Arnaud Montebourg ne veut pas que le PS renonce au nucléaire 10/01

Ce matin, le dirigeant socialiste Arnaud Montebourg était l’invité de RTL, à 7h50. Et le récit qui suit est celui du petit-déjeuner que nous avons pris avec lui, après l’interview




Au micro, Arnaud Montebourg a abordé plusieurs sujets : la critique assez vive du candidat socialiste par François Fillon, hier, lors de ses vœux, taxe Tobin, protectionnisme, campagne de François Hollande, candidature d’Eric Cantona, absentéisme parlementaire


Une fois sorti du studio, nous avons prolongé cette conversation. Arnaud Montebourg nous a dit son souci d’évoquer le moins possible les polémiques diverses pour consacrer son temps de parole aux problèmes posés à la société française.

Parmi ces problèmes, a-t-il enchaîné, il y a celui, urgent et grave selon lui, du réchauffement climatique. « Pour mes petits-enfants, a-t-il dit, cette question sera une question de vie ou de mort. » Il fait alors référence aux derniers travaux du GIEC qui évoquent des évolutions de température potentiellement dramatiques et poursuit son raisonnement en notant que ces propos-là, ceux aussi de Jean-marc Jancovici, « ne sont entendus par personne ». « Ma ligne, poursuit-il, c’est celle de Nicolas Hulot », et il ajoute ceci qui le ramène de plein pied dans le débat présidentiel :

« François Hollande a raison de parler de la transition énergétique, c’est-à-dire de la sortie du pétrole, car c’est cela le vrai débat. » Le sous-entendu est clair : s’il existe un vrai débat, c’est donc qu’il en existe un faux, et le faux c’est la sortie du nucléaire.

Autour de la table, nous nous amusons : au Creusot, lui dit-on, sur ses terres d’élection où Areva fabrique des pièces pour les centrales nucléaires, on doit être content d’entendre ce discours. Mais Arnaud Montebourg ne veut pas plaisanter : « Pas qu’au Creusot, partout en France. Les gens sont attachés au nucléaire, et ils voient aussi dans cette industrie une part de l’indépendance nationale. »

Mi-amusés, mi-sérieux, nous lui faisons alors remarquer que son discours n’est pas conforme à l’accord politique que le parti socialiste, dont il est l’un des dirigeants, a passé avec les écologistes d’Europe Ecologie-Les verts. Il en convient sans détours :

« Je n’ai pas voté cet accord, dit-il, je n’en suis pas solidaire ». Mais la fermeture des 24 centrales qu’il contient ? « Nous ne le ferons pas », assure-t-il, et il poursuit en expliquant que c’est en raison de ces désaccords qu’une candidate socialiste sera présente, dans l’une des circonscriptions législatives de Saône-et-Loire, pour faire échec à la candidate des Verts qui s’y présente en vertu de l’accord électoral passé entre le PS et les écolos. « Et ce sera pareil à Paris, insiste-t-il, où nous ferons battre Cécile Duflot. »

Nous regrettons évidemment, autour de la table, que ses propos demeurent confidentiels. Je lui demande alors si je peux les faire figurer sur le blog. Et c’est avec son accord que je les ai donc reproduits ici.    

VOUS AIMEREZ AUSSI
PLUS DE VIDÉOS
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7771228605
Arnaud Montebourg ne veut pas que le PS renonce au nucléaire 10/01
Arnaud Montebourg ne veut pas que le PS renonce au nucléaire 10/01
Ce matin, le dirigeant socialiste Arnaud Montebourg était l’invité de RTL, à 7h50. Et le récit qui suit est celui du petit-déjeuner que nous avons pris avec lui, après l’interview
http://www.rtl.fr/actu/politique/aphatie-arnaud-montebourg-ne-veut-pas-que-le-ps-renonce-au-nucleaire-10-01-7771228605
2012-01-10 09:38:00