Avion de Malaysia Airlines disparu : le point sur l'enquête en cours

INFOGRAPHIE - L'enquête concernant la mystérieuse disparition du Boeing 777 est au point mort, malgré des recherches de plus en plus intenses.

Un avion de Malaysia Airlines (illustration)
Crédit : AFP
Un avion de Malaysia Airlines (illustration)

Cela fait près de dix jours que l'appareil assurant le vol MH370 entre Kuala Lumpur et Pékin a disparu. Les autorités ont étendu les recherches à l'Océan Indien, vendredi 14 mars, afin de découvrir ce qui est arrivé à l'avion à bord duquel se trouvaient 239 personnes. Les différents scénarios ne cessent de se contredire et les enquêteurs ne disposent d'aucune piste solide.

Des faux passeports et des trainées de carburant

L'appareil disparaît le samedi 8 mars. La Malaysia Airlines annonce que le contrôle aérien a perdu le contact avec l'avion à 1h30, soit une heure après son décollage de l'aéroport international de Kuala Lumpur. Le Vietnam affirme que l'avion s'est volatilisé dans son espace aérien et lance immédiatement une opération de recherches.

Dans la soirée, les autorités vietnamiennes affirment que ses avions ont repéré deux larges traînées de carburant non loin de l'endroit où l'avion a cessé de communiquer. Deux navires sont dépêchés sur place, sans résultat. Les autorités malaisiennes révèlent que deux passagers à bord de l'avion ont embarqué avec des passeports européens volés en Thaïlande.

Un changement de trajectoire inexpliqué

La Malaisie affirme enquêter sur une piste terroriste, sans exclure les autres, le 9 mars dernier. Le FBI américain met ses agents sur le coup. L'avion semble avoir fait demi-tour, ou effectué un virage vers l'Ouest, sans raison apparente, annoncent les autorités malaisiennes.

Crédit : A. Leung/J. Saeki pld/vl/dp/abm / AFP
Les recherches de l'avion de la Malaysia Airlines

Dans le même temps, un avion vietnamien repère de possibles débris de l'appareil, près de l'île de Tho Chu, un petit archipel, au large des côtes Sud-Ouest du pays. Ces objets sont finalement sans rapport. La zone de recherches est doublée, portée à environ 100 milles marins (185 km) autour du lieu où le contrôle aérien a perdu le contact avec l'avion.

La Chine, inquiète pour ses 153 ressortissants se trouvant à bord de l'avion, demande à la Malaisie d'intensifier les recherches. Les analyses d'une nappe de carburant détectée en mer près du point possible de disparition du Boeing révèlent qu'elle ne provenait pas de l'avion. Les Etats-Unis envoient un second destroyer sur zone. Les experts de Boeing rejoignent les secours.

Des zones de recherches qui ne cessent de s'agrandir

La Chine annonce le redéploiement de dix satellites à haute résolution. La zone de recherches comprend désormais une partie de la péninsule malaisienne et les eaux de son littoral occidental, dans le détroit de Malacca.

Mais cela ne suffit pas puisque le 12 mars, la Malaisie annonce l'extension des recherches en mer Andaman, à des centaines de kilomètres à l'ouest de l'endroit où le contrôle aérien malaisien a perdu le contact radar avec l'avion. Les recherches infructueuses et la communication qui apparaît parfois confuse des autorités malaisiennes alimentent les critiques contre la Malaisie.

La Chine déplore notamment un flux d'information "chaotique". Dans la soirée, la Chine annonce qu'un de ses satellites a détecté dimanche trois "larges objets flottants" en mer de Chine orientale, non loin du lieu où le contact a été perdu. Les autorités ont étendu les recherches à l'Océan Indien, vendredi 14 mars, mais les enquêteurs ne disposent d'aucune piste solide. Dimanche, la France a annoncé qu'elle envoyait en renforts trois membres du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile.

Un signal tranmis après la disparition

Les avions dépêchés par le Vietnam et la Malaisie n'ont rien trouvé dans la zone où avaient été repérés des objets flottants. Cinq jours après la disparition de l'appareil, Pékin s'engage à poursuivre les recherches "aussi longtemps qu'il y aura une lueur d'espoir".

Les recherches mobilisent 42 navires et 39 avions de douze pays, dont les États-Unis, la Chine et le Japon et la zone de recherches couvre près de 90.000 kilomètres carrés. La Maison Blanche cite "de nouvelles informations, pas nécessairement concluantes, mais nouvelles" qui orientent les recherches vers l'Océan indien.

La Marine américaine redéploie vers cette zone un navire de guerre, qui se trouvait jusqu'à présent dans le golfe de Thaïlande. Plusieurs médias américains, citant de hauts responsables aux États-Unis, affirment que le Boeing 777 a continué de transmettre un signal automatique pendant plusieurs heures après avoir disparu des radars, suggérant que l'avion a continué de voler.

Les pilotes au cœur de l'enquête

L'enquête autour du vol MH370 disparu il y a plus d'une semaine se resserrait lundi 17 mars autour des pilotes, la Malaisie ayant confirmé que les derniers mots provenant du cockpit avaient été prononcés après la fermeture délibérée d'un système clé de communication.

Le ministre malaisien des Transports Hishammuddin Hussein avait précisé la veille que les derniers mots reçus par le contrôle aérien - "Eh bien bonne nuit" - avaient été prononcés alors que le système de communication ACARS avait été délibérément coupé.

La police a perquisitionné les domiciles des deux pilotes et examinent le simulateur de vol que le commandant de bord, Zaharie Ahmad Shah, possédait chez lui. Concernant le copilote, Fariq Abdul Hamid, 27 ans, il aurait invité une jeune passagère dans le cockpit lors d'un vol reliant la Thaïlande à Kuala Lumpur en 2011, a raconté cette dernière à la télévision australienne. Il est formellement interdit d'inviter un passager dans la cabine de pilotage, depuis les attentats de septembre 2001.

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par La rédaction numérique de RTL
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