Les accusatrices de Georges Tron fragilisées par les psychologues

C'est peut-être la première victoire de Georges Tron dans le dossier qui lui a valu sa mise en examen en juin dernier pour "viols et agressions sexuelles en réunion" après les plaintes de deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne). Les plaignantes ainsi que l'ancien secrétaire d'Etat, ont été examinés par des experts psychologues dans le cadre de l'information judiciaire ouverte au tribunal d'Evry. Georges Tron est plutôt épargné, les deux victimes très critiquées. Ça ne signifie pas qu'elles ont menti mais ça affaiblit forcément leurs déclarations. Du coup leur avocat, Gilbert Collard, demande une contre-expertise et l'annulation de ces premiers examens. L'avocat de Georges Tron, Olivier Schnerb, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Ce que disent les expertises psychologiques :

GEORGES TRON
"Monsieur Georges Tron est un homme de 54 ans qui présente une efficience intellectuelle normale. Au plan psychologique, la personnalité est normale également, sans qu'aucun élément renvoyant à la pathologie mentale puisse être retenu"
"Homme politique habitué à tenir des propos généraux, convenus et lénifiant sur lui-même et sa vie.
"Le sujet nie avoir commis les faits qui lui sont reprochés. Cet examen n'a permis de retenir aucun élément qui aurait indiqué une évolution sexuelle problématique ou qui aurait révélé l'existence d'éléments évoquant une organisation psychique perverse de la personnalité, notamment pas dans le sens de l'installation d'une perversion sexuelle ici pouvant être évoquée dans le registre du fétichisme du pied.

BRIGITTE GRUEL (ancienne collaboratrice du maire de Draveil, mise en examen)
"Personnalité normale, exempte de pathologie mentale, on ne relève pas chez elle de tendances perverses.
"Non-existence de relations sexuelles entre eux a été retenue comme plausible au plan psychologique [les plaignantes indiquent avoir été violées en sa présence et qu'à chaque fois Georges Tron et elle avaient par ailleurs des rapports; hypothèse jugée donc peu probable par les experts].

EVA (première plaignante à être examinée)
"Ce dossier est complexe et pollué par des problèmes politiques", commencent les experts peut-être en référence aux accusations de complot du Front national dénoncé par le clan Tron.
"Le sujet présente des troubles psychologiques, tels qu'une dépression qui date du moment de la séparation d'avec son mari en 2005, dépression qui a été accompagnée d'une tentative de suicide.
"Le sujet ne semble pas fabuler, mais la façon dont le sujet s'y est soumis interroge quant à un consentement implicite sans jamais dire "non" à ses agresseurs. Elle a accepté un contrat de travail tout en sachant que ces agissements allaient se poursuivre. Sa relation au maire était aussi une valorisation.
"Le sujet peut-être facilement fascinée, impressionnable par une personne qui présente un prestige, tant elle est en quête d'une identité et d'une reconnaissance de soi et d'une valorisation sociale.
Elle présente des conduites addictives importantes, dépendante de l'alcool, des drogues douces et dures, du tabac et des médicaments.
"On n'observe pas de troubles de la sexualité durant les faits et après, sauf depuis le dévoilement, ce qui est inhabituel dans le cas de viols, car ce trouble est très important.
"Il semblerait qu'elle retire des bénéfices secondaires de sa position de victime et on peut craindre une réelle survictimation en raison de la pléthore des soins psychiatriques dont elle bénéficie actuellement.

VIRGINIE (seconde plaignante)
"Sympathique, s'exprimant bien elle a volontiers participé à cet examen dont elle avait déjà les pistes données par Eva examinée le 5 octobre dans les mêmes conditions.
"Les difficultés psychologiques qu'elle évoque sont antérieurs aux faits présumés, marqués par une première tentative de suicide à 15 ans, une agoraphobie à 30 ans, des consommations de psychotropes récurrentes et surtout une alcoolisation importante.
"Le discours de la personne est marqué par une hyper expressivité et sans doute une majoration de l'expression des affects ressentis. Mais des mois de thérapies post-traumatiques lui ont appris les mots des psys et les symptômes significatifs de séquelles post-traumatiques, qu'elle ressent d'ailleurs peut-être. Mais il est difficile de différencier les difficultés consécutives à sa propre biographie de celles liées aux faits présumés.
"Intelligence supérieure à la normale.
"Pas particulièrement impressionnable ou suggestible. C'est au contraire une femme qui peut-être violente verbalement, voire agressive tant envers elle qu'envers les autres, car intolérante aux frustrations, au stress, à la séparation, à la perte d'objets au sens psychologique du terme, et à certaines contraintes.
Son silence devant les faits qu'elle dit avoir subis est en contradiction avec sa personnalité. Elle dira avoir été "tétanisée, sidérée, incapable de réagir et ne pas avoir porté plainte plus tôt car trop impressionné par la personnalité impressionnante de Georges Tron.
Sa revendication est agressive, elle demande à être vengée, veut la mort sociale de celui qu'elle accuse, veut qu'il paye.
Il n'y a aucune séquelle sexuelle ce qui semble en contradiction avec des antécédents d'agressions sexuelles ou de viols.
En revanche elle présente une réelle frustration et son narcissisme connaît des failles.
Elle a entraîné Eva dans cette plainte. Les deux femmes ont le même discours.

par La rédaction numérique de RTL
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C'est peut-être la première victoire de Georges Tron dans le dossier qui lui a valu sa mise en examen en juin dernier pour "viols et agressions sexuelles en réunion" après les plaintes de deux anciennes employées de sa mairie de Draveil (Essonne). Les plaignantes ainsi que l'ancien secrétaire d'Etat, ont été examinés par des experts psychologues dans le cadre de l'information judiciaire ouverte au tribunal d'Evry. Georges Tron est plutôt épargné, les deux victimes très critiquées. Ça ne signifie pas qu'elles ont menti mais ça affaiblit forcément leurs déclarations. Du coup leur avocat, Gilbert Collard, demande une contre-expertise et l'annulation de ces premiers examens. L'avocat de Georges Tron, Olivier Schnerb, n'a pas souhaité faire de commentaire.
http://www.rtl.fr/actu/les-accusatrices-de-georges-tron-fragilisees-par-les-psychologues-7742045796
2012-01-11 12:50:00