L'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran envahie (images)

Des dizaines d'étudiants ont envahi mardi l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran pour dénoncer les sanctions imposées par Londres à l'Iran. Les manifestants ont escaladé le portail de la mission, brûlé l'Union Jack et hissé à la place le drapeau iranien, rapporte l'agence de presse Mehr. Ils ont ensuite jeté des dossiers par les fenêtres et lancé des cocktails Molotov, selon l'agence Mehr et la télévision publique Irib. D'après l'agence de presse iranienne Fars, des membres des forces de sécurité iraniennes sont intervenus pour tenter de chasser les manifestants de l'ambassade. Londres se dit "scandalisé" par cette intrusion, Paris a "très fermement" condamné l'attaque. Une agence de presse iranienne citée par Reuters annonçait en début d'après-midi la prise d'otages de six membres du personnel de l'ambassade avant que l'information soit retirée de son site internet sans explication.

Parallèlement, quelque 200 étudiants bassidjis (milice islamiste) ont pénétré mardi dans l'enceinte d'une ancienne résidence diplomatique de la Grande-Bretagne au nord de Téhéran, où ils "protègent des ressortissants étrangers", a rapporté l'agence officielle Irna. 

"Nous sommes scandalisés. Ceci est parfaitement inacceptable et nous le condamnons"
, a déclaré le ministère anglais des Affaires étrangères dans un communiqué, dénonçant l'intrusion dans les locaux diplomatiques d'un nombre significatif de manifestants qui se sont livrés à "des actes de vandalisme".

La France "condamne très fermement l'irruption d'une foule de manifestants dans l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran et les dégradations intolérables qui y ont été commises", a déclaré mardi Alain Juppé, dans un communiqué.

Lundi, un projet de loi abaissant le niveau des relations diplomatiques et économiques entre l'Iran et la Grande-Bretagne a été entériné par le Parlement de Téhéran.

Cette décision entraînera le départ d'ici deux semaines de l'ambassadeur de Grande-Bretagne et son remplacement par un chargé d'affaires.

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a déclaré lundi que son pays répliquerait "avec vigueur" à une réduction des relations diplomatiques de Téhéran avec Londres. L'initiative du Parlement iranien, a-t-il dit à la Chambre des communes, est regrettable et injustifiée. Il a parlé d'un "nouveau signe de refus du dialogue" de la part de l'Iran.

La Grande-Bretagne a pris des sanctions contre la République islamique après la publication le 8 novembre d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) selon lequel l'Iran travaille à la conception d'une bombe nucléaire. Téhéran a rejeté les conclusions de l'AIEA, jugeant son rapport inspiré par des considérations politiques.

La semaine dernière, Londres a rompu tous les liens entre son secteur financier et les banques iraniennes, y compris la banque centrale iranienne.

Carte de localisation de Téhéran (Iran)

par La rédaction numérique de RTL
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