La police découvre une importante cache d'armes destinées au banditisme

La police a découvert mercredi près de Belfort une très importante cache d'armes sans doute destinées au banditisme et a arrêté un homme dans le cadre d'une enquête qui vaut déjà à trois suspects d'avoir été appréhendés fin septembre.

Une saisie d'armes
Crédit : AFP / Gérard Julien
Une saisie d'armes
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Les voisins ont du mal à se remettre de cette découverte Crédits : Yannick Olland | Durée : | Date :
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"Probablement destinées à alimenter le milieu du grand banditisme"

"Ces armes étaient très probablement destinées à alimenter le milieu du grand banditisme, à la fois en région parisienne mais aussi sur Marseille et en Corse", a déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet.

Pierre-Henry Brandet a salué cette "très belle opération de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (Oclco) alors même où la lutte contre le trafic d'armes est une priorité du ministère".

L'arsenal découvert à Chèvremont, à quelques kilomètres de Belfort, contenait notamment 38 fusils d'assaut, dont des M16, des Uzi et une kalachnikov, 150 armes de poing (des HK et des Glock), des grenades offensives et défensives, plus de 200 kg de cartouches et 500 grammes d'explosifs, selon des sources judiciaire et policière.

Chez sa belle-mère

Le tout était dissimulé dans trois armoires fortes au domicile de la belle-mère du suspect, âgé de 46 ans, inconnu des services de police et qui s'est présenté comme "gérant de pharmacie", selon une source policière.

Dans la planque de Chèvremont, petite commune rurale de 1.500 habitants du Territoire de Belfort, les policiers de l'Oclco ont également mis la main sur un total de 38.000 euros.

Placé en garde à vue, cet homme "pourrait être une "nourrice"", terme désignant dans le jargon policier une personne chargée de stocker des produits interdits, armes ou stupéfiants, selon une source policière qui juge que ce dossier pourrait donner lieu à de "nouveaux développements".

Dans le cadre de cette instruction conduite depuis mai par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris, trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans ce vaste trafic d'armes avaient été mis en examen fin septembre pour infraction à la législation sur les armes, notamment pour acquisition, détention et cession d'armes en bande organisée, transport d'armes et association de malfaiteurs.

Qui sont les suspects ?

Le premier suspect est un homme se présentant comme un collectionneur qui a admis avoir "remilitarisé" et vendu entre 150 et 200 armes de guerre en un an, avait expliqué à l'époque le procureur de Paris François Molins.

Le deuxième est un homme vivant dans le Val-de-Marne, condamné à une dizaine de reprises et fiché au grand banditisme. Le troisième un quadragénaire originaire de Haute-Corse, interpellé lors d'une transaction avec le collectionneur dans la banlieue de Belfort.

Le client corse est connu de la justice pour des affaires de droit commun et avait été entendu dans des affaires liées à Armata Corsa, groupe armé nationaliste corse aujourd'hui disparu. M. Molins avait alors précisé que les armes étaient "vraisemblablement destinées à alimenter le milieu du banditisme dans le sud de la France et en région parisienne."

Une vingtaine de kalachnikov, 9 fusils d'assaut M16, 4 pistolets mitrailleurs, 20 kg de TNT avaient été saisis lors des premières interpellations, de même que 33 kg de munitions et un total de 50.000 euros.

par La rédaction numérique de RTL
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