François Fillon sur RTL : "L'affaire Mitterrand est close, pas de polémique sur Jean Sarkozy" (vidéo)

Évènement politique sur RTL ! François Fillon répondait mardi matin aux questions de Jean-Michel Aphatie et d'Alain Duhamel. Interrogé sur l'affaire Mitterrand, le chef du gouvernement a expliqué que le ministre de la Culture avait la "confiance du président et la mienne". Pour lui, la "polémique est close", et il n'y a "pas pas lieu d'en faire une" autour de la probable future élection de Jean Sarkozy, le fils cadet du président de la République, à la tête de l'Etablissement public de la Défense (Epad). Le Premier ministre a, par ailleurs, exclu un report de la réforme de la taxe professionnelle. Il a estimé que la croissance s'établira sans doute à plus de 1% du produit intérieur brut (PIB) en 2010.

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Jean-Michel Aphatie : Bonjour, François Fillon.

François Fillon : Bonjour, monsieur Aphatie

Il y a une semaine, dans "Le Figaro", Claude Guéant, Secrétaire Général de l'Elysée, disait ceci : "En ce qui concerne le Président de la République, c'est clair, François Fillon n'est pas partant". Est-ce clair aussi pour vous, François Fillon ?

Monsieur Aphatie, depuis deux ans et demi, tous les trois mois environ, vous annoncez mon départ...

Ah non !

... Enfin, je dis : vous, ce n'est pas vous, c'est le monde médiatique...

Alain Duhamel : La corporation.

... La corporation. Ca arrivera un jour, je vous rassure. Vous aurez forcément un jour raison. Simplement je trouve que vous devriez faire du retour d'expérience, c'est-à-dire vous rendre compte qu'à force d'annoncer à chaque fois des nouvelles qui ne se produisent pas, vous pourriez en tirer des conclusions... Et cessez de le faire...

On a dit que cette fois - c'était de votre cabinet que partaient les rumeurs - et que certains de vos collaborateurs acclimataient les journalistes à l'idée que vous pourriez quitter Matignon rapidement.

Non, mais il y a toujours des rumeurs dans tous les sens. La seule chose qui compte pour moi, c'est que depuis le début de cette crise avec le Président de la République, on travaille en confiance avec un objectif qui est de sortir la France de la crise. Et d'ailleurs, d'une certaine façon, je pense et j'espère qu'on aura l'occasion d'en reparler...

On va y revenir, oui.

... On n'y réussit pas mal, je veux dire par là qu'on fait plutôt mieux que les autres pays européens. Et notre objectif - au Président et à moi-même - c'est celui-là maintenant, c'est de sortir la France de la crise et on est au moment, sans doute, le plus délicat pour l'avenir.

On va revenir à la crise, bien sûr. Mais en un mot, vous êtes donc satisfait de la répartition des rôles et de la qualité des relations que vous avez avec Nicolas Sarkozy, sans langue de bois, bien sûr ?

Ce qui compte, Alain Duhamel, c'est les résultats. C'est la politique qu'on conduit. Je l'ai dit souvent d'ailleurs devant vous. Si je n'étais pas en accord avec la politique qui a été conduite je quitterais immédiatement la responsabilité qui est la mienne aujourd'hui. Ca n'est pas le cas.

Je mets en œuvre un projet politique qui est un projet politique à la création duquel j'ai beaucoup participé, et surtout je reviens sur cette idée que la crise a changé assez profondément la nature de la relation entre le Président de la République et le Premier ministre parce qu'il y a un besoin de solidarité, il y a un besoin d'unité qui est beaucoup plus fort dans la crise que par le passé.

La crise, on va y venir. Mais il y a un de vos ministres qui a été au centre d'une polémique violente : Frédéric Mitterrand. Est-ce qu'il peut demeurer durablement au gouvernement dans ces conditions-là ?

Oui, je pense que cette polémique est close. Frédéric Mitterrand s'est expliqué. Il a la confiance du Président de la République, il a la mienne ; et nous, ce que nous voulons c'est qu'il soit jugé sur sa réussite ou les réalisations qui seront les siennes au ministère de la Culture. Il a bien enclenché son mandat à la tête du ministère de la Culture, il a le sens de l'écoute, il a des projets, il a des idées, il doit être jugé là-dessus.

Il a fait un faux pas dans l'affaire Polanski ? Il a fait un faux pas dans l'affaire Polanski ?

Et pour le reste... Je pense que le faux pas le plus grave qui ait été commis dans cette affaire, il a été commis par le Parti socialiste qui a montré...

Dans l'affaire Polanski ?

Non, dans l'affaire Mitterrand... Qui a montré qu'au fond pour certains au Parti socialiste comme ailleurs d'ailleurs, la fin justifie les moyens. Il n'y a pas de limites. On peut tout faire quand il s'agit d'essayer de mettre un adversaire à terre. Moi j'ai trente ans de vie politique, je n'ai jamais été pris en défaut de calomnier quelqu'un.

Sur l'affaire Polanski, Frédéric Mitterrand s'est lui-même expliqué. Il a dit qu'il avait agi avec émotion. Bon, c'était bien qu'il le reconnaisse. Il faut que la loi soit la même pour tout le monde. C'est une des conditions de l'Etat de droit ; et je comprends parfaitement qu'un certain nombre de nos concitoyens ait pu être choqué par le sentiment qui a été donné, parce qu'il y avait cette émotion, parce qu'on peut discuter s'agissant de l'affaire Polanski, de la question des délais avec laquelle la Justice se prononce. Je comprends parfaitement que beaucoup de nos concitoyens aient pu être choqués par cette idée qu'il y avait une Justice à plusieurs vitesses...

Jean Sarkozy, 23 ans, étudiant en deuxième année de Droit, conseiller général des Hauts-de-Seine, va accéder prochainement à la présidence de l'EPAD, l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense. "Prince Jean" se moque, ce matin dans "Libération", Laurent Joffrin.  Que pensez-vous de ceci, François Fillon ?

Je pense, d'abord, que la Gauche a vraiment pas grand chose à dire pour qu'elle enchaîne les polémiques avec une aussi grande rapidité. Celle-là finira comme les autres.

De quoi est-ce qu'on est en train de parler ? On est en train de parler de la présidence d'un conseil d'administration, d'un établissement public qui, par ailleurs, est dirigé par un directeur général qui a tous les pouvoirs exécutifs ; et ce président du conseil d'administration est élu. Il n'est pas nommé, il est élu.  J'entends toute la journée sur les ondes depuis hier soir, dire que le président est nommé (le président n'est pas nommé). Il est élu et il est choisi -c'est la loi qui le dit- parmi les élus du conseil général des Hauts-de-Seine.

Jean Sarkozy a été élu, d'abord par les électeurs des Hauts-de-Seine ; puis, ensuite, par ses pairs pour devenir le chef de la Majorité du Conseil général des Hauts-de-Seine ; et maintenant, il est désigné par le conseil général des Hauts-de-Seine pour prendre la présidence de l'EPAD. Voilà, c'est une élection. C'est une compétition et il n'y a pas lieu d'en faire une polémique comme celle à laquelle on assiste.

Mais vous qui avez des principes, ça ne vous choque pas que Président de la République, après Président de la République sans aucune exception depuis le début de la Vème République, il y a toujours des fonctions officielles pour les rejetons ?

Ah, ce n'est pas seulement les Présidents de la République, je veux dire le nombre de fils de...

Ah bon !

Vos fils aussi ?

Non, non,  je pense à d'autres célèbres responsables politiques d'aujourd'hui d'ailleurs qui sont des fils de leurs parents qui ont tout de même exercé des responsabilités.

Les fils de Présidents de la République !

Non, mais les miens n'ont pas l'air de se diriger dans cette direction.

Les fils de Présidents de la République !

Non, mais je crois... je veux dire qu'il n'y a pas de règles. Chacun est libre de faire comme il l'entend. Ce qui compte c'est de réussir ; et ce qui compte c'est de passer par le suffrage universel ; et le suffrage universel, on l'a vu avec le fils de François Mitterrand, on le voit avec la fille de Jacques Delors, on le voit avec celle de Jean-Marie Le Pen, le suffrage universel donne à chacun la légitimité de s'exprimer.

Alors sur tout autre sujet : la taxe-carbone. C'était censé être le début de la fiscalité écologique, une grande innovation, une grande modernisation. Visiblement, d'une part ça n'a pas été compris ; et d'autre  part, ça a été très mal accueilli par les Français.

Oui, que ce soit mal accueilli, Alain Duhamel, ça n'est pas étonnant, c'est jamais facile d'expliquer à nos concitoyens qu'on va mettre en place une nouvelle taxe et surtout qu'il faut, au fond, changer ses habitudes, c'est-à-dire qu'il faut consommer moins d'énergie moins d'énergies fossiles alors qu'on a été élevé, bercé dans un monde qui ne fonctionnait qu'à partir de l'augmentation permanente de la consommation d'énergies fossiles. Donc, c'est bien le début d'une fiscalité écologique.

Ce n'est pas parce qu'il y a une sorte d'incompréhension dans l'opinion publique sur ce sujet-là qu'on va renoncer, et surtout qu'on va s'en tenir là, c'est-à-dire qu'on va continuer année après année, à "verdir" la fiscalité à essayer de transférer une partie de la fiscalité qui pèse sur le travail sur l'Environnement.

Dans le Budget 2010, il y a la taxe-carbone mais il y a aussi le verdissement d'un certain nombre d'aides à la pierre, il y a le verdissement des dispositifs qui ont été mis en place pour aider les Français à acquérir leur logement. Voilà, on va continuer. Et je suis convaincu que les Français, comme ça a toujours été le cas dans le passé d'ailleurs, vont finalement s'approprier ces dispositifs. Ils verront au mois de février que l'engagement du gouvernement, d'une restitution intégrale de la taxe-carbone est tenu. Je pense que c'est un point très important parce que dans le passé, il y a eu beaucoup d'exemples où les gouvernements n'ont pas tenu leurs engagements et ils vont aussi voir avec la discussion qui va s'engager à Copenhague que c'est un grand sujet, que c'est un sujet qui concerne vraiment l'avenir de l'humanité tout entière et qu'on ne peut pas simplement sur ces questions d'environnement, avoir les yeux, le nez baissés sur le présent, sur l'immédiat et sur son confort d'existence.

On vous reproche la multiplication des taxes, François Fillon ?

C'est simple : en 1999, monsieur Aphatie, les prélèvements obligatoires représentaient près de 45% de la richesse du pays. En 2009, on sera à 40,7%.

On a de la chance !

Donc, les prélèvements obligatoires baissent. Ils baissent pour une part parce qu'il y a la crise économique qui fait que la richesse produite dans le pays, est moins importante mais ils baissent aussi parce que nous avons baissé beaucoup d'impôts depuis deux ans et demi.

Les élus s'inquiètent de la réforme de la taxe professionnelle que vous leur proposez. Beaucoup demandent, y compris le président du Sénat, c'est-à-dire des gens qui sont dans la majorité, le report de l'entrée en vigueur de la réforme de la taxe professionnelle. Ils voudraient prendre six mois de plus pour en étudier les effets sur le financement des collectivités locales. Leur accorderez-vous ce délai ?

Non. Il n'est pas question de reporter cette décision. On est en train de discuter de sa mise en œuvre. Une des difficultés vient du fait que, sur une proposition du président de la République et de moi-même, on a demandé aux élus de se mettre d'accord sur la répartition des différents produits de la fiscalité locale entre les différents niveaux de collectivité. C'est peut-être un peu difficile, pour les élus, de se mettre d'accord, entre eux, sur cette répartition. Donc, je reçois, tout à l'heure, un certain nombre d'élus de la majorité pour en parler. Le gouvernement va proposer des solutions de répartition.

Mais pourquoi faut-il faire cette réforme maintenant ? Parce que la crise économique et financière est un formidable accélérateur du déplacement de la richesse des pays industrialisés de l'Europe vers l'Asie. Quand vous regardez les chiffres, vous vous apercevez que la production industrielle des pays développés a chuté de façon vertigineuse, à cause de la crise économique. Et elle commence tout doucement à remonter? et on voit bien qu'il va falloir plusieurs années pour qu'elle retrouve le niveau qui était celui au moment du début de la crise.

Quand vous regardez la même courbe dans les pays émergents et dans les pays d'Asie, vous vous apercevez que c'est juste un petit accident de parcours dans une progression qui a déjà repris. Et, en Asie, on a déjà des niveaux de production industrielle qui sont quasiment au-dessus de ce qu'ils étaient au début de la crise. Donc, si on ne fait rien pour améliorer...

Mais six mois ! Ce n'est pas beaucoup, six mois, pour bien étudier les effets d'une réforme !

Cela fait des années que l'on discute de cette question. La question est très simple : il faut que les entreprises voient leur compétitivité améliorée, sans que l'on change notre modèle social. Les entreprises françaises ont deux problèmes :
- Elles ont des charges sociales élevées : pas question d'y toucher parce que c'est le modèle social auquel nous sommes attachés et, au fond, pour nous, c'est la finalité de notre système économique.
- Deuxièmement : elles paient un impôt qu'elles sont les seules à payer quasiment dans le monde, qui est basé sur l'investissement, dont tout le monde reconnaît qu'il est absurde. Il faut le supprimer.

On a promis, pour 2010, aux collectivités locales, une compensation intégrale de leurs ressources. Donc, elles ont, de toute façon, un an.

Un an, oui. Mais elles s'inquiètent toujours pour l'année suivante !

Et on est en train de mettre en œuvre des dispositifs pour les rassurer pour les années à venir. Mais, d'une façon générale, il faut que tout le monde comprenne, y compris les collectivités locales, que la question de la compétitivité de l'économie française est une question qui concerne chaque acteur de l'Etat. Et les collectivités locales ne peuvent pas, dans leur coin, continuer à vivre comme s'il n'y avait pas une menace qui pèse sur l'économie française, sur la délocalisation des activités. A quoi sert-il de défendre la taxe professionnelle si, demain, il n'y a plus d'entreprise pour la payer ?

Dans "Les Echos" de ce matin, il y a un sondage BVA qui énonce que 60% des Français pensent que le plus dur de la crise est devant nous. Vous-même, à quel moment pensez-vous qu'on peut espérer l'amorce d'une sortie de crise en France ?

Je crois qu'il y a deux choses, et ils n'ont pas tort, les Français de penser cela. Et, en même temps, le plus dur est passé dans la mesure où on a, depuis le deuxième trimestre 2008, retrouvé - même si c'est encore un filet - de la croissance. D'ailleurs, on est pratiquement le premier pays en Europe à être sorti de la récession. Je me souviens qu'ici-même, à plusieurs reprises, Jean-Michel Aphatie, me disait : "Est-ce qu'on est en récession ? Est-ce qu'on n'est pas en récession ?".

On n'est plus en récession depuis le deuxième trimestre 2008. Et les prévisions que je fais pour l'année 2010, les économistes disent qu'elles sont trop prudentes. On aura, sans doute, plus de 1% de croissance. Donc, le plus dur de la crise financière est derrière nous. En revanche, il y a deux choses qui inquiètent les français et qui mobilisent le gouvernement. La première chose, c'est que, tant qu'on n'a pas trouvé un niveau de croissance suffisant, on aura encore une augmentation du chômage, même si elle va être beaucoup moins forte que les derniers mois.

Donc, 2010 sera une année de chômage. Une augmentation du chômage.

Au moins, pendant une partie de 2010, on aura une augmentation du chômage, parce qu'on sait qu'il faut une croissance qui soit entre 1,5 et 2% pour que le chômage se réduise.

Et puis, deuxièmement, il y a cette question que j'ai évoquée il y a une minute, c'est la question de l'avenir des économies des pays européens, des vieux pays industrialisés. Et là, il faut dire que l'effort pour moraliser le système financier, pour muscler l'économie européenne, pour faire en sorte que l'Europe ne soit plus simplement une sorte de libre-espace de concurrence, mais soit une vraie équipe d'Europe avec une politique industrielle, avec une nouvelle politique de la concurrence. Et enfin, que nous-mêmes fassions les réformes nécessaires pour que notre économie soit compétitive. Ca, c'est un effort qui est encore devant nous, et c'est celui qu'avec le président de la république, nous essayons de conduire.

La consommation avait chuté en juillet et en août. Qu'en est-il de septembre ?

Je n'ai pas encore les chiffres, mais je pense que la consommation va se tenir, pendant les prochains mois. Les perspectives d'augmentation du pouvoir d'achat, sur l'année 2009,  sont de l'ordre de 2%, grâce, pour une large part, aux politiques que nous avons conduites et aux aides que nous avons mises en place. Je pense que la chute de la consommation, cet été, était surtout liée à des phénomènes conjoncturels et à la question des soldes.

A Poitiers, ce week-end, on a assisté à une explosion de violences de la part de groupes de ce que l'on appelle "l'ultra-gauche". Le gouvernement se fait complètement surprendre ?

Il est incontestable que l'ensemble des services de sécurité ont été surpris. On est en train d'essayer d'analyser les raisons de cette surprise. Peut-être est-ce lié au fait que l'on a été loin dans la réforme des services qui étaient destinés, justement, à informer...

Comme les renseignements généraux, la DST, etc.

Sur ces questions. Il y a beaucoup de débats sur les fichiers. Naturellement, il faut protéger les libertés individuelles, mais enfin, il faut aussi assurer la protection de la collectivité, et on va tirer les enseignements de ce qui s'est passé. Ce que je veux dire, c'est qu'on ne laissera, en aucun cas, ces bandes, qu'elles soient de l'ultra-gauche ou de quoi que ce soit, continuer d'agir. Il y a déjà eu, d'ailleurs, des condamnations qui ont été prononcées par les tribunaux immédiatement.

On est en train de regarder, avec le ministre de l'Intérieur, comment interdire, le cas échéant, à un certain nombre de mouvements qui ne respectent pas la démocratie, qui ne respectent pas la république. Et la loi contre les bandes, qui est en discussion au Parlement, va nous donner, dès qu'elle sera votée, de nouveaux instruments puisqu'on pourra déférer, devant la justice, des gens qui appartiennent à des bandes qui font profession de violences.

"Au bout de deux ans d'enquête, a dit le président de la République à propos du procès Clearstream, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel". L'emploi du mot "coupable", à propos de prévenus, a choqué. Cela vous a-t-il choqué ?

Monsieur Aphatie, il ne faut inverser les responsabilités. Ce qui compte, dans cette affaire, c'est que la justice soit faite. C'est que la lumière soit faite sur une affaire qui semble s'inscrire dans une longue tradition de la Vème république, et qui consistait, pour certains, à utiliser...

Vous vous échappez de la question, François Fillon !

A utiliser le pouvoir et les instruments du pouvoir...

Vous vous échappez de la question !

A des fins politiques...

C'est l'emploi du mot "coupable" par le président de la République, vous a choqué ?

Parce que je trouve que la question, Jean-Michel Aphatie, pardonnez-moi. Parce que je trouve que la question est secondaire par rapport à la question essentielle, qui est de savoir : est-ce que la justice va passer et va-t-elle passer en toute indépendance ? Et je réponds "oui" à cette question.

Auriez-vous la gentillesse de répondre à la question secondaire ?

Mais la gentillesse n'est pas une qualité des responsables politiques, monsieur Aphatie.

Vous n'avez pas envie de répondre à la question secondaire. Vous ne nous direz pas si vous avez été choqué par l'emploi du mot "coupable" par le président de la République.

Je n'ai pas été choqué. Je serais choqué que la justice ne passe pas et que l'on puisse continuer, comme par le passé, à étouffer des affaires comme celle-là.

François Fillon, Premier ministre, était l'invité de RTL, ce matin. 

par Jean-Michel AphatieJournaliste RTL
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5929012011
François Fillon sur RTL : "L'affaire Mitterrand est close, pas de polémique sur Jean Sarkozy" (vidéo)
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2009-10-13 09:10:00