2 min de lecture Faits divers

À Grenoble, une marche silencieuse après la mort d'un homme tué par des policiers

Une centaine de personnes étaient présentes samedi afin de rendre hommage à ce père de famille décédé en octobre dernier.

Le commissariat de police dans lequel les cinq agents responsable de la mort d'un riverain à Grenoble le 28 octobre ont été amenés
Le commissariat de police dans lequel les cinq agents responsable de la mort d'un riverain à Grenoble le 28 octobre ont été amenés Crédit : JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
+AmbreDeharoJournaliste
Ambre Deharo
et AFP

À Grenoble, c'est l'incompréhension depuis plusieurs semaines. Le 26 novembre, une centaine de personnes ont marché silencieusement dans la ville. Ils souhaitaient rendre hommage à un père de famille abattu dans une commune voisine en octobre par cinq policiers à la suite d'un différend de voisinage. Le cortège, composé de proches de la victimes mais aussi d'anonymes, s'est rendu devant le commissariat de la ville afin de demander la vérité sur "ce qui s'est passé".

"Un mois a passé et nous n'avons toujours pas accès au dossier", s'est lamenté Ludovic Ferrara, 26 ans, l'un des quatre enfants du défunt. "Nous n'avons ni le compte rendu de l'autopsie, ni aucune version des faits, sauf celle parue dans la presse", a-t-il précisé. "C'est comme ça qu'on laisse la famille d'un homme qui a été tué dans son jardin comme une bête ? Ce n'est pas ça la justice", s'est-il indigné. La famille de cet homme de 51 ans compte aller jusqu'au bout de son combat pour la vérité. "Je suis toujours dans la douleur et il n'y a pas de mots pour la décrire", a ainsi déclaré l'épouse de la victime. "C'est une bavure et on ne lâchera rien".

Les policiers relâchés

Vendredi 28 octobre, Jean-Pierre Ferrara a été tué par cinq policiers devant sa maison d'un quartier pavillonnaire d'Échirolles, en périphérie de Grenoble. Appelés pour un différend de voisinage, les agents des forces de l'ordre avaient ouvert le feu après que l'homme, en état d'ivresse, les a menacés armé d'une machette et d'un pistolet d'alarme qu'il avait sorti de derrière son dos. Placés en garde à vue après les faits, les cinq policiers avaient ensuite été relâchés, quelque 24 heures après le drame. L'inspection générale de la police nationale (IGPN) avait alors été saisie, de même que la police judiciaire. 

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Depuis, la famille de Jean-Pierre Ferrera demande la nomination d'un juge d'instruction pour faire la lumière sur les conditions précises du décès. "C'est à lui qu'on répondra, pas à ceux qui cherchent à étouffer l'affaire. Mon père m'a appris qu'il faut assumer ses bêtises. Ce n'est pas le cas de tout le monde dans cette affaire", a réaffirmé samedi Ludovic Ferrara. De son côté, l'avocat de la famille, Maître Ronald Gallo, a affirmé que dorénavant la balle était dans le camp du parquet. "On ne s'est pas encore constitué partie civile", a-t-il ainsi expliqué. "Nous ne comprenons pas pourquoi le procureur n'a pas ouvert directement une information judiciaire afin de montrer les pièces du dossier", a-t-il ajouté. Avant de mettre en garde : "quand on avance masqué, les gens se posent des questions..."

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2016-11-27 04:45:00
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