Le conclave pour l'élection du nouveau pape débutera mardi 12 mars

Après plusieurs jours de préparation, le Vatican a annoncé vendredi que le conclave pour l'élection du prochain pape, qui doit succéder à Benoît XVI, débutera mardi 12 mars prochain.

Le cardinal de New York, Timothy Dolann, a parié sur un résultat rapide "d'ici jeudi soir".
Crédit : AFP / Archives
Le cardinal de New York, Timothy Dolann, a parié sur un résultat rapide "d'ici jeudi soir".

Messe à St-Pierre et élection à la chapelle Sixtine

"La huitième congrégation générale des cardinaux a décidé que le conclave pour l'élection du pape débutera le mardi 12 mars 2013. La messe 'pro eligendo Pontifice' sera célébrée dans la matinée dans la basilique Saint-Pierre et dans l'après-midi les cardinaux entreront en conclave", précise le communiqué du Vatican, où la chapelle Sixtine accueillera le conclave. Le 28 février dernier, Benoit XVI a officiellement renoncé à son pontificat, abandonnant ses fonctions pour se retirer dans la résidence d'été des papes.


Conclave

Avant de démissionner le 28 février, Benoît XVI avait émis un décret ("motu proprio") autorisant les cardinaux à "anticiper le conclave" par rapport au délai habituel de 15 jours à partir du moment où le trône de Saint Pierre est vide, "une fois constaté que tous les cardinaux électeurs sont tous présents".  Or depuis jeudi soir, c'est le cas: les 115 cardinaux électeurs (jusqu'à 80 ans) appelés à choisir le nouveau chef d'une Eglise d'un milliard de fidèles, sont tous arrivés à Rome.

Deux camps s'opposent

Malgré le suspense et les pressions de certains pour ne pas laisser trop longtemps "vacant" le fauteuil du pape, les princes de l'Eglise ont visiblement voulu se donner du temps pour réfléchir aux problèmes de l'Eglise, à la gouvernance du Vatican, objet de vives critiques, et pour choisir le successeur de Joseph Ratzinger.
 
Deux camps commenceraient à se dessiner entre partisans d'une refonte de la gouvernance sous l'égide d'un cardinal énergique, indépendant et de grande stature intellectuelle comme l'Italien Angelo Scola, et de l'autre les défenseurs d'une Eglise très centralisée dirigée par un pontife tout puissant.
 
Angelo Scola en favori ?

Selon le journal Repubblica, le cardinal archevêque de Milan Angelo Scola rassemblerait déjà "une quarantaine de voix" de cardinaux électeurs alors qu'il en faut 77 (majorité des deux tiers) pour être élu. Il serait soutenu par "de nombreux cardinaux étrangers notamment le cardinal de Vienne Christoph Schönborn et pas mal de prélats américains". C'est, selon Repubblica, "le premier choix des réformateurs" qui estiment que le "temps est venu d'un changement radical dans le gouvernement de l'Eglise".

L'autre front serait "le parti romain" formé en majorité d'Italiens. Selon Repubblica, le secrétaire d'Etat sortant Tarcisio Bertone et le doyen des cardinaux Angelo Sodano "autrefois ennemis", se seraient "alliés pour faire bloc autour (de la candidature, ndlr) du Brésilien Odilo Scherer", qui serait flanqué d'un Secrétaire d'Etat italien. Un vaticaniste du Corriere della Sera mise aussi sur ce scénario. Mais toute "rumeur sur un soutien de la Curie -- qui n'est pas au maximum de sa popularité -- peut brûler un candidat de premier plan", tempère-t-il.



(Avec AFP)

par La rédaction numérique de RTL
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