a appelé au devoir de vérité. Maintenant la méfiance a été remplacée par une volonté d’avancer ensemble. Bouteflika m’a invitée parce qu’il pense que je suis un peu plus que la maire de Lille ! Je lui ai dit combien il avait été important que le président français prenne une décision rapide pour intervenir au Mali".

Les enlèvements au Cameroun, la mort d'un deuxième soldat au Mali
"Cela doit nous inspirer une fermeté très grande vis-à-vis du terrorisme. A chaque fois nous pensons aux familles. Ces hommes sont dans une vision totalitariste. C’est à l’inverse de ce que nous appelons le progrès. François Hollande a pris une décision qui n’était pas simple à prendre. Si Bamako était tombée, nous pleurerions aujourd’hui."

La Chine
"C’est une mission de nature très différente que m’a confiée Laurent Fabius.  J’ai déjà beaucoup travaillé depuis la fin octobre. Ce sont des dossiers concrets que je prépare. La visite du Président français (en avril) sera porteuse de résultats positifs pour l’emploi en France."

La croissance en berne
"La situation que nous ont laissée nos prédécesseurs est plus importante que prévu. Et la crise perdure. Il fallait prendre les mesures qui ont été prises, à la fois pour plus de justice et pour une relance qui doit être ciblée au regard des ressources de la France d’aujourd’hui. D’où les emplois d’avenir, d’où les contrats de génération."

Son absence de la vie politique
"Je n’ai pas l’impression d’avoir quitté la politique nationale. Je la suis jour après jour. Je fais part de mes remarques positives ou critiques aux ministres concernés. J’ai vu très longuement Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Michel Sapin.  Je préfère, vous le savez bien, toujours parler en interne et ne pas faire des petits pas de côté à l’oral pour communiquer. La France a besoin qu’on réussisse, et je mettrai toutes mes forces pour que le gouvernement réussisse. C’est ce que je fais depuis le mois de mai et je vais continuer ainsi."

Sa mise en examen dans l'affaire de l'amiante
"Pendant les deux mois entre la convocation et l’audition par le juge, j’ai été bouleversée par cela. Comment pouvait-on me reprocher une faute qui d’ailleurs n’existe pas ? Ce que le juge a reconnu. Vingt ans avant que la commission européenne n’interdise l’amiante. Nous sommes nombreux à être mis en examen. J’ai  l’impression qu’on utilise un peu mon nom. De manière plus douloureuse, j’ai eu peur que les Français à un moment donné puissent croire que j’avais failli. Ce qui n’est pas le cas. Mais depuis que j’ai été auditionnée, je sais bien que tout ça se terminera correctement, car il n’y a pas de faute à me reprocher. J’espère néanmoins que les victimes de l’amiante pourront avoir un procès, comprendre ce qui s’est passé. C’est vraiment un domaine sur lequel j’ai beaucoup travaillé : j’ai moi-même mis en place la préretraite pour les amiantés, l’indemnisation. Je pense que nous devons comprendre ce qui s’est passé et aller jusqu’au bout."

Sa candidature à Lille
Mon échéance politique ? C’est tous les jours d’expliquer la politique du gouvernement, de dire au Premier ministre, aux ministres, les choses telles que je les pense. Et puis c’est de m’occuper de ma ville, très représentative des atouts et des lourdes difficultés de la France. Nous sommes un des rares pays où l’on considère qu’être maire d’une grande ville, c’est être éloigné du pouvoir. Pour moi, au contraire, c’est être très proche de la réalité, réfléchir, être en plein cœur de la politique. Effectivement, je serai candidate à la mairie de Lille en 2014.

Le droit de vote des étrangers
"Il est grand temps. La crise amène un réflexe de repli sur soi pour beaucoup de Français qui y étaient pourtant favorables il y a quelques mois. Donc c’est à nous, et Harlem Désir le fait, d’aller convaincre les Français de faire presse pression auprès de leurs élus, pour qu’enfin on reconnaissance ce droit de voter aux élections locales. C’est-à-dire reconnaître les étrangers comme des citoyens à part entière dans les villes et les départements où ils vivent. Pour moi c’est une évidence. Je souhaite vivement que cette loi passe, on a trop tardé !"

Le non-cumul des mandats
"Je dirais simplement une chose. Tous mes camarades qui se sont représentés à la députation ou aux sénatoriales ont signé une lettre pour dire qu’ils ne cumuleraient pas à partir de l’automne dernier. La politique c’est aussi faire ce qu’on a dit et le faire correctement. Là aussi, Harlem Désir a raison de dire qu’il ne faut pas reculer une fois de plus. J’en appelle chacun, tout simplement à la vérité. C’est comme ça que la politique prend de la hauteur et de la grandeur. Application en 2014 ? Vous connaissez ma position. Malheureusement je ne suis pas sûr qu’on en soit là aujourd’hui."

par La rédaction de RTLJournalistes RTL
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Elle n'a pas parlé depuis l'automne dernier. Au micro RTL de Yaël Goosz, Martine Aubry sort de son silence. A l'occasion d'une visite en Algérie au cours de laquelle elle a rencontré le président Bouteflika, l'ex-première secrétaire du PS s'exprime sur tous les sujets : la situation au Mali, les enlèvements de Français au Cameroun, la croissance en berne, son rôle politique, sa candidature aux municipales de Lille en 2014, sa mise en examen dans l'affaire de l'amiante, l'urgence selon elle à faire voter le droit de vote des étrangers aux municipales et le non-cumul des mandats.
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2013-02-19 21:36:00