Bangladesh : des géants du textile pour un accord sur la sécurité des usines

Benetton, Zara, Marks and Spencer, H&M, le groupe C&A et maintenant Mango, plusieurs grandes marques ont annoncé leur intention de signer un accord pour améliorer la sécurité des usines textiles au Bangladesh.

La firme textile espagnole Mango est la dernière grande enseigne à avoir annoncé mardi qu'elle rejoignait l'accord lancé par les syndicats pour améliorer la sécurité des usines textiles au Bangladesh. "Mango adhère et signe l'accord" proposé par les confédérations syndicales IndustriALL et UNI, a déclaré une porte-parole de la firme espagnole.

Plusieurs grandes marques de l'habillement, dont l'italien Benetton, l'espagnol Inditex, propriétaire de Zara, le britannique Marks and Spencer ou le suédois H&M, avaient déjà annoncé leur intention de rejoindre cet accord.

Plus de 1 000 morts dans une usine de Dacca

Ces annonces font suite à l'effondrement le 24 avril d'un immeuble où travaillaient plus de 3.000 ouvriers du textile à Dacca, qui a tué 1.125 personnes, mettant sous les feux des projecteurs les conditions de travail dangereuses prévalant dans cette industrie.

IndustriALL, qui revendique 50 millions de travailleurs dans 140 pays, et UNI Global Union (20 millions de travailleurs) avaient été à l'origine dès 2012 de cet accord. Ce protocole institue entre autres un "inspecteur en chef" indépendant des entreprises et des syndicats, chargé de "concevoir et mettre en oeuvre un programme d'inspection de la sécurité incendie qui soit crédible et efficace".

Il prévoit également "un ou plusieurs experts qualifiés" devant "mener à bien un examen complet et rigoureux des normes et règlements actuels dans le bâtiment pour les entreprises de prêt-à-porter".

Se préoccuper de la main-d'oeuvre

Les promoteurs de l'accord avaient fixé au 15 mai à minuit la date-limite pour ses signataires. La liste n'est pas encore publique, mais l'UNI a confirmé mardi les signatures de l'américain PVH (qui détient des marques comme Tommy Hilfiger et Calvin Klein), de l'allemand Tchibo.sq ou encore des britanniques Tesco et Primark.

"Le compte à rebours est lancé pour des sociétés comme (l'américain) Gap et (le français) Carrefour afin qu'ils démontrent leur préoccupation à l'égard de la main-d'oeuvre qu'ils emploient au Bangladesh", a averti mardi dans un communiqué Philip Jennings, secrétaire-général de l'UNI.

Le Bangladesh : 2ème exportateur au monde de vêtements

Interrogé par l'AFP, Carrefour a indiqué en fin de journée son intention de signer l'accord, tout en rappelant que cet engagement s'ajoutera aux actions qu'il mène déjà en faveur de l'amélioration des conditions sociales des travailleurs au Bangladesh à travers sa "charte sociale fournisseur". Il a également tenu à souligner que, après enquête, "il n'a eu aucune relation commerciale avec les entreprises locales qui étaient en activité dans l'immeuble qui s'est effondré".

Le Bangladesh est, derrière la Chine, le deuxième exportateur au monde de vêtements, secteur qui représente 80% de ses exportations. L'effondrement le 24 avril d'un immeuble où travaillaient plus de 3.000 ouvriers du textile, et qui a tué 1.125 personnes, a mis sous les feux des projecteurs les conditions de travail dangereuses qui prévalent dans cette industrie.

L'Organisation internationale du travail (OIT) a indiqué de son côté mardi être prête à apporter son concours pour permettre une meilleure application de cet accord.

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par La rédaction numérique de RTL
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Commentaires Avec Bell & Ross

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